Tuesday, March 23, 2010

LETTRE OUVERTE AU MINISTRE ITALIEN DES AFFAIRES ÉTRANGÉRES - texte français

LETTRE OUVERTE AU MINISTRE ITALIEN DES AFFAIRES ÉTRANGÉRES,
M. FRANCO FRATTINI et Ministres homologues de l’Union Européenne


Monsieur le Ministre, MM. les Ministres homologues de l’Espace Schengen,

en qualité de Citoyen Italien résident à l’étranger, je me permets de porter attention sur un problème personnel que je sens d’actualité et d’intérêt collectif. Mon expérience de séjour en Tunisie, dans ce pays de l’Afrique du Nord qui a l’honneur d’être un Etat de Droit, me porte à constater la situation de lacune en matière de droits de conscience et de religion tels qu'ils se retrouvent dans la sphère du choix et de la liberté matrimoniale. Divers concitoyens, des italiens et d’autres membres de la Communauté Européenne sont poussés et je dirais contraints, et par ignorance juridique et pour la bassesse des pratiques administratives sous un fond de chantage, à se plier à la conversion officielle à l'islam pour y obtenir un mariage.

En effets ce choix personnel de fonder une famille avec une femme de nationalité tunisienne, qui a non seulement accepté librement de vivre la diversité religieuse mais aussi de se rapprocher de mes positions de foi, se heurte avec une pratique administrative qui, sans tenir compte de l'évolution juridique en matière, soit au niveau des conventions internationales qu’au niveau de la réforme constitutionnelle en Tunisie, continue obstinément et on dirait aveuglément, à demander pour l'homme étranger non musulman un certificat d'islamisation comme conditio-sine-qua-non à l'obtention de l'acte matrimonial.

Ce problème épineux ne peut pas être considéré simplement objet de la souveraineté de l’Etat tunisien du moment qu'il intéresse en particulier le droit international, le respect des conventions et accords internationaux, et sous cet aspect le cas de Tunisie devient paradoxal.

La Tunisie a adhéré à la Convention de New York du 10 décembre 1962, en reconnaissant le principe de l'égalité de l'homme et de la femme, principe qui est compromis par les pratiques de discrimination décrites ci-dessus, en limitant la liberté de la femme d'épouser un homme de religion différente. D’ailleurs, et en contradiction avec de telles pratiques, la Tunisie a reconnu, avec la réforme constitutionnelle approuvée en 2002, la "conception globale et universelle des Droits de l'homme", art.5 de la Constitution, premier alinéa, tels qu’ils procèdent de la Déclaration Universelle de 1948.

Le Président de Tunisie, M. Ben Ali a célébré le 60° anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, en disant entre autre: « Ce sont là autant de principes que nous nous sommes préoccupés d’inclure dans la Constitution tunisienne, dans le cadre d’une approche exhaustive et cohérente consacrant l’égalité entre l’homme et la femme, dans un partenariat intégral et équilibré dans tous les domaines de la vie ». (Traduction française du discours rapporté par la presse officielle, La Presse, 13 décembre 2008, p.4).

La Déclaration Universelle des Droits de l'homme demande notamment, par ses articles 16 et 18, la reconnaissance de la liberté religieuse et de la liberté matrimoniale. L'administration tunisienne ne peut pas méconnaître tels engagements de civilisation, politiques et sociaux, ni les contredire, du moment qu'ils font partie intégrante de son amendement constitutionnel, approuvé par le referendum populaire du mai 2002.

La diplomatie italienne dont Vous, M. Frattini êtes à la tête, avec l’intérêt de tous les Ministres homologues de l’Union Européenne, a aussi le devoir de rappeler à notre voisin que demander par les biais de circulaires administratives obsolètes l’islamisation de nos concitoyens afin de contracter mariage en Tunisie est une violation des droits de l'homme selon les accords et les conventions internationaux, en même temps qu’il apparaît une pratique anticonstitutionnelle à intérieur de la Tunisie.

La Cour d'Appel de Tunis, en rendant un jugement le 6 janvier 2004 (Aff. n°120), validé par la Cour de Cassation le 20 décembre 2004, (Aff. n°3843), a exprimé entre autre:

« …le législateur tunisien n’a mentionné aucune condition relative à la religion en tant qu’empêchement matrimonial, dans les articles 5 et 14 du Code du statut personnel, ou en tant qu’empêchement successoral, au sein de l’article 88.
Attendu qu’interpréter les articles 5 et 88 du Code du statut personnel comme consacrant un empêchement tiré de la disparité de culte introduit au sein des textes une condition que le législateur n’a pas mentionnée ni de façon expresse, ni de façon implicite, constitue un dépassement de la volonté du législateur et contredit les articles 532 et 540 du Code des obligations et des contrats.
Attendu que le droit tunisien se fonde sur la liberté religieuse et sur le principe d’égalité et que l’interprétation des textes ne doit pas contredire ces principes.Attendu que la garantie de la liberté religieuse au sein de l’article 5 de la Constitution n’est pas compatible avec la consécration de l’élément religieux comme empêchement matrimonial ou comme empêchement successoral. La garantie de la liberté religieuse devrait permettre à chacun d’exercer librement sa religion sans aucune crainte pour ses droits personnels et pécuniaires.
Attendu que l’intégration de l’élément religieux parmi les empêchements contenus dans les articles 5 et 88 du Code du statut personnel conduit à contredire l’article 6 de la Constitution qui garantit l’égalité entre les citoyens, ce qui a pour conséquence de créer des catégories de droits différents, d’accorder aux hommes la liberté d’épouser de non-musulmanes, sans accorder cette même liberté aux femmes… » .

Il devient donc urgent de protester la grave contradiction entre droit et administration en Tunisie en matière de liberté matrimoniale, parce que les citoyens européens et étrangers ainsi que les femmes tunisiennes dont la Constitution protège les acquis, sont lésés de leurs droits sous prétexte de deux circulaires, une du Ministère de l'Intérieur et l'autre du Ministère de la Justice tunisienne, et respectivement de 1962 et de 1973, qui se refont à une interprétation obsolète du Code de Statut Personnel en interdisant aux officiers d'état civil de rédiger des actes matrimoniaux, dans le cas de la femme musulmane, sans la conversion préalable à l'islam du mari étranger. Telles circulaires doivent après l'amendement de 2002 désormais être considérées anticonstitutionnelles, et ils ne peuvent pas en matière juridique envahir hiérarchiquement le terrain des accords et des conventions internationales qui consacrent la reconnaissance des libertés et des droits fondamentaux de l'homme.

M. Frattini, MM. Ministres homologues de l’Espace Schengen, je me sens en conséquence de ce que j’ai exposée ci-dessus dans la nécessité de solliciter par cette lettre ouverte Votre intervention pour que dans les relations bilatérales entre l'Italie et la Tunisie, entre tous les pays d’Europe et la Tunisie, comme dans les relations entre Europe et Maghreb soit objet de rappel et de discussion, au sein du Parlement Européen, le plein respect de la part du gouvernement tunisien de tels accords juridiques internationaux.

L'observance de la Convention de New York et de la Déclaration Universelle des Droits de l'homme de la part du gouvernement tunisien pourrait se confirmer sans équivoques avec le complément utile d’une nouvelle circulaire sur la liberté religieuse et matrimoniale et surtout avec l'exclusion d'une bureaucratie islamisante qui se propose un fleuve de conversions très complaisantes, tant nuisibles à l'humanité qu’à la dignité religieuse elle-même.

Wednesday, August 05, 2009

LETTERA APERTA AL SIG. MINISTRO DEGLI ESTERI, ON. FRANCO FRATTINI

LETTERA AL SIG. MINISTRO DEGLI ESTERI, ON. FRANCO FRATTINI,
e ai Sign. Ministri omologhi de l’Unione Europea


Egregio Signor Ministro, Sign. Ministri omologhi de l’U.E.

in sede di comunicazione fra Cittadino e Stato, in qualità di cittadino italiano, mi permetto di portare attenzione su un problema personale che sento attualmente d’interesse collettivo. La mia esperienza di soggiorno in Tunisia, in questo paese del Nordafrica che ha l’onore di essere uno Stato di Diritto Constituzionale, mi pone di fronte a una situazione di inabissamento dei diritti di coscienza e di religione nella sfera della libertà matrimoniale. Diversi concittadini, per casi di cui sono a conoscenza, concittadini italiani e altri membri della Comunità Europea sono spinti e direi quasi costretti, sia per effetto di ignoranza giuridica che per la bassezza delle ricattanti pratiche amministrative, a piegarsi alla conversione ufficiale all’islam per ivi conseguire matrimonio e fondare una normale famiglia.

In effetti questa scelta personale di fondare una famiglia con una donna di nazionalità tunisina, che non solo ha liberamente accettato di vivere la diversità religiosa ma anche di avvicinarsi alle mie posizioni di fede, si scontra con una pratica amministrativa che, senza tenere conto dell’evoluzione giuridica in materia, sia in ambito delle relazioni internazionali che sul piano della riforma nazionale in Tunisia, continua ostinatamente, si direbbe ciecamente, a richiedere certificati di islamizzazione comme conditio-sine-qua-non al conseguimento dell’atto matrimoniale da parte dell’uomo straniero non musulmano.

La spinosa questione, che non puo’ considerarsi oggetto di discussione della sovranità di stato dal momento che interessa il diritto privato internazionale, il rispetto di convenzioni e accordi internazionali, nel caso della Tunisia diventa poi paradossale.

La Tunisia ha aderito alla Convenzione di New York del 10 dicembre 1962, riconoscendo il principio dell’uguaglianza dell’uomo e della donna, che viene compromesso da tali pratiche di discriminazione religiosa, limitando la libertà della donna di sposare liberamente un uomo di religione differente. Sotto questo aspetto, la Tunisia ha riconosciuto, con la riforma costituzionale approvata nel 2002, la “concezione globale e universale dei diritti dell’uomo”, art.5 della costituzione, primo paragrafo, tali quali emanano dalla Dichiarazione Universale del 1948, che il presidente Ben Ali ha celebrato, nel suo 60° anniversario, dicendo fra l’altro:

“sono questi principi che noi ci siamo preoccupati d’includere nella Costituzione tunisina, nel quadro di un approccio esauriente e coerente che consacri l’uguaglianza fra l’uomo e la donna, in un partenariato integrale ed equilibrato in tutti i campi della vita” (come riportato in francese dalla stampa ufficiale, La Presse, 13 dicembre 2008, p.4).

La Dichiarazione Universale dei Diritti dell’Uomo richiede notamente, attraverso gli articoli 16 e 18, il riconoscimento della libertà religiosa e della libertà matrimoniale. L’amministrazione tunisina non puo’ misconoscere tali impegni di civiltà, politici e sociali , né tantomeno contraddirli, dal momento che sono parte integrante del suo emendamento costituzionale, approvato con suffragio universale nel 2002. La diplomazia italiana, di cui Lei, On. Frattini, è a capo, nel mutuo interesse dei Sign. Ministri omologhi dello spazio Schengen, ha anche il compito di ricordare al nostro vicino che richiedere per mezzo di pratiche e circolari amministrative obsolete l’islamizzazione di nostri concittadini al fine di contrarre matrimonio in Tunisia è una violazione dei diritti dell’uomo come appare al tempo stesso essere una prassi anticostituzionale all’interno della giurisdizione tunisina.

La Corte d’Appello di Tunisi, rendendo un giudizio il 6 gennaio 2004 (affare n°120), convalidato dalla Corte di Cassazione il 20 dicembre 2004 (affare n° 3843), si è espressa contemplando fra l’altro quanto segue:

“ ...il legislatore tunisino non ha menzionato alcuna condizione relativa alla religione quale impedimento matrimoniale, negli articoli 5 e 14 del Codice di Statuto Personale, o quale impedimento successorale, in seno all’articolo 88”.

E ancora :
“Atteso che la garanzia della libertà religiosa in seno all’articolo 5 della Costituzione non è compatibile con la consacrazione dell’elemento religioso come impedimento matrimoniale o come impedimento successorale. La garanzia della libertà religiosa dovrebbe permettere a ciascuno d’esercitare liberamente la sua propria religione senza alcun timore per i propri diritti personali e pecuniari.
Atteso che l’integrazione dell’elemento religioso fra gli impedimenti contenuti negli articoli 5 e 88 del Codice di Statuto personale conduce a contraddire l’articolo 6 della Costituzione che garantisce l’uguaglianza fra i cittadini, cio’ che ha per conseguenza di creare delle categorie aventi diritti differenti, di accordare agli uomini la libertà di sposare delle non-musulmane, senza accordare questa stessa libertà alle donne, di attribuire a certi un’idoneità alla successione a ragione dell’identità religiosa..”

Mi permetto di protestare questa dicotomia e la grave contraddizione fra giurisprudenza e amministrazione in materia di libertà religiosa, perché molti italiani e cittadini europei vengono defraudati del diritto alla libertà matrimoniale, unitamente alla donne tunisine, di cui la Costituzione protegge i diritti, a causa della natura invalidante di due circolari, una emanante dal Ministero degli Interni e l’altra dal Ministero della Giustizia tunisini, e rispettivamente del 1962 e del 1973, che si rifanno a un’interpretazione obsoleta del Codice di Statuto Personale e vietano agli ufficiali di stato civile di redigere atti matrimoniali misti, nel caso della donna musulmana, senza la previa conversione all’islam del futuro marito. Tali circolari possono oramai considerarsi anticostituzionali, dopo l’emendamento del 2002, e non possono in materia giuridica gerarchicamente invadere il terreno degli accordi e delle convenzioni internazionali che consacrano la piena riconoscenza delle libertà e dei diritti fondamentali dell’uomo.

On. Frattini, Sign. Ministri dell’U.E., mi sento in conseguenza di quanto brevemente esposto nella necessità di sollicitare il Vostro intervento affinché nelle relazioni bilaterali fra Italia e Tunisia come nelle relazioni fra Europa e Maghreb sia oggetto di richiamo e di discussione, in seno al Parlamento Europeo, il pieno rispetto di tali accordi e norme giuridiche internazionali. L’ottemperanza alla Convenzione di New York e alla Dichiarazione Universale dei Diritti dell’Uomo da parte del governo tunisino potrebbe inequivocabilmente avverarsi con l’utile complemento di nuove circolari sulla libertà religiosa e matrimoniale e soprattutto con l’esclusione di una burocrazia islamizzante che si propone un fiume di conversioni tanto compiacenti quanto dannose all’umanità e alla stessa dignità religiosa.

Sunday, March 18, 2007

Le « dialogue islamo-chrétien »



Le « dialogue islamo-chrétien » :
débat sur le non sens, ou non sens du débat ?


(Une franche réponse aux thèses du Professeur Moussadaq Jlidi)


L’article du prof. Mussadaq Jlidi « Les fils d’Abraham et l’héritage du livre sacré », publié en ligne a été retiré du site du Groupe de Recherches Islamo Chrétien de Tunis ; on est donc exonéré à (lui) poser à nouveau la question que le titre même de l’article pose au préalable. « Des débuts différents à la fin égale ? ». A part la légitime curiosité de connaître les raisons de ce retrait, après le débat que j’avais essayé d’y entamer, il faut préciser que notre intérêt de l’examiner s’était généré du fait que ce papier fut présenté à la table ronde tenue à la Faculté de Théologie de Milan le 16 novembre, 2005 autour du sujet : « Les fils d’Abraham en confrontation sur le Livre : Idée et fonction des Écritures sacrées dans le Judaïsme, le Christianisme et l’Islam ». Un thème fort passionnant pour le grand public en Occident, tout particulièrement après l’événement du 11 septembre 2001 et la série d’attentats, de violence et de confrontation militaire et idéologique qui s’est produite en suite entre les blocs de l’Occident et du monde islamique, au moins selon l’avis de Hungtinton. Il devient donc impossible de se reporter à l’article, que je n’ai pas l’intention de republier par respect des sentiments de M. Jlidi, et qui était organisé par une étroite vision idéologique de l’histoire du développement humain et scientifique, avec un fort pendant d’apologie islamique. Ce que nous pouvons finalement retenir donc, serait le fait que pour l’auteur le droit de participation à l’espace débat du site soit tributaire pour le non-musulman d’une 'jizya', d’une taxe intellectuelle pour toute différence d’opinion et de correction historico-culturelle de ce qui me semble, à bon droit, une distorsion des faits relatés comme scientifiquement ou philosophiquement contribuant à la louange programmatique des vertus cachés du Coran. Est-il utile de lui contrebattre que le débat a un sens, grâce à la différence d’opinion ? Car si les Chrétiens, les Juifs et tout religieux non-musulman ou encore un non religieux devraient partager et s’identifier avec la vision islamique de l’expérience religieuse, alors nous ne devons plus appeler cela un débat, mais une islamisation du public. Autrement dit, toute intervention dans l’espace du site doit faire preuve de la totale assimilation de cette louange, peine, a contrario, la censure. Et puisque le maître du site, avait jugé de m’accommoder le droit de réponse à l’accusation facile de haine et d’obscurantisme, selon la victimologie islamique à la mode, voila que le Prof. Jlidi trouve bon de (faire) retirer l’article. Evidemment, je demande pardon, que l’exposé du prof. Jlidi ne puisse pas être considéré que des sottises, ni moins majuscules, mais méritent une considération sérieuse et un détail plus généreux qu’une petite fenêtre de réponse sur le web. Je souligne que j’ai trouvé des excellents articles dans le site du Groupe des Recherches Islamo Chrétien et je ne cache pas que j’en avais trouvé un, par contre, assez médiocre, la sincérité restant à l’affiche des mes approches de recherche. Tout comme la passion d’étudier les coutumes, la culture, le comportement religieux des différents peuples du monde, dont le peuple arabe, qui ne font pas objet de mépris mais d’une relation missionnaire d’amour évangélique de ma part.

Pour que le contenu du débat ne soit pas dispersé, je réorganise ici mes points de vue, en répondant à des citations de l’article disparu de M. Jlidi. C’est lui qui en donne disposition, en disant : « … nous postulons que la révélation est un facteur de progrès. Mais puisque que nous sommes, en tant que musulmans, une nation qui est fière d’en avoir une, alors la question sera pour nous si la révélation a rempli sa fonction dans l’histoire, au niveau du progrès de l’espèce humaine et de l’autonomie de sa conscience, ou sommes-nous ici face à une contradiction aigue entre la révélation comme donnée idéale, mais réelle aussi, d’une part, et notre sous-développement d’autre part ? »
Cette question en suspens ne trouvait pas de réponse dans tout l’exposé, qui se tâchait par contre d’illustrer le chemin de la civilisation technicienne occidentale grâce, selon la vision de l’auteur, aux secrets contenu dans le Coran et oubliés dans la suite des siècles par les musulmans. Cette vision soutenue par un approche de type philosophique qui aurait attisé les flèches critique d’un penseur illuminé et inclassable comme Jacques Ellul, trouve beaucoup de contredits dans ma réponse. L’auteur semble ignorer l’apport du savoir cumulé sous le Ghassanides et Montanides, des royaumes indépendants au nord de la péninsule arabique sous influence chrétienne, où bien avant l’islam on avait élaboré les mathématiques et autres résultats de la recherche scientifique en sens expérimental. Le développement de la culture sous l’islam, n’est pas un fait immédiatement lié à sa parution historique. L’expansion de l’islam ne fut œuvre ni de mystiques, ni de prêcheurs et tant moins des savants venu du sein de la première communauté. Elle fut plutôt l’œuvre impitoyable de l’épée, surtout avec Abou Baker et Omar. Les savants, qui se trouvaient dans les territoires conquis, y échappèrent grâce aussi « au service rendu » et à leur arabisation. Les chercheurs et les historiens ont toujours indiqué comme base de départ (le mythique « age d’or »), le Califat Abbaside qui avait sa capital à Bagdad : c’est la période où la rencontre avec le grand développement culturel qui déjà existait dans cette région, et encore la civilisation persane, et ensuite indienne, réalisa des fruits remarquables. Mais ce qui est vicieusement apologétique est prétendre que tout cela soit un mérite direct de l’islam, alors que cela est un élément circonstanciel, pas la première cause. Par exemple le philosophe et savant Al-Farabi, d’origine persane, n’inscrivait pas ses idées philosophiques dans l’optique religieuse, au point qu’elles y contrastent. Al-Qwarizmi, mathématicien et astronome, qui a lié à jamais son nom à l’utilisation de l’algorithme est plus proche à la culture persano-babylonienne qu’à celle arabo-musulmane. Inventeur original des nouveaux procédés mathématiques et géométriques, il fut un lien entre les mathématiciens Hindous et le monde Occidental. Il en va de même d’Averroès en Espagne, qui fut admiré et traduit par les savants Juifs et Chrétiens, en apportant le modèle aristotélique d’un savoir universaliste, mais qui pour cela fut banni intellectuellement par les autorités musulmanes de son vivant. Plusieurs de ses livres de logique et métaphysique furent donnés aux flammes. Cela est sans doute le résultat du dogmatisme coranique qui régissait le pouvoir à son époque, sans que ces aspects d’intolérance aient disparu encore aujourd’hui dans des vastes régions du monde musulman. Tout au long de l’histoire de la civilisation islamique, on trouve l’aspiration à la libre recherche et les nombreux « procès à Galilée », qui semblent ne se limiter pas à une époque révolue. Ce n’est pas mon but de ternir la valeur intellectuelle des Arabes, de mettre en doute les apports des grandes personnalités émergeantes dans ce contexte de civilisation, mais de montrer les limites d’une exaltation dangereuse qui se prête au besoin idéologique du moment. Le fait plus indispensable à saisir est que la question initiale, posée par le Prof. Jlidi, retourne ponctuellement et s’amplifie par des questions ultérieures, introduites par moi personnellement. Pourquoi la découverte de ces présumés principes secrets de la science coranique, à partir de Ibn Khaldoun n’a pas bénéficié directement les sujets musulmans, mais elle devrait sa mesure de vérité dans la science développée dans le monde occidental, qui jusqu’au présent est considéré terre d’ « infidèles » ? Pourquoi la lecture et relectures du Coran de la part de musulmans ne fait pas prendre l’envol à la civilisation islamique, qui ne s’épanouirait pas sans l’apport technologique et scientifique de l’Occident ? Enfin pourquoi au contraire cette lecture coranique provoque tant de violence et de fondamentalisme, plutôt que d’intellectualisme et de pacification ?

Je cite utilement une remarque du collègue du prof. Jlidi, le Dr. Ennaïfer, co-fondateur du Groupe de Recherche Islamo Chrétienne : « Ce sont des ‘vérités’ que l’on peut cultiver dans l’environnement culturel, et accorder avec les sens du texte coranique. Ce point de vue ne prends pas en considération le fait que, pour combler le gouffre profond qui sépare le monde islamique des exigences scientifiques de son époque, il faut théoriquement procéder à une analyse méthodologique prenant en compte les facteurs qui empêchent le système culturel arabo-islamique de fonder une vision qui permette de renouveler la méthodologie dans le rapport au texte coranique (…) » (Dr. H’mida Ennaïfer, “Les Commentaires Coraniques Contemporains”, P.I.S.A.I., Rome 1998, p.56)

C’est en connaissance de cela, que dans ma première réponse je m’inquiétais du fait toujours plus fréquent de la part des prêcheurs islamiques de vouloir montrer la ‘bonté’ du Coran par l’illustration académique des prétendus ‘erreurs’ de la Bible, surtout que le Coran serait prouvé divin par sa fonction de manuel scientifique hermétique et insondable. Cela a causé la soudaine ‘conversion’ de plusieurs chercheurs occidentaux, sauf à voir l’intérêt économique de la publicité leur apportée par ce curieux événement. Comme j’avais écrit, c’est exactement cela en substance la dysenterie de fanfaronnades pleines de macro-erreurs de lecture biblique (et d’ignorance coranique) de Maurice Bucaille, ce médecin dentiste bien payé par les Al-Saouds pour « ses extractions livresques » (sans esprit critique) mises en publication dans La Bible, le Coran et la science. Texte bien présent dans les rayons de librairies de la Capital tunisienne. Et puisque chacun de nous que soit armé de bonne volonté peut faire confrontation avec ce que le Dr. William Campbell a écrit en réponse et correction dans « Le Coran et la Bible à la lumière de l’histoire et de la science », je m’épargne de faire les exemples plus clarifiants à propos. Malgré ce texte soit toujours absent des rayons de librairies de la Capital tunisienne.

Venons maintenant à la philosophie, c’est-à-dire à l’extrapolation hors contexte et purement utilitariste de la pensée de Lessing, opérée par le prof. Jlidi. Retenons le passage ici de son exposé : « Nous venons de voir, dit-il- avec Lessing que l’humanité est passée par une première étape qu’on peut qualifier de pré-réflexive ou intuitive, et que le Livre sacré correspondant à cette étape était la Tora (Livres de Moïse) et qu’après, elle a atteint un deuxième stade marqué surtout par l’éveil des émotions nobles : la piété, la charité, l’amour du voisin ...etc. Et ce, grâce à la mission accomplie par le Christ. Cette étape peut-être qualifiée de quasi-réflexive ou pré-opérationnelle. Convient-il alors, après avoir fini avec ces deux religions, de passer à travers et d’ignorer ou de négliger une parmi les trois grandes religions missionnaires, qui est l’Islam avec son Livre sacré le Coran ?! »

Le prof. Jlidi ose faire la leçon à Lessing, en lui reprochant de n’avoir pas indiqué le Coran comme troisième étape de l’évolution humaine ? Je me permettais alors de lui répondre que cela montrerait que il n’a pas bien compris Lessing et combien cet auteur était influencé par la mouvance intellectuelle allemande de son époque. Si la pensée de Kant et encore plus fortement celle de Gottfried Herder ont influencé cette oeuvre du Lessing, on peut en trouver ses limites dans le modèle adopté. En effet le concept de Volkgeist inspiré par Herder dans une tentative de lecture originale de la Bible (à commencer de la Genèse, comme histoire commune de l’humanité et signe marqueur de la volonté divine sur les peuples) a contribué à forger des mythes nationalistes germaniques qui se sont révélés en suite désastreux.

La pensée philosophique ne peut révéler le Bien absolu, à moins de ne la pas hisser au rang de prophétie et cela est très hasardé pour un croyant. Carl Gaspar Lavater admirait Moses Mendelssohn et il était convaincu de la parfaite intégration nationale et sociale du peuple juif, mais cela ne l’a pas empêché d’écrire son sage « Fragments de physionomie général » (1775-1778), en leur attribuant des caractéristiques physiques arbitraires qui ont contribué à la naissance du racisme moderne... et d’ailleurs au XVIII siècle il ne pouvait pas imaginer quelque chose de l’affaire Dreyfus, qui devait marquer un virage historique... (cfr. Riccardo Calimani, “Ebrei e pregiudizio : introduzione alla dinamica dell’odio” – Juifs et préjugé: introduction à la dynamique de la haine-Mondadori, septembre 2000, p.103-105).


Donc, pour répondre à la question, s’il convient de négliger ou ignorer l’islam dans ce contexte d’évolution de l’esprit humain en Occident, je dirais que bien sûr il ne convient pas l’ignorer, quant plutôt l’exclure, puisque le processus de recherche rationnelle ouvert au XVIII siècle n’est pas jailli des pages du Coran, mais d’un reconsidération philosophique de la liberté religieuse suite aux guerres internes de religion en Europe, déchirée entre catholiques et protestants, et par l’apport à ce point du judaïsme, qui avait développé isolement le libre débat exégétique avec le Talmud, et préparé avec Baruch Spinoza un nouvel instrument juridique du droit naturel. Or, par rapport aux guerres religieuses internes à l’islam, qui se produisirent déjà à trente ans écoulés de l’hijra avec la Grande Discorde, aucun mouvement philosophique de recomposition sociale assimilable à l’Illuminisme, s’y est jamais produit qui ait eu par conséquence la promotion de la tolérance laïque. Le cas isolé de la Turquie, acceptant finalement sous l’influence occidentale un statut de type laïque avec Mustapha Kemal, toujours blâmé par les islamistes, c’est produit avec grand souffrance et souvent avec des massacres des assujettis non musulmans de l’ancien empire Ottoman. Ce n’est pas gratuitement que l’historien Bat Ye’or ait parlé de « dhimmitude », pour y avoir consacré une profonde recherche et avoir dévoilé les éléments démagogiques de l’oubli historique qui menace cette réalité par pure convention politique. Il faut encore noter, que celles qui aujourd’hui sont appelés « minorités » non musulmanes, autrefois étaient des vastes majorités, décimées par une lente et parfois inexorable persécution, dont on a les reflets encore aujourd’hui avec la diaspora arménienne, pour faire qu’un seul exemple.

Le prof. Jlidi n’avait aucun droit de m’accuser de haine ou encore de moquerie à l’encontre de l’islam si je me rappelle des faits historiques, sous peine de ne passer lui-même comme quelqu’un qui prend en haine ou en moquerie la culture en soi.

Ce n’est pas catholique, ni trop musulman encore que le prof. Jlidi n’ait pas hésité à appliquer un raisonnement comparatif du procès historique de la conscience critique sur le charisme prophétique de Moïse, qui dépasse le commun de son temps. Il lui applique de la naïveté de questionnement (à propos du désir de voir Dieu qui lui est attribué dans le Coran), mais il se garde bien par contre de le faire avec Mahomet. Le désir de voir Dieu, qui n’est pas seulement dit dans le Coran, mais avant celui, dans la Thora (Exode 33 :20), est un désir commun à tout humain, et il est satisfait partiellement dans la Bible, avec le passage de la Nuée, signe mystérieux où Dieu se manifeste. Pour le Chrétien, signe de l’Esprit. « Le Seigneur descendit dans la Nuée, se tint là avec lui et Moïse proclama le Nom du ‘Seigneur’. Le Seigneur passa devant lui et proclama : ‘Le Seigneur’, le SEIGNEUR (YHWH) Dieu Miséricordieux et Bienveillant, lent à la colère, qui reste FIDELE à des milliers de générations, qui supporte la faute, la révolte et le péché, mais sans rien laisser passer, qui poursuit la fautes des pères chez les fils et les petits-fils sur trois et quatre générations » (Exode 34 :5). Moïse se prosterne et c’est ainsi le début de l’Alliance, scellée par l’écriture du Décalogue. Mais avant cela, il y avait la vision du Buisson en flammes dans Exode 3 :2. « L’Ange du Seigneur lui apparut dans une flamme de feu, du milieu du buisson. Il regarda : le buisson était en feu et le buisson n’était pas dévoré. Moïse dit : ‘Je vais faire un détour pour voir cette grande vision : pourquoi le buisson ne brûle-t-il pas’ ». Le commentaire biblique nous explique que l’expression « Ange du Seigneur » dans l’Ancien Testament « indique d’une manière directe une intervention de Dieu Lui-même. » Du moment que le mot « ange », dans l’étymologie grecque aussi que dans le correspondant hébraïque, signifie « envoyé » ou « messager » de Dieu par excellence, les Chrétiens éclairés tout comme les Juifs Messianiques, comprennent que cette apparition est une manifestation du Messie, c’est-à-dire la Parole de Dieu -Yashoua’. L’Evangile de Jean nous dit que la Parole est Dieu (Jean 1 :1). Moïse entend la voix qui l’appelle. La voix est une manifestation : « Il dit : ‘Je suis le Dieu de ton père, Dieu d’Abraham, Dieu d’Isaac, Dieu de Jacob’ Moïse se voila la face, car il craignait de regarder Dieu » (Exode 3 :6). Le prof. Jlidi ne tint pas compte de cela, c’est-à-dire que Moïse agit d’abord avec crainte et respect devant Dieu. Et c’est Dieu qui le confirme par le respect donné, dans la confiance qui vient de Son Amour, manifesté maintenant au peuple d’Israël. « Je suis descendu pour le délivrer de la main des Egyptiens et le faire monter de ce pays vers un bon et vaste pays.. Etc. ». Voila donc que par la vision du Buisson en flamme, Dieu se manifeste au tant que Dieu de Délivrance. Cela est une symbolicité qui s’échappe au prof. Jlidi ? Pour le Chrétien et le Juif Messianique il y a un trait d’union avec l’accomplissement de la venue du Messie, qui porte la flamme de l’Esprit dans sa nature (aussi) humaine. Dans le Messianisme judéo-chrétien, la Lumière-symbole de la Menorah, le candélabre qui est une représentation de la flamme de l’Esprit comme dans le miracle du Buisson, coïncide avec le Nom de Yashoua’ (Jésus), « Dieu de Délivrance ». Comme a fait remarquer Paul Ghenassia (dans le site de l’Assemblée Messianique Beth Yashua, une communauté évangélique de culture hébraïque), le Nom de Ieshoua' possède 7 "épis", ou 7 lumières (signes diacritiques) qui coïncident avec les 7 lumières de la Menorah. On ne peut pas le montrer par l’écriture en caractères latins. Mais pour celui qui lit l’hébreu, c’est l'évidence même pour le regard. Pour nous, l’accomplissement est fait : dans Mathieu 5 :17.

- Jésus dit : Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la Tora ou les livres des prophètes; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir

Il ne faut pas donc équivoquer à l’infini, par l’insistance fanatique de certains musulmans, entre descente de l’Esprit de la Pentecôte et l’apparition historique de Mahomet. Lorsque le prof. Jlidi parle de « l’Achèvement du Cycle Prophétique, accompli par l’avènement de l’Islam, avec son Livre éclairant ... » et il se permet de traduire d’une façon assez trop originale le verset 40, sourate 33, avec les mots de « Messie de Dieu » référés à Mahomet...( !) Personnellement je trouve que cette traduction du mot « rasul-l-Allah » est bien censurable dans un espace de dialogue ‘islamo-chrétien’. Cette traduction est idéologique et tends à effacer une vérité profonde de notre foi chrétienne.


Le problème principal par rapport à la position de lecture évangélique de l’histoire de l’humanité à mon avis est que l’auteur pense et indique comme « paradigme de l’achèvement du cycle prophétique », dans ces mots, « celui de la sagesse humaine instaurée par l’homme lui-même », une idée qui est représentée dans un article successif (« Des conditions philosophiques d’un dialogue authentique », publié en ligne le 11 décembre 2006). Or cette idée philosophique est dangereuse si acceptée par le croyant parce qu’elle est contraire à tout le sens de l’Evangile (Lettre aux Galates 1:11-12) : la sagesse de l’homme est aveugle, elle provoque de retombés dans l’égotisme et dans l’immoralité qui se situent dans notre décadence spirituelle suite à l’effet du péché primordial de la rébellion de Adam (Lettre aux Romains : 1 :28-32). L’homme ne pourra jamais trouver la ‘vrai sagesse’ sans l’intervention supérieure de Dieu dans la vie individuelle de chacun de nous, par le moyen de l’Esprit Saint qui est gratuitement (« par Grâce ») accessible dans la foi en Jésus Christ ! (Lettre I aux Corinthiens 2 :10-16) L’idée d’un progrès humain, lié au « commencement à une échelle universelle, de l’âge de l’autonomie de la raison » est complètement dérapant, car elle envisage avec un optimisme spirituellement suicidaire une raison cognitive de type philosophique capable de condenser les apports de la Révélation biblique. Je vois comment M. Jlidi est attaché à la vision technicienne du monde, comment il croit (et cela est probablement une constante de l’envie de maîtrise technologique que le monde arabo-musulman jalouse du monde occidental par rapport à un complexe de sous-développement) au progrès en termes de civilisation technicienne, la même qu’un grand philosophe, théologien et théoricien Jacques Ellul a justement combattue. Comme a été justement mis en évidence par le journaliste de L'Express Christian Makarian, dans un article intitulé « Enquête sur le fanatisme » : « La plupart des régimes arabes, englués dans des schémas marxistes révolus, ont privilégié les techniques et réprimé les sciences humaines. Or Bernard Lewis comme Gilles Kepel ont déjà judicieusement noté combien les milieux intégristes fourmillaient de techniciens et d'ingénieurs. Les auteurs des attentats de New York et de Washington étaient des techniciens... » On touche ici à un thème central de la pensée de Ellul, dans la présentation de Patrick Troude-Chastenet (Professeur de science politique à l'Université de Poitiers) que « la technique, c'est à dire la recherche du moyen absolument le plus efficace dans tous les domaines, constitue la clé de notre modernité. En substance, l'homme croit se servir de la Technique et c'est lui qui la sert.(…) Nous vivons non pas dans une société post-industrielle mais dans une société technicienne. La « société technicienne» - celle dans laquelle un système technicien est installé- tend de plus en plus à se confondre avec le «système technicien »: produit de la conjonction du phénomène technique (caractérisé par l'autonomie, l'unicité ou l'insécabilité, l'universalité et la totalisation) et du progrès technique (défini par l'auto-accroissement, l'automatisme, la progression causale et l'ambivalence). Mais il faut préciser que la première n'est pas réductible au second, et qu'il existe des tensions entre les deux. Le système technicien est à la société technicienne ce que le « cancer » est à l'organisme humain. » (Extraits de l’article « Ellul l’inclassable »). Car, au contraire du modèle assumé par M. Jlidi, cet âge de l’autonomie de la raison a produit les monstruosités de deux guerres mondiales, les totalitarismes et l’athéisme destructif du sens de l’existence, la recherche au niveau de géopolitique d’armes nucléaires qui menacent l’humanité entière, l’industrialisation massive et l’aliénation de consomme, le cynisme individualiste, l’explosion des toxicodépendances et de la prostitution, la marginalisation et la pauvreté à des niveaux jamais vus auparavant. En autres termes, selon le sens avéré de l’Evangile, cet âge de la raison coïncide avec la Fin des temps indiqué par les prophéties bibliques, et elle n’est nullement à confondre avec un facteur de progrès de la conscience humaine !


Le Prof. Jlidi ne devrait pas être fier de ce que pour lui est l’apport de l’islam dans le développement de cette ‘raison cognitive’, qui se développe par l’esprit de lecture du Coran, malgré toute la publicité donné à cet aperçu par des penseurs occidentaux, qui n’ont pas voulu considérer la prééminence du message existentiel de l’amour comme condition essentielle du dialogue de Dieu avec l’Homme.

Voyons mieux, par exemple, comment le "cycle prophétique terminé par Mahomet" c’est illustré en Inde, un pays isolé dans le culte naturiste et polythéiste, loin des manœuvres du pouvoir en Europe ou en Occident. Pour parler du sub-continent indien en termes d’apport culturel, il y aurait plein d’informations orthodoxes à opposer à la célébration rhétorique de la « sagesse islamique » et l’évolution des sciences en Occident. Avant l’invasion islamique, l’Inde était une des plus grandes civilisations du monde. L’Hindoustan au X siècle florissait culturellement dans les domaines de la philosophie, des mathématiques et des sciences naturelles. Ce sont les mathématiciens Indiens qui ont découvert la chiffre zéro, pour ne pas mentionner l’algèbre, qui transmise en suite aux Arabes en a pris le nom comme méthode mathématique de même qu’eux en ont reçu la gloire en Occident. Avant l’invasion musulmane qui commença au VIII siècle, l’art sculptural en Inde était vigoureuse et sensuellement étonnante, tout d’ensemble avec l’architecture richement ornée et quasiment féerique. Toutes ces réalisations étaient spécifiquement indigènes et non le résultat d’un apport islamique sur une civilisation préexistante. Comme les historiens ont rapporté, à partir de l’année 712, les razzias islamiques, sous la commande de Muhammad Qasim, détruisirent les temples, écrasèrent les statues, saccagèrent les palais, tuèrent un grand nombre de personnes par là où leur avancée progressait, au point qu’il fallu trois jours entiers pour massacrer les habitants de la ville de Derbal, d’où les enfants et les femmes furent pris en esclavage et en partie dans les harems. (Voir l’article du Dr. Serge Trefkevic, « Islam’s Other Victim : India », Front Page Magazine, 18 novembre 2002- dont je reprends en français des passages). Ce ne furent que les exordes d’une catastrophe humanitaire d’immense proportion, car après que les premières hordes sauvages eurent pris possession des ces terres, l’ « achèvement du cycle prophétique » dont nous parle le prof. Jlidi, ne laissa pas le temps à Muhammad Qasim de mieux discipliner sa glorieuse armée– qui à différence des bandes rebelles des Croisés en Terre Sainte- n’avaient pas oublié leurs principes ‘religieux’. En effet, le gouverneur de la province de l’Iraq, Hajjaj ne manqua de leur rappeler le devoir, en recommandant de ne pas montrer de pitié. « Allah le tout grand dit (surate 47 :4) : ‘Quand vous rencontrer ceux qui ont mécru, frappez-en les cous..’ … pour cela ne donne aucun pardon aux ennemis et n’épargnes aucun d’entre eux, autrement ils te considèreront un homme faible » -c’est ainsi qu’Hajjaj instruit le commandant Qasim. L’obéissance impitoyable de Qasim et des ses hommes fut montrée avec leur prise de la ville de Brahminabad, avec le massacre d’un nombre entre 6000 et 16000 hindous. Au début du XI siècle une nouvelle vague de violence se déclencha en Inde par l’arrivée de Mahmoud al-Ghazni, archivée dans les annales de l’histoire islamique par le savant Albérouni, que Mahmoud avait ramené en Inde. « Il passa à travers l’Inde comme une furie, détruisant, saccageant et massacrant. (…) Mahmoud, ainsi rapporte Albérouni- presque ruina la prospérité du pays, et accompli des merveilleux exploits belliqueux, par lesquels les Hindous devinrent tels des atomes de poussière jetés en toutes directions et tel un conte dans la bouche du peuple. Les restes éparpillés cultivent naturellement l’aversion la plus invétérée à l’encontre des musulmans ». De cela au moins nous donnons à Albérouni plein crédit. N’oublions pas la « contribution au savoir » que Muhammad Khilji a fait au nom de l’islam en massacrant la pacifique communauté bouddhiste de l’Inde en 1193 et en brûlant leur célèbre bibliothèque, suite à la destruction de leur centre communautaire de Bihâr en provoquant ainsi leur dispersion au Népal et au Tibet. On peut observer que le Calife Omar avait déjà donné l’exemple en faisant brûler la bibliothèque d’Alexandrie, la plus ancienne et célèbre du monde helléniste. Les sources historiographiques en illustrent la philosophie : « Tout ce qui est là, si est bon, est déjà dans le Coran ; si non, ne peut pas être quelque chose de bon ». Donc, le feu, comme pour les Bouddhistes de l’Inde. La partie rechapée à cette dévastation vers le Turkestan en ouest, trouvera persécution systématique et crises démographiques dues aux destructions par les conquérants musulmans, jusqu’à la dernière contribution de la « science islamique » des Talibans à l’humanité, c’est-à-dire la destruction complète des quatre statues géantes de Bouddha en Afghanistan en mars 2001. Ce n’est pas du fanatisme récent, prof. Jlidi : n’est-il pas au contraire le résultat systématique de la recherche du vrai par les peuples éclairés à la lumière du Coran, le long de l’histoire ? Si non, pourquoi la ville sacrée à Krishna, Mathura, dont le temple a été estimé par le sultan conquérant Mahmoud une oeuvre de deux cent ans de travail et riche de cinq statues en or roux, aurait été sauvagement brûlé en y versant du bitume ? Pourquoi Varanasi, Ujjain, Mahershwar, Jwalamucki, Dwarka, toutes des villes splendides de l’ancienne Inde, eurent leurs trésors ravagés et détruits, en total mépris de ce que la culture des « mushrikûn », des idolâtres à abattre et convertir par force selon le Coran, avait -sans l’islam- merveilleusement réalisé ? Encore, les arabo-musulmans, éclaireurs du monde selon Jlidi, laissèrent une contribution toponymiste remarquable en Inde, la région montagneuse nord occidentale de l’Hindou Kusch, terme traduit par « massacre des Hindous », un souvenir du transport des esclaves Hindous à travers les dures montagnes afghanes vers les cours musulmanes de l’Asie centrale. Et aussi le souvenir du massacre de Somnath, lieu d’un temple où 50000 Hindous furent horriblement massacrés par ordre du sultan Mahmoud.
Le grand historien Will Durant, a lamenté dans son livre « Histoire de la Civilisation » les résultats de ce qu’il a défini « l’histoire plus sanglante dans l’Histoire ». La liste des gouvernants musulmans qui se succédèrent dans l’histoire en Inde est longue et ponctuellement tachée de sang. Par exemple, Firuz Shah, gouverneur de l’Inde à partir de l’année 1351, une fois surprit un village où se déroulait un festival religieux hindou et ordonna d’exécuter tous les présents. L’empereur Mogol Akbar fut considéré assez tolérant, en accord avec les standards des Musulmans d’Inde : dans son long royaume (1542-1605) il y eu seulement un massacre de 30000 prisonniers Hindous le 24 février 1568, après la bataille de Chitod. Devenu en suite assoiffé d’adoration personnelle, Akbar se fit plus indulgent avec les non Musulmans, adopta des rituels et des fêtes zoroastriennes, se déclara infaillible dans la religion et termina en visible apostasie. Le cinquième empereur Mogol, Shah Jahan (1593-1666) neveu d’Akbar, retourna au credo orthodoxe et fit construire le Taj Mahal, le palais royal sûrement admiré par le prof. Jlidi et par beaucoup d’occidentaux, ces derniers en grande partie ignares de l’extrême cruauté de Shah Jahan dans ses quarante huit campagnes militaires contre les non-musulmans en moins de trente ans. Epaulé par les Ottomans, il prit le pouvoir en 1628 en assassinant tous ses membres de famille de sexe masculin, à l’exception d’un qui se réfugia en Perse. L’empereur se vantait d’avoir un harem avec 5000 concubines, mais malgré cela il ne su pas s’empêcher d’avoir de relations incestueuses avec deux de ses filles, Chamani et Jahanara. Pendant son royaume dans la seule ville de Bénarès, bien soixante seize temples hindouistes fuirent détruits, tout comme des églises chrétiennes à Agra et Lahore. Au siège de Hugh, une enclave portugaise de Calcutta, qui dura trois mois, il fit périr environ dix mille habitants, déchirés par les explosions, noyés ou brûlés vivants. Quatre mille réchappés à Agra furent mis devant le choix de l’islam ou la mort. La plus part choisi la mort, mais les femmes furent envoyées aux harems.


Finalement, prof. Jlidi, permettez cette question : pourquoi la « grandeur » politique et le « prestige » dans l’histoire pour les musulmans sont toujours associé à la tyrannie, au culte de soi-même, et à la cruauté la plus farouche ? (Dernier exemple, Saddam Husayn : un héros pour le monde arabe. Triste note pour quelqu’un comme moi qui est contraire à la peine de mort, considérant à la lumière de l’Evangile, qu’elle doit être symbolisée par l’exclusion à vie de la société. Mais je sais qu’aucun tribunal islamique ne partagera cette vue.)


Ces massacres perpétrés par les musulmans en Inde n’ont pas de parallèle dans l’histoire, comme nous fait noter le Dr. Serge Trifkovic, qui a travaillé professionnellement avec la BBC, le Washington Post, le Times de Londres et autres journaux de prestige. Il nous dit aussi que pendant la période coloniale britannique, les anglais, pour poursuivre leur politique de division du pays, ‘blanchirent’ aux yeux des Occidentaux et dans la presse coloniale le triste record de mort provoqué par les musulmans en Inde, pour que par cette bienveillance puissent utiliser les mêmes contre la masse des hindous à administrer. Gandhi et Nehru tombèrent également d’accord, dans le but de gagner l’indépendance du pays. Cette façade tomba au lendemain de l’indépendance, lorsque la violence religieuse fit des millions de victimes. Pour la joie de ceux comme Iqbal déterminés à tout coût de voir la naissance du Pakistan, bien que le grand effort de sortir de l’ère coloniale fut mérite du pacifiste Gandhi. Aujourd’hui les citoyens de Calcutta, New Delhi, Bombay et Bangalore, les grandes villes de la démocratique Inde, doivent vivre dans la crainte constante d’un déploiement militaire, ou d’un putsch- connu par des tentatives échouées contre le Parlement Indien- du Pakistan, pourvu de l’arme atomique mais pas de la démocratie, mot inutilement inscrit dans sa constitution. Un pays, le Pakistan, où les Chrétiens vient continuellement dans la crainte d’être accusés de diffamer le fière prophète de l’islam, que cela soit une opinion arrivée réellement aux oreilles d’un musulman ou non, avec la conséquence inexorable d’être condamné à mort par l’article 295c du code pénal, malgré toute demande d’excuses ou déni. Un Pays, où une simple fouille policière suite au ‘crime immense’ d’une page de Coran trouvée déchirée (par qui, on le sait pas), a causé en 1996 la destruction d’un village chrétien, Shanti Nagar, entièrement brûlé par la foule musulmane, tandis que quatorze églises de la région méridionale du Pendjab était attaqués et vandalisées. Dans ces mêmes années, que se passait-il aussi en Egypte (rappelons le massacre d’al-Kosheh), au Soudan, ailleurs dans le monde musulman et en Europe (attentat au métro de Paris) ? Ne dites pas donc que l’Inde est un cas à part. C’est un cas bien mémorable de ce qui sont hélas des contributions bien visibles, à travers tout l’arc de l’histoire, que l’islam a donné à la civilisation… Bien que, je suis d’accord, ne soit pas tout mérite du philosophe Iqbal. Quand d’Iqbal on retourne à la Bible, c’est le moment pour notre professeur d’accrocher l’argument de la « succession » (bien évidemment hiérarchique selon l’islam) des phases de la pensée avec les « phases prophétiques ». M. Jlidi avait écrit en effet : « Du point de vue moral, Dieu s’est prononcé aux Israélites d’une position impérative catégorique ; tout comme on s’adresse à un enfant qui est encore au stade du réalisme moral, pour le menacer de châtiments corporels au cas où il commet des bêtises : le respect inconditionné de la règle morale sans chercher à comprendre les raisons profondes qui poussent à l’adopter ... »

NON, la Tora n’est pas faite de ce seul aspect. J’ai le droit, prof. Jlidi, de faire gaffe à ce point critique et de manifester le dissentiment du croyant judéo-chrétien ? Comme le Prof .Roger Arnaldez, l’illustre exégète et linguiste tant aimé par Taha Husayn, a toujours souligné : le « Cœur », c'est-à-dire l’Amour inconditionné de Dieu est au centre de l’Alliance, depuis Abraham par Moise et par tous les livres prophétiques de l’Ancien Testament ! Ce serait trop de citer tous les passages, il faut que le prof. Jlidi lise une fois la Bible avec un œil honnête ! Ce n’est par pour rien que le peuple Juif appelle Dieu « Père » comme signe de son Amour et appartenance dans l’Amour, au contraire du Coran... que par contre Jlidi ne semble pas connaître (ou nous faire connaître) aussi bien, puisque à propos de position impérative catégorique et menaces de châtiments corporels on aurait trop de versets à citer. Si cette relation d’impératif catégorique appartient au premier stade de l’humanité, avec le Coran nous y sommes retournés définitivement, car où se placeront les versets X : 4 ; X : 26 ; XIV : 16-17 ; V : 33 ; XVIII : 29 ; IV : 56 ; XXIII : 104 ; XXVII : 21 ; XXXVI : 8 ; etc. etc. ? Il ne s’agit pas de se moquer du Coran si on reporte un petit exemple, tiré de la Sourate al-Haqq , les versets 32-37, qui parlent de la punition infernale (ce n’est pas du réalisme morale ?) dans ce sens selon la traduction du Pr. Salah Eddine Kechrid, édition populaire en Tunisie de cet émérite docteur de la Zitouna : « Puis ligotez-le avec une chaîne longue de soixante-dix coudées / Il ne croyait pas à Allah Le Très-grand (la youminou bil-Allah al-A’thimi) / Il n’incitait pas à nourrir le miséreux / Il n’a aujourd’hui ici aucun ami pour le protéger / Il n’a pour manger que du sang et du pus /Seuls les fautifs en mangent / etc.. ». Donc dans quel stade de l’humanité nous nous trouvons ici, par rapport à l’Evangile ... ? Jésus dévoile par contre le fait central que la Miséricorde de Dieu est au cœur de la Tora. Jésus dit : donne ton cœur à Dieu, et tu seras sauvé ! Les ammonisations de Jésus à ceux qui connaissent la Loi de Moïse, mais veulent s’enfuir du devoir d’aimer Dieu et notre prochain, malgré leur tort évident, ne sont jamais des menaces. Il n’y a rien de plus rationnellement éclairant qu’écouter la voix de l’Amour, le Véritable chemin de la Paix, qui est l’appel de Jésus !

En soulignant la différence, j’espère de contribuer à la connaissance de notre Livre Saint, la Bible, pour tout Musulman d’aujourd’hui qui ne se sent pas raisonnablement condamné par sa lecture, tout comme chaque Musulman se tâche de nous faire connaître la valeur de certaines versets coraniques, que nous ne refusons certes d’examiner. Je reviens ici même à l’esprit de la « Charte du Groupe des Recherches Islamo-Chrétien », qui dit : « … le Musulman n’a pas à exiger du Chrétien qu’il reconnaisse le Coran comme la révélation ultime de la Parole de Dieu et Muhammad comme le sceau des prophètes. (Par. 2) C’est pourquoi nous récusons toute forme de syncrétisme qui tendrait à occulter les différences essentielles entre nos religions. Notre but n’est pas de supprimer ces différences, ni de les minimiser ou de faire silence sur elles… (par.3) » (dans ORIENTATIONS GENERALES POUR UN DIALOGUE EN VERITE).

Monday, November 27, 2006

Roméo et Juliette en Tunisie




 

Roméo et Juliette en T

POURQUOI L'URGENCE D'UNE RÉFLEXION?

La violence suicidaire et l’irruption du terrorisme islamiste contre le modèle démocratique occidental ou européen est facilité si non préparé par le sommeil et l’indifférence religieuse des responsables et décisionnaires d’une Europe qui prône les libertés et les droits de l’homme, mais est moralement incapable de réfléchir et de se fonder sur ses valeurs spirituelles.

Une Europe qui saurait défendre la liberté de l’amour et de la mixité, mais seulement à son propre détriment. Qui serait capable d’adopter toutes les différences (d’ethnie, de religion, d’opinion etc.), mais ne serait pas capable de se faire adopter par une différence substantielle: de civilisation fondée sur la tolérance, la paix et la liberté, comme étant l’apport du texte biblique et du message fondamental du christianisme.

Perdue donc l’occasion pour un « mea culpa » moral devant sa propre Constitution, l’Europe d’aujourd’hui ne se condamne pas simplement à la décadence, mais signe véritablement l’acte moral de sa future disparition devant les « exigences » économiques de la globalisation.

Des espaces urbains entourés des témoignages prestigieux du passé, dont ses politiciens veulent ignorer la portée philosophique en se montrant tels des gorilles du pouvoir industriel. Des frontières géographiques devenues désormais les périmètres du déploiement policier et militaire pour rassurer la vie en péril de ses citoyens, évidemment mal réveillés du sommeils de leurs consciences (..religieuses ? ) par l’éclatement des bombes terroristes: «Le pire, pour nous, doit encore arriver»- disait Fallaci et disait vrai. Simplement parce qu'elle le disait avant encore de voir les carnages de Madrid, d'Istanbul, de Kinshasa, de l'école russe de Beslan opéré par les commandos des fondamentalistes tchétchènes, de Tâba dans le Sinaï en 2004, de Charm El Cheick, de Dahab les deux années suivantes, de Bombay en 2008, et des ceux que nous ne pouvons pas toujours éviter, tel l'horrible attentat qui les a précédé à Londres.[1]

«D'ailleurs, la collision entre nous et eux n'est pas militaire.- ainsi écrit Fallaci- Elle est culturelle, intellectuelle, religieuse, morale, politique. (La collision qui existe et doit exister entre les pays démocratiques et les pays tyranniques.) Et nos victoires militaires ne résoudront pas l'offensive de leur sinistre belligérance. Au contraire, elles l'encouragent. Elles l'enveniment, l'exacerbent. » [2]

La constatation est amère et ainsi l’autre question fâcheuse : l’Occident peut vraiment devenir une «province de l’Islam» ?   

Ma question, en reconnaissance de cette dénonciation sans voile, se différencie en substance : au nom de qui et de quelle religion ou humanité les leaders européens ont pu par exemple faire demande de grâce pour l’ancien dictateur d’Iraq Saddam Hussein devant le tribunal qui l’a sacrifié à la scène médiatique ? Si le Président français Chirac ou le Chancelier allemand Schröder ont voulu prôner clémence sur les décisions d’une court de justice irakienne, comment le faire, en oubliant de témoigner la valeur universelle de l’humanité du Christ ? Si rien leur aurait mieux appris la valeur du Pardon et de la vie humaine, pourquoi enfin l’oublier au moment de définir le texte de la Constitution Européenne ?  

Ainsi l’histoire que je pose à sujet de réflexion, celle d’Iman qui me touche directement et, comme pour tous les autres à partir du cas de Hina Saleem, le problème que fondamentalement son cas indique à nos consciences, n’est pas une question plus délicate mais aussi pas d’un deuxième ordre d’importance, malgré les apparences. Le droit de vivre ou de condamner à mort, comme le droit à l’amour et au mariage ont philosophiquement le même ordre d’importance et socialement un rôle également vaste et fondamental. Nous voyons en effet ici où et comment les deux blocs, l’Occident ou l’Europe et le monde de l’islam, s’opposent.

[1] Le 7 juillet 2005. Voir les amples reportages de presse de ce jour et les suivants, encore plus frappant par le fait que l’événement tragique venait à offusquer à toujours l’exaltation populaire pour l’assignation des jeux olympiques et le déroulement pacifique de la réunion du G8 en Ecosse.
[2] La rage et L’Orgueil, Ed. Plon, p.60 et suivants, extraits publiés en ligne.
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Aujourd’hui  je veux exprimer mes dernières considérations sur la malheureuse relation qui m’a vu engagé avec cette jeune fille tunisienne, condamnée à porter douloureusement la marque d’une maladie psychique. Sous le coup d'une crise morale et psychologique due au divorce de ses parents, en mai 2002, lorsqu'elle se trouvait dans la Cathédrale de Tunis, elle fait une rencontre qui change sa vie.  C'est la rencontre d'un homme qui ne s'arrête pas au constat d'une situation douloureuse, mais qui désire vraiment l’aider.  Au delà de tout préjugé, il sait voir le désir profond de libération qui est en elle.  Quant à elle, son envie est de fuir avec lui son enfermement social et de compenser une vie sentimentale sans issue apparente. Mais de plus en plus anxieuse et psychologiquement incertaine, après quelques mois passés loin de sa famille, vivant un rapport énigmatique avec son aimé, elle s'est sentie très déprimée.  Dans la difficulté d'entériner un acte de mariage entre un étranger chrétien et une femme musulmane, soit elle « nouvellement-née» à la foi chrétienne, la seule solution est de s'exiler à l'étranger. Mais Iman, ne pouvait pas facilement obtenir son passeport pour partir et en même temps elle ne pouvait pas se désengager d’un véritable conflit émotif avec sa famille. Lors d'un soudain retour à son foyer, elle y trouve une atmosphère très hostile. Peut-être elle imaginait que sa quête de liberté finirait par être acceptée.  Résultat tragique des inévitables tensions familiales : son enfermement dans l'asile psychiatrique.
La mère, qui travaille dans un service public d'aide social, avait facilement manœuvrée la commission médicale étatique qui l'a déclarée comme étant un cas de handicap. Elle a ainsi retirée totalement à la jeune fille son indépendance et décision individuelle en réclamant la mise sous tutelle. Une décision pourtant pas assez justifiée sur le plan médical quand plutôt sur le plan d’une intégration socio-religieuse forcée. Aucune jeune fille, de n’importe quelle nationalité ou religion, ne mérite d'être considérée et traitée en tant que psychologiquement aliénée sous prétexte qu'elle a décidé d'épouser un homme d’une confession différente et qu’elle-même a adoptée, comme Iman, évidemment condamnée pour avoir rejeté un code non plus seulement religieux, mais tribal. Elle est ainsi punie par son milieu familial de n’avoir pas voulu rester dans un rôle soumis de jeune fille musulmane. Tout comme cette jeune fille de 21 ans de parents pakistanais et résidante en Italie, Hina Saleem, dont la mort atroce a déferlé la chronique et révulsé les italiens, on a un dur prix à payer pour aimer avec un cœur libre. Hina avec sa vie, par son martyr après menaces et violences de la part de sa famille, Iman avec sa réclusion sous accusation d’infirmité mentale.

« La mort atroce de Hina Saleem – écrit dans une lettre ouverte Maura Ruggeri, conseilleur aux politiques sociales dans la commune de Cremona – (..) tuée par les mâles de famille pour avoir refusé de se soumettre à des lois cruelles qui déniait sa liberté, son droit à choisir la personne avec la quelle vivre ensemble, ne peut pas nous laisser indifférents. Ce crime nous regarde, il regarde notre Pays, nous ne pouvons pas nous contenter de l’explication sociologique qui le reconduit à l’obscurantisme d’une culture patriarcale et masculine qui présuppose la domination absolue de l’homme sur la femme et enlever notre regard. La construction d’une société multiculturelle ouvre des processus et provoque des conflits qui voient au centre les deuxièmes générations et surtout les jeunes filles, qui sont les sujets plus faibles, souvent en subissent les conséquences dans la solitude et dans l’indifférence générale. »

Victime du vice probablement plus radical de la société islamique, l’hypocrisie, Iman aussi doit porter le masque de l’acceptation d’un code social qui ne doit pas se discuter. Un code qui torture, en recouvrant les plaies des péchés humains et du danger moral d’une société qui ne sait pas reconnaître les sources du mal qui la mine : indifférence humaine et autoritarisme. Son jeune oncle, affligé par la détresse et le désespoir de sa situation psychologique, s'efforça d'aider Iman à obtenir une chance de se marier civilement à l’étranger, mais inutilement. Malgré l'évidence d’un amour partagé, rien encore n’a pu convaincre la mère, qui n'aurait accepté le mariage - chantage typique, absurde et inacceptable de nos jours - qu'à la seule condition que le futur mari renie le christianisme et devienne musulman. Aujourd’hui, si Iman est retournée à son foyer divisé, elle a aussi perdu à jamais le courage de s’opposer aux décisions unilatérales dictées par les intérêts immédiats de sa mère. Sans aucun pouvoir, ni économique ni tant moins moral, d’être maître de son avenir et de ses aspirations, elle a été sommée d’oublier son histoire amoureuse, de supprimer son droit à l’expression d’une mémoire douloureuse de séparation. Après le choc médiatique de l’assassinat brutal de la jeune Hina, en Italie, c'est inévitable de se questionner sur combien de femmes, particulièrement dans le monde musulman, sont aujourd’hui condamnées au même destin de retranchement et de silence. Qui aurait jamais le droit d’enchaîner leurs cœurs et de faire de l’amour, soit il le plus pur et désintéressé, un interdit ?

« Laisse ton copain ou je te tue» [1] - ainsi crie Mohammed Saleem, un musulman intégriste à sa fille Hina dans la dernière altercation. Il l'avouât si tranquillement devant les policiers, sans manifester le moindre repentir, tandis que son avocat commentait «Mon client est animé par de profondes convictions religieuses. Il suit scrupuleusement le Coran». [2] Elle avait 21 ans, un air mutin, un joli sourire sur les lèvres. Les photos parues dans la presse la représentent vêtue d'une robe blanche d'été, les bras nus. Hina a été égorgée à Sarezzo (Brescia) le 14 août 2006 par son père musulman à l'issue d'un conseil de famille : «Je ne voulais pas qu'elle devienne comme les autres», a commenté l'assassin.[3]

Il y a quelque chose de tordu dans cela, de dangereusement fou plus encore que faux et -ce qui est encore plus grave- d’insupportablement opposé à la liberté. Et j’ajoute, à la liberté et à l’amour. Car le vrai amour est toujours libre. Et l'islam ose affirmer tout à fait le contraire encore aujourd'hui.

© Nino Mucci. Novembre 2006. (Extrait d'un projet de livre)



[1] L'ultima lite: «Lascia il tuo ragazzo o ti ammazzo » - La Repubblica on line, cronaca, 15 août 2006[2] Voir "Le Figaro" du 17 août 2006,"Le meurtre d'une Pakistanaise secoue les Italiens", de Richard Heuzé.[3] Le Figaro, id., les mots en italique sont pris ex texto.

Thursday, June 01, 2006

EVANGELISM or LOBBYING?



EVANGELISM or LOBBYING? *

(* Originally sent to Ingrid Scerri for THE TIMES OF MALTA, on June 23, 2005 and shamefully never published)


By Nino Mucci



Receiving in your hands an evangelical tract when walking in some central passageway of Malta is a more interesting issue out of apparent banality. This issue needs instead before all the attention that the circumstances require, being a serious invitation to carefully read and interpret the Holy Bible in this present time of worldly confusion.

In fact an article appearing in The Times of June 16, 2005 had already attracted my attention on a case of ''obsession with religious group'' which rendered void and null a marriage act ''for insufficient maturity to make a free choice about the marriage''. The surprising case reported in the newspaper evoked my own experience concerning the same church involved in the Court 's evaluation of the facts. '' The court - I quote from the newspaper -found that the husband's subconscious and conscious was such that for him there was no choice save that of observing the group's precepts ''..'' the court added that for the husband membership in the group of born again Christians meant everything to him and dictated the manner in which he lived''.

It frankly happened to me, as tourist in Malta, to become simply a little bit curious about the group of the ''born again Christians'' after receiving the tracts and invitation to meet. I suppose that many believers, independently from their denomination, are more and more aware of the state of decadence of the practice at church and how the secular course to a boundless consumerism has spoiled the faith of many, old and young. It can be natural then, in a country of majority's solid Catholic tradition, to have some questions about evangelism and the multiplication of Christian groups or sects, all offering a sort of esoteric membership. It is useful to remember that the basics of evangelism are in any case at the odds of a sensational propaganda of a fearful, immediate apocalyptic time, as hurled in this case. An evangelical is a gospel man or a gospel woman: the word evangelical derives from 'evangel', the Good News.
 
It is nothing similar to a painful threat of 'Apocalypse Now', as shouted in the streets by the tracts' providers. Maybe this is the reason why the group does not even agree on being called "evangelical", albeit the tract in itself could be evangelical. As Reverend Dr.Leon Morris, the respectful Chairman of the Evangelical Alliance of Victoria (Australia), clearly writes in the evangelical magazine ''Working Together'' :
 
‘’ Love is not an occupation for somewhat soppy and sentimental citizens with a distaste for determined action. It is a demand made on all God's people as their response to His great love and it is love that overflows in activities for others as 1 Corinthians 13 makes clear for all time. Love is demanding. Christ did not die, as someone has put it, "for the flim-flam of respectable Christianity". Away with that kind of nonsense! Christ died for our sins, died to put them away so that we become loving people.’’

This constructive view, honestly attached to the true heart of the New Testament, is at the evidence so far from the sectarian Puritanism induced by the skillful propaganda of the ‘’salvation recipe’’ that we should receive in a sect. Yet the formula at first sight can seem correct and could tempt the deceived member of a traditional Church to essay a new way of ‘’repentance’’ and baptism demanded in the tracts. In any case this should remain a free choice in full conscience, not -as it happens soon after the first meetings- induced by the human-corrosive, sarcastic criticism against a millenaries-old tradition of theological knowledge. And all with the speedy way of comics-illustrated pamphlets provided by Chick publisher, a wild anti-Catholic press. A press so committed to the most banal ''easy-believism'' on cartoon-supported sketchs, but who inevitably provokes a justified resentment and anger through an aggressive, somewhat insulting process, not alien to the campaign of religious hatred which has produced the bloody civil conflict in Northern Ireland.
 
We do not wish social conflict to Malta and as disciples of Christ we cannot agree on such things. We serve the Lord of Peace who died for our sins. The reverend Morris points rightly to the question, being a true evangelical man: ’'But the cross speaks not only about love but about lowliness. (…) The cross condemns all self-seeking.‘’(…) Who can say that we are guiltless? "Envy, hatred, malice, and all uncharitableness" are endemic in the human race and we have our share. Repentance for our past sins and a discovery of ways in which we can show that loving response which the New Testament sees as flowing from the cross is therefore an authentic part of evangelicalism.''

I long debated the issue of correct interpreting the Scripture with the guru-leader of the new sectarian church. But unfortunately he kept on his divisive mind and no way to communicate something more personal as soon he realized that it went out of his militant agenda of memorized biblical quotations. Of course each attempt to quote other passages was condemned as ''misquoting'', as if there are passages which condemn the others and we were playing chess with the Holy Bible.

It seemed as if bearing the title of ‘’born again’’ Christian means to be ‘’already dead’’ to a reasonable dialogue of faith. The first aim shown was the violent criticism of all other traditional churches, even the main Protestant streams, forfeiting them as Satan-inspired ‘lies’ of the last apocalyptic days. The terrific issue of this satanic contamination was apparently inevitable in a sectarian church where the first commitment to love becomes the last lesson, the first being that of slandering the other ‘’false churches’’.

Wasn't maybe the truth so clearly exposed in the Holy Book? James 3:13-16 (New International Version): '' Who is wise and understanding among you? Let him show it by his good life, by deeds done in the humility that comes from wisdom. But if you harbor bitter envy and selfish ambition in your hearts, do not boast about it or deny the truth. Such "wisdom" does not come down from heaven but is earthly, unspiritual, of the devil. For where you have envy and selfish ambition, there you find disorder and every evil practice. ''

Or read James 4:11-12. Many passages could be inspirative of the humble service to reunite the Church in a common love, the Love of Christ. He himself says in John 17:21 ''that all of them may be one, Father, just as you are in me and I am in you. May they also be in us so that the world may believe that you have sent me.''

So the major trouble to interpret correctly the letter of the Bible seems for the guru-leader that the gift of the Holy Spirit would be sequestred under self-legitimate monopole of these ''born again''Christians who seem so unwilling to spread it out of the circle of the ''doctrine-fillable'' adepts. Who accepts their curious teachings reavels himself the Spirit-fillable, meanwhile he is also ''knowledge-empty''. Who instead has already knowledge of the Bible and has the sound endeavour to spread the Gospel would be marked by satanic domination, as soon they dissent from the sectarian theory. Convincing?

Hardly debating against the angry dissent of the apocalyptic prophet, you could eventually spur something clearly shaped in his hidden political agenda, when you hear from his supposedly inspired mouth how Palestinians should be considered the ( biblical !) enemies of Israel (besides all, the State for him counts so much..) and other very arrogant positions. Absolutely nonsense for a Christian believer, but not surprising. Messianic-Jewish author Joseph Frankovic warns in his article ''New Thinking in a Old Land'' : ''..a radical, Christian Zionist agenda run the risk of behaving more like lobbyists for a political platform than ambassadors for Christ. (... ) Before coming to Israel, a Christian worker would do well to examine closely his or her theological presuppositions against the backdrop of Jesus' saying in Matthew 5:46-47.''


-- If you love those who love you, what reward will you get? Are not even the tax collectors doing that? And if you greet only your brothers, what are you doing more than others? Do not even pagans do that? --

This ''born-again'' Christian sect is far from the authentic Christian work shown by ministries like ''Musalaha'' (Reconciliation in Arabic), which has reconciled believers of Palestine and Israel anointed in only one Spirit. Or like ''Shevet Achim'' (Brothers Dwelling Together) founded by the Christian missionary Jonathan Miles, who has assembled a medical team in Jerusalem serving as the liaison between desperate families in Gaza and the West Bank and Jewish medical personnel in Israel.
 
''Arab children are spared death because of the charity of Jewish medical experts operating in Israeli hospitals. The life-saving encounter between Jew and Arab paves over suspicion with trust, anger with hope, and hate with goodwill.'' (Joseph Frankovic).

For those believers who have ''ears to understand'' the Parable of the Good Samaritan and sincerely bring in their heart the luminous example of our Lord, I maybe have no need to remember them the great blessing in Matthew 5:9 : ''Blessed are the peacemakers, for they will be called sons of God.''




Nino Mucci © June, 2005

Friday, December 30, 2005

UN 'ANALISI MORALE DELL'ISLAM

La lezione della « Sunna »

Questo articolo è il frutto di uno studio delle fonti islamiche e un’analisi di un fenomeno che, lontano dall’ideale filantropico elaborato dai mussulmani moderati nei loro interventi mediatici, punta il dito sugli aspetti di anti-civiltà e di degrado umano che i contenuti legalistici e dottrinali del Corano producono nelle dinamiche sociali e politiche del mondo arabo-musulmano. Terrorismo e violenza non sono aspetti separati dal contenuto coranico e dagli insegnamenti della tradizione islamica, definita Sunna [1], così come le contraddizioni ideologiche e la mancanza di autocritica ne derivano in uguale misura. Vediamo come, e insieme, riflettiamoci.
[1] Con questo termine a volte si intende una particolare applicazione della tradizione musulmana, sviluppatasi in certe aree del mondo arabo-musulmano, cioè la circoncisione femminile, in verità un’ablazione sessuale, una pratica disumana condannata da certi teologi musulmani e dall’educazione statale in Egitto, ma non ancora eradicata. Non di questo mi occuperò nell’articolo ma della Sunna, comme somma delle prescrizioni e insegnamenti della Tradizione scritta musulmana.


UN 'ANALISI MORALE DELL'ISLAM


Inquietante Medio Oriente, crudele Iraq, idealista America, deludente Europa...

L’ascolto continuo, quasi incessante in quest’ultimo decennio, di fatti di terrorismo, di violenza, di conflitto, di distruzione e di minaccia legati all’islam, che poi si definisce fondamentalista, colpisce le coscienze di molti, relativizza e banalizza persino le speranze di una integrazione pacifica fra strati religiosi diversi confrontati alla cultura islamica, esasperando l’asprezza di un dialogo con i rappresentanti di una religione che ha programmi e ambizioni di supremazia mondiale annunciati dai tenori di un terrorismo religioso con mezzi finanziari e mediatici allarmanti.

Benché si cerchi poi di minimizzare la portata di questa minaccia alla civiltà democratica occidentale, di smorzare le polemiche con appelli al buon senso degli esponenti moderati, la realtà stessa di nazioni e aree geografiche liberate dalla tutela ferrea di una dittatura, come è il caso per esempio dell’Iraq, dove le organizzazioni islamiche terroriste dispiegano il loro perverso e cagnesco disprezzo delle libertà politiche e d'opinione, con la dimostrazione di una "verità islamica” fatta di massacri quotidiani e persino attacchi contro le chiese, con atroci e barbari fatti di sangue, che hanno già spinto all'esodo migliaia di Cristiani Iracheni, l’insieme di questi fatti innegabili spinge l’interrogativo più inquietante per il futuro dell’Italia. Che ne sarà di una società musulmana massiva in seno allo spazio democratico Europeo? Che ne sarà di un Paese che rappresenta un ponte geografico a meridione d’Europa, gettato nel bel mezzo di un mare che non è più “Nostrum”, anche in senso di civiltà?

Questa cordiale terra d’incontri, di crudeli scontri e di fusioni di popoli differenti è oggi esposta all’urto migratorio di migliaia di extracomunitari, la più parte sotto il segno della mezzaluna islamica. Prendendo in nome dell’Europa lo schiaffo di una nuova barbarie produttrice di miseria, droga, sfruttamento sessuale, l’Italia non sa nemmeno più in nome di chi ...“porge l’altra guancia”, quella della nostra vera umanità.

Poi la domanda insorge angosciante assieme a tragici, scioccanti fatti, come la morte atroce di Hina Saleem, la giovane pakistana residente in Italia brutalmente sgozzata dal padre musulmano integrista perchè per lui colpevole di amare con un cuore libero un italiano non mussulmano, contro il diktat islamico. Non è un caso isolato, ma è una prima allerta e un primo choc marcanti l’emergenza dell’intolleranza islamica sulle libertà fondamentali dell’uomo e della donna: il diritto di amare liberamente e costruire una famiglia, persino in Italia. Nel settembre 2009 un crimine identicamente premeditato contro la giovane Sanaa Dafani, assassinata dal padre marocchino.Ha una casa, un lavoro, un uomo che la ama, un paese che l'accetta. È diventata italiana. Non sa di avere davanti solo pochi giorni di vita.” –come racconta la cronaca . Aveva solo 18 anni, ma la sua giovane età, il suo grande amore per un giovane incontrato al lavoro, l’intreccio sentimentale e emotivo di una passione per l’italiano, tutte queste considerazioni umane non l’hanno salvata dalla furia omicida di un padre islamicamente tanto fanatico quanto quello di Hina. La colpisce con odio, dopo la coltellata alla gola, le fracassa una bottiglia sulla testa, mentre lei rantola, bocconi. Tanto odio, senz’altro motivato da un insopprimibile complesso psico-religioso di dominazione, lo si ritrova anche nel crimine orrendo compiuto contro una infermiera, Elisabetta Leder, e sua figlia Arianna di soli due anni, orrendamente sgozzate dal convivente marocchino della povera donna, “finite senza pietà da qualcuno che non sembra degno di appartenere al genere umano” - ci descrive la cronaca. Causa del violento litigio e dell’impulso omicida sarebbe stata, a detta del parroco, il battesimo della bimba. Contro tutte le previsioni, queste tragedie, l’intervento immediato delle forze dell’ordine, le giuste e dure condanne fatte a questi crimini, sembrano non fermare la follia islamica in Italia. Ancora più recentemente, il 15 maggio 2010, una ragazza turca di solo 18 anni è messa in salvo dalla violenza familiare dopo un intervento delle forze dell’ordine. Fidanzata con un italiano, era stata picchiata per anni dal padre e dal fratello perché "cattiva musulmana". Anche lei era stata violentemente minacciata, costretta sentirsi ripetere: "se non lasci il tuo fidanzato che non è musulmano ti tagliamo la testa".

Contro codeste presunte e presuntuose verità del fanatismo musulmano che autorizzano, quando non vi coincidano, assassinio, violenza e terrorismo, l'Europa e l'Italia sembrano cercare una risposta identitaria da opporre, ma la ricerca stessa è infine singolarmente negata, politicamente misconosciuta. Qual’è una morale non istituzionale che possa sostenere il peso di questa responsabilità storica e di civiltà?

Ma se si cerca proprio questa verità, l’identità morale della nostra nazione o per lo meno della storia di un popolo, allora come non tornare a meditare l’immagine del Cristo Emmanuele, di un Dio che ci accompagna umanamente, che si fa « carne » in mezzo a noi, che si immedesima con le nostre sconvolgenti miserie? C’è bisogno ancora e più che mai di questo Dio che salva, in Gesù, che si fa Parola liberatrice, di perdono, non certo una legge che schiaccia, che ci condanna all’angoscia di atroci e sconvolgenti punizioni, di gambe, di braccia, di lingue mutilate e di occhi accecati.

Se si sente questo assillante interrogativo, che le nuove frontiere non risolvono ma rendono più minaccioso, allora l’Italia non invii un avvilente « obbedisco »... ma scrivano anzi gli Italiani liberi alla Presidenza dell’Unione Europea : « disubbidiamo » al ricatto economico del materialismo franco-tedesco, come alla loro indifferenza sotto spoglie laiche all’islamismo invadente alle frontiere d’Europa e nei ghetti urbani del rigetto sociale. Eccolo questo impellente interrogativo che si nasconde nelle coscienze di tanti ma non si deve esprimere e che dunque inviamo incensurato ai leaders europei perché ci rispondano senza più l’ipocrisia di omettere l’essenziale nella costituzione europea. Quel riferimento alle radici cristiane della civiltà d’Europa che per la nordica unione di interessi franco-tedeschi risultava un piatto politicamente indigesto nel menu ideologico della loro ingordigia finanziaria e petrolifera.
Passiamo dunque alla solenne domanda: che posto assegnare nel quadro della nuova Costituzione d’Europa, che a dire della diplomazia franco-tedesca sembra non abbia diritto a radici spirituali ben definite, alla « civiltà musulmana » che invece è staticamente edificata sul Corano e la tradizione dei detti di Maometto, la Sunna ?
Inutile intraprendere una lunga disamina della corrente maggiore dell’islam, il sunnismo e le varie diatribe che ha suscitato il contrasto con lo sciismo minoritario ma non meno violento, di cui tutto l’Iran pianse i bagni di sangue, come oggi piange l'Iraq.

A cominciare da Ali, cugino di Maometto e protagonista di un sanguinoso confronto contro Aisha, moglie prediletta del profeta musulmano. Dapprima vittorioso contro il clan di Aisha, Ali fu finalmente assassinato, come in seguito i suoi stessi figli, eredi della dinastia di Fatima, figlia del Profeta islamico. Da presunta religione portratrice di pace, l’islam ha portato la guerra fra i suoi primi apostoli, le persone stesse più vicine a Maometto si sono affrontate con sete di potere e odio fratricida! Massacri che dal lontano passato dovevano generarne altri all’epoca presente, dalla rivoluzione di Komeini, alla guerra con il vicino Saddam, alla terribile repressione poliziesca delle proteste degli universitari di Teheran. Ma gli apologeti islamici ci aggiungeranno l’Afghanistan e l’Iraq e per loro, solo colpa degli Americani e volontà di dominazione. Non c’e per loro questa volontà di dominazione nella conquista araba di Sicilia, nei massacri compiuti dagli Almohadi in Nordafrica e nei turbolenti potentati andalusi... E’ qui che il problema dell’assenza di autocritica nei mussulmani si fa sentire, a differenza per esempio di una cattolicesimo che riconosce i suoi sbagli.

Scopriremo invece a rifletterci che il trattato di Versailles non poteva cambiare l’Europa più della vittoria di Carlo Martello a Poitiers o l’inizio della dolorosa e tragica Reconquista con Las Navas De Tolosa nel 1212 e la presa di Granada nel 1492. Il peggio è che quest'ultima costo' la cacciata della comunità ebraica, perché purtroppo il cattolicesimo aveva assimilato molto dell'intolleranza dogmatica dai musulmani di Spagna.

Riapprendiamo la Storia d’Europa sotto nuovi aspetti, proprio grazie alla predicazione neoislamica in Europa. Non c’è nulla di inquietante, loro dicono, nelle rivendicazioni di autonomia giuridica –islamica naturalmente- nel territorio europeo, a cominciare dai quartieri popolari ad “alta concentrazione d’islam”. Nulla d’inquietante nel sacro diritto di portarsi velate ovunque rivendicato dalle Mussulmane francesi, fino al rifiuto di farsi visitare da un medico “infedele”, ovvero –traduco: non mussulmano.

E’ utile far notare che il nostro interrogativo non può essere risolto dalla pura constatazione dei fatti di cronaca, se non approfondiamo il discorso sulle “radici spirituali” che il mondo arabo mussulmano sembra affermare – a differenza dell’Europa dai verbosi protocolli straripanti di bella retorica – col secco linguaggio della sharia’ delle turchesche esecuzioni e degradanti punizioni.

Così si apprenderà anche com’è pragmatico, davanti alle preoccupanti statistiche sull’aumento dei furti e rapine su scala mondiale, per non dire « orientale », ridurre il problema a una razionalissima questione di mani, o eventualmente per clemenza, di dita tagliate.

Rivolgo un sincero invito ai lettori occidentali, che siano filoislamici o esattamente il contrario, a non fermarsi a questo stadio di relativa ignoranza della giurisprudenza islamica. Cerchiamo invece di spremere, per così dire, la quintessenza morale della filosofia ovvero della filantropia sociale che il nobile esempio del Profeta dell’Islam avrebbe, per fede convinta o asserzione fanatica da parte di milioni di Mussulmani, immancabilmente illustrato.

La questione poi deve, con un tocco d’imperativo morale, interessare chi soggiorna lungamente in un paese di cultura musulmana come forse anche chi resta profondamente scioccato dal vigliacco "patriottismo" di chi in Iraq o altrove, deve farsi esplodere massacrando il più gran numero di civili innocenti, mostrando come- avendo come causa sublime l’Islam – essa non potrebbe essere più vigliacca di fronte alla vita umana. Questa lezione ci viene puntualmente da quella regione d’Iraq che per la sua « cultura » non più mesopotamica, viene appunto chiamata « triangolo sunnita ». Non possiamo restare così ignoranti di ciò che « sunna » vuol dire.

Indagando comunque su quella che si definisce tout court, sic et hic, « jihad » ma che sarebbe assai abusivo, islamicamente parlando, tradurre « guerra santa ». una felice ricerca in biblioteca, cartacea o virtuale, potrà indicarvi una fonte tra le più sicure, affermate e riconosciute della « scienza islamica », quella disciplina serissima che studia e indaga la miracolosa discesa dei versetti coranici e ne condensa gli astratti attraverso l’ampia citazione degli hadith, i « detti » di Maometto, rigorosamente selezionati e verificati da sceicchi, voglio dire i «maestri della sunna» appunto.

Il libro in questione, una fonte capitale della scienza coranica, è l’Asbab An-Nuzul, compilato dallo sceicco Abu Al-Hassan Ali Ibn Ahmed al-Wahidi al Nissaburi. A chi non riescisse a memorizzare, voglio comunque avvertire che si tratta in ogni caso di una sola persona che porta per nobile tradizione una sfilza di nomi, a dimostrazione dell’autorità universalmente riconosciuta di questo trattato islamico, tradotto in « Delle Cause e delle Circostanze ». E’ in effetti una raccolta dei «sacri detti» di Maometto destinata a spiegare e a illustrare le ragioni, le cause e le circostanze dei versetti del Corano più conosciuti o più controversi.

La nostra investigazione si soffermerà oggi sull’urgente interrogativo : quale ruolo civile e quale influenza morale assegnare ai convinti fedeli dell’islam, ai neofiti e numerosi convertiti in Italia, sicuramente ancora più convinti dell’esempio morale e civile di colui che salutano come il « sigillo della profezia », ovvero « l’ultimo dei profeti », questo arabissimo « Khatem al-Anbyya’ » che si traduce per cattiva e storica abitudine : Maometto. Questo Mohammed - correggiamo subito- per condensare un pò le loro speranze, diffondendo l’immagine della sua presunta misericordia, magnetizzerà le coscienze degli Europei oramai dimentichi dell’esempio di Cristo e dubbiosi persino della sua reale esistenza e Crocifissione. Questione quest’ultima per niente marginale nel vivo dibattito delle coscienze, religiose o laiche che siano, visto che l’islam non dico esprime un dubbio sulla Croce, ma addirittura oltrepassando l'ateismo, dogmatizza l’assenza della Croce quando il Corano parla di Cristo.

Il Corano ce lo dice in un versetto famoso per i nostri neofiti, il 157 della Sura An-Nissa’ (Le Donne). Citando il Corano, utilizzerò la traduzione italiana del « convertito islamico » italiano Hamza Piccardo, la traduzione del “senso” come dicono gli islamici, convinti dell’intraducibilità dell’arabo coranico. Già quindi si pone la considerazione di quanto lo studio dell’arabo sembri non solo necessario a comprendere il Corano, ma allo stesso espansionismo arabo fra i popoli. E’ come pretendere che tutti studiassero l’ebreo o il greco o l’aramaico per accedere alla Bibbia.

Il traduttore del Corano, Piccardo, oggi presidente dell’UCOI, cerca di convincerci che che il capolavoro di Mel Gibson che ha commosso milioni e milioni di spettatori non è una ricostruzione realistica e dolente fino nei più atroci particolari della Passione di Colui che volle farsi testimone per l’umanità della Vita eterna e del Perdono, ma sarebbe nient’altro che la finzione filmica ...di una finzione? E’ proprio questo il senso del Corano :

« e dissero: "Abbiamo ucciso il Messia Gesù figlio di Maria, il Messaggero di Allah!" Invece non l'hanno né ucciso né crocifisso, ma così parve loro . Coloro che sono in discordia a questo proposito, restano nel dubbio: non hanno altra scienza e non seguono altro che la congettura. Per certo non lo hanno ucciso » ...

I 10 milioni di dollari versati in beneficenza dal ricavato del film di Gibson a due ospitali di Los Angeles per pagare le cure di bambini stranieri gravemente malati sarebbero il frutto di una falsità che contraddice il Corano e rivolta i musulmani? Con questo forse i nostri neofiti e convertiti mussulmani vogliono senz’altro mostrarci dove si concretizza invece tutta la realtà del loro miracoloso «codex» della moralità e del « giusto » islamico. Quella che ispira attentati e terrorismo, non ospedali e opere di bene, quella che ordina di crocifiggere, ancora e sempre, i nemici del maomettanesimo, ebrei o cristiani, atei o politeisti che siano, con i “sacri” chiodi di quelle loro verità che noialtri chiamiamo, con buona coscienza e libera opinione, le vere menzogne.

 Forse il versetto potrebbe avere un'altra interpretazione, più saggiamente concorde al testo evangelico e alla fede cristiana, ma l'autorità delle scuole e degli sceicchi più autorevolmente letteralisti, continua a vietare tout-court ogni obiezione pena la scomunica per eresia.

E siccome volens-nolens, volenti o nolenti, la storia d’Europa di Cristianesimo anche è fatta, la questione è veramente, mi si perdoni il paradosso linguistico, cruciale. Un oscuro o "oscurato" Adel Smith ci ha resi ancora più curiosi sul fatto, che sembrerebbe invece più chiaro che mai almeno in Italia, che per i mussulmani il crocifisso è proprio una « cosa » scomoda. Proprio come nei racconti d’orrore accade per i vampiri. Ma che esista forse un qualche elemento, un « qualcosa », che culturalmente veramente disturba il mussulmano, anche il « new-rebirth Muslim » o i numerosi atei della nostra società a proposito di Croce, di Passione e di Sacrificio ?

Questo poi non potremmo proprio negarlo, anzi diamolo per scontato, visto che «Faraone» (l’articolo « il » sembra inutile perché certo il Corano non ci dice quale e sembra a proposito decisamente meno preciso della Bibbia), Faraone ordinava di crocifiggere gli Ebrei di Mosé se osavano adorare senza il suo previo consenso un unico Dio, chiamato nel Corano « Allah ».

La spietata sentenza del Faraone è elaborata in almeno tre diversi versetti di tre distinte surat ovvero capitoli del Corano, la surat Al-A’râf, versetto 124, la surat Ta-Ha ( versetto 71) e Ash-Shu’âra (I Poeti), versetto 49.

Traduce benissimo il 71 dalla surat Ta-Ha, il nostro savant napoletano Piccardo proprio così :

Disse [Faraone]: « Crederete in lui prima che io ve lo permetta? E' certo lui il vostro maestro che vi ha insegnato la magia. Vi farò tagliare mani e piedi alternati e vi farò crocifiggere a tronchi di palma e capirete chi di noi è più duro e pertinace nel castigo ».

Certo un' orribile minaccia, che tuttavia non può sorprenderci, dal momento che la reputazione del Faraone non è punto buona, come leggesi nel Corano:

-- Davvero Faraone era altero sulla terra; divise in fazioni i suoi abitanti per approfittare della debolezza di una parte: sgozzava i loro figli maschi e lasciava vivere le femmine. In verità era uno dei corruttori.-- (Sura 'Al-Qasas- Il Racconto, 28:4)

Ma il problema logico più grave è che poi Mohammed (che la pace sia con le nostre coscienze) a un certo punto ordina -anche lui !- di crocifiggere e questa volta proprio per ordine di Allah (!) ; così infatti si traduce, grazie al convertito Piccardo, il «senso » del versetto 33 della surat «La tavola imbandita » (Al-Mâ’ida ) :

«La ricompensa di coloro che fanno la guerra ad Allah e al Suo Messaggero e che seminano la corruzione sulla terra è che siano uccisi o crocifissi, che siano loro tagliate la mano e la gamba da lati opposti o che siano esiliati sulla terra: ecco l'ignominia che li toccherà in questa vita; nell'altra vita avranno castigo immenso »

E il versetto successivo : « …eccetto quelli che si pentono prima di cadere nelle vostre mani. »

Naturalmente prima di cadere nelle vostre mani”, inutile sottolineare questo “prima”, per fare capire come quelle mani non siano affatto propense al perdono, quanto al rapido taglio delle membra, come abili macellai nei giorni di festa. Maometto pare che abbia appreso dal suo Corano, così gelosamente suo per averlo miracolosamente dettato versetto dopo versetto, le stesse parole del Faraone quando minacciava gli Ebrei (di Mosé) : Presto imparerete [a vostre spese] : vi farò tagliare mani e piedi alternati e vi farò crocifiggere tutti quanti ».
Così dice il Faraone: “...vi farò tagliare mani e piedi alternati e vi farò crocifiggere tutti quanti” (Surat Ash-Shu’âra, « I Poeti », a fine versetto 49) e lo stesso dice anche Maometto - e i suoi fedeli seguaci ripetono: “che siano uccisi o crocifissi, che siano loro tagliate la mano e la gamba da lati opposti...” (rivedere il versetto 33 della Sura « La tavola imbandita »). Allo stesso modo del Faraone in effetti Maometto vuol mettere in croce oppure semplicemente fare a pezzi a fil di spada chi non ubbisce alla sua indiscutibile qualità di profeta, improvvisamente dimentico di ciò che quei poveretti Ebrei avevano già risposto al Faraone e che qualsiasi Cristiano di buona fede sarebbe pronto a rispondergli, a lui come ai suoi fedeli terroristi. Così semplicemente e candidamente, ripetendo assieme al traduttore « convertito » Piccardo il suo versetto come lo si trova scritto nel suo Corano : Risposero : « Non sarà un male: al nostro Signore faremo ritorno

Bravo Piccardo per averci così ben tradotto il versetto 50 della Sura « I Poeti » ! Avrebbe dovuto però capirlo meglio prima di convertirsi, scegliendo crofissione e esecuzione e non Croce e salvezza! Tutto infatti è umanamente pervertirto nel Corano e noi lo vedremo meglio in seguito. Ecco un’occasione doverosa per approfondire la questione in modo che adoperando tutta la filosofia morale di cui disponiamo, potremmo eventualmente riuscire a estrarre la “vera ragione” di questa dogmatica necessità di crocifiggere, che venendo come Parola immutabile ed eterna di Allah, cioè appunto il Corano, è normalmente - a dire dei Mussulmani – indiscutibile. Forse che il Faraone, che così brutalmente ordinava -prima di Maometto- di crocifiggere e mutilare, riuscirebbe scagionato dal nuovo ordine del Sigillo delle profezie...? O forse Maometto è diventato improvvisamente anche lui "un corruttore" come il Faraone, che "... sgozzava i figli maschi e lasciava vivere le femmine" (come abbiamo letto nella sura Al-Qasas, "il Racconto", versetto 4).

Cosa faceva Maometto dopo le sue "imprese" belliche, quando per esempio attaccò e sterminò- dopo la resa- la tribù ebrea dei Banu-Qoraiza, più di ottocento uomini massacrati nel corso di una sola notte a Yathrib, ...oppure a Hounayn, quando appunto "lasciò vivere le femmine" ad uso e consumo della sua guarnigione di fedeli compagni, riluttanti allo stupro delle ormai vedove, divenute "trofei di battaglia"..?
 
Che i rozzi conoscitori dell'islam e soprattuto i neo-convertiti si facciano raffinati conoscitori della storia "illustre" di Maometto e dei suoi compagni, desunta dalle cronache islamiche di Tabari e di altre ben conosciute fonti della loro storiografia!

O forse, ultima questione etica, il male dipende solo da chi crocifigge, sgozza e mutila? Dal momento che ora nel Corano crocifiggere, sgozzare e mutilare sarebbe un sistema "normale" d'istruire alla verità così "profeticamente" imposta, ci viene un dubbio... forse anche il Faraone era in buona fede... Dottor Piccardo, ditelo se non era forse anche il faraone "in buona fede" a modo suo? Ma certo, se ce lo dice il Corano, come Piccardo sa, per averlo tradotto:

... Disse Faraone: "Vi mostro solo quello ch'io vedo e vi guido sulla via della rettitudine" -- (Sura Al-Ghafir, "Il Perdonatore", fine versetto 29)

Ma allora diremmo noi, dov'è mai la colpa del Faraone, se lui è proprio così convinto, come Maometto sembra, crofiggendo i poveri mortali? Perchè se il Faraone è colpevole e corruttore, sebbene in buona fede, allora lo è ugualmente Maometto nella sua ferocia: e se questa non è invece ferocia, crocifiggere e sgozzare i poveri mortali, allora con nostra libertà critica, mente il Corano  chiamando corruttore il Faraone e profeta Maometto. Semmai anche il Faraone sarebbe un profeta, mentre il presunto profeta si fa improvvisamente Faraone. Ci spieghi meglio Piccardo il senso di questo magnifico "mostro", come in altri tempi si diceva dei prodigi. E in effetti è proprio questo questo prodigio di malsane contraddizioni, il Corano, che noi vorremmo proprio capire e capire bene.

Apriamo dunque il nostro scientifico trattato Asbab An Nuzul, «Delle Cause e delle Circostanze» per cercare proprio le cause di questa pruriginosa idiosincrasia e vedere come si realizzi il "miracolo" della verticale discesa (arabo tanzil) della divina morale sulla cervice di noi poveri ignoranti. Leggiamo dunque la « causa » di questo versetto come se si potesse forse interpretare in senso allegorico –secondo i musulmani moderati. Berremo di questo succo torbido con moderazione, seguendo attentamente le istruzioni dello scientifico trattato, presente in ogni scuola che si dica veramente islamica e soprattutto sunnita.

Ecco quindi condensato il senso di questa poco nobile allegoria, « che siano uccisi o crocifissi, che siano loro tagliate la mano e la gamba da lati opposti o che siano esiliati sulla terra (..) ecc. Non lo ripeterò ancora per evitare lo strazio delle vostre orecchie e soprattutto delle vostre anime, ma riesumerò appunto tutto ciò che il commentario dice, traducendolo dalla comoda versione francese di Ahmed Harakat, pubblicata a Beiruth nella sua prima edizione nel 1998, dalla casa Dar Al Fikr, con il solito « visto e approvato » islamico. Sarà forse anche opera pia di diffondere queste fondamentali lezioni sunnite nella nostra non meno chiara prosa dantesca.

CITAZIONE -- Abu Nasser Ahmed ben ‘Ubeidullah al-Makhlidi mi ha informato [segue l'asnad; ovvero catena di trasmettitori orali] che secondo Anas, un gruppo di ‘Ukal e di ‘Arina [tribù nomadi in Arabia] si presentarono davanti al Messagero d’Allah [il testo dice  salute e benedizione ] e dissero « O Messagero d’Allah ! Noi siamo nomadi e non cittadini e ci resta difficile vivere a Medina ». Il Profeta [il testo dice  salute e benedizione ] diede allora ordine che fosse loro concesso un gregge in usufrutto. Ma [in seguito] essi uccisero il pastore del Messagero d’Allah [il testo dice  salute e benedizione ] e si impadronirono del gregge. Il Profeta lanciò un inseguimento. Riportati da lui, ordinò di tagliar loro le mani e i piedi e di perforare i loro occhi. Li si lasciò in seguito a al-Harra fino alla loro morte. Infine, Qatada aveva detto : “Ci è stato raccontato che il versetto seguente fu rivelato al loro soggetto :
« La ricompensa di coloro che fanno la guerra ad Allah e al Suo Messaggero e che seminano la corruzione sulla terra è che siano uccisi o crocifissi, che siano loro tagliate la mano e la gamba da lati opposti ecc. » ” [Asbab An-Nuzul, edizione citata, pag. 190,191]

Il nostro compunto e autorevole trattato ci indica inoltre, per dissipare ogni dubbio sull’autenticità del resoconto della Sunna, come questo hadith viene dalla raccolta di Muslim, che è considerata praticamente sacra dai sunniti.

Come del resto sacro per ogni mussulmano è l’esempio del loro Profeta, cosa che lo stesso Corano insegna, anzi inderogabilmente statuisce:

Avete nel Messaggero di Allah un bell'esempio per voi, per chi spera
in Allah e nell'Ultimo Giorno e ricorda Allah frequentemente.” (Sura Al-Ahzab, versetto 21. )
Che bell'esempio ! vien proprio da dirlo! Non è il caso mi sembra di fare una lezione accademica sul "profondo, misterioso, sublime" senso di questo sacro capitolo del Corano, la sura Al-Ahzab, quintessenza delle qualità profetiche di Maometto, ma proprio essenziale indicarne la prominenza di “blocco assegni non trasferibili” e di sacre “credit cards” a lui solo riservate da Allah e che Maometto avrebbe firmato e incassato a profitto certo dell’Islam e non di lui solo. In questa sura coranica, sorta di summa summarum ovvero culmine dei “privilegi speciali ” della top class a cui solo il “Sigillo di ogni profezia” puo accedere, ci viene infatti miracolosamente “rivelato” come “Allah e gli Angeli preghino su di lui”...in verità il nostro Piccardo potrebbe più onestamente tradurre dall’arabo il versetto 56,

In verità Allah e i Suoi angeli pregano sul Profeta. O voi che credete, pregate su di lui e invocate su di lui la pace.”...

E dire che noi abbiamo sempre pregato l’Altissimo sapendo che di Lui nessuno è certo più alto... Credendo umilmente che Dio è l’Onnipotente e che Allah è sinonimo di questa realtà teologica, non potremmo certo facilmente pensare chi o “su” chi altro l’Onnipotente potrebbe ancora pregare, a dire del Corano..

Apprendiamo in questa sacra “sura” del Corano a mettere il Creatore così vicino e così in intimità, si direbbe, con l’Ambasciatore plenipotenziario dell’Islam, Mohammed (con pace dei mussulmani), che non sappiamo più chi stia servendo l’altro, dal momento che l’“utile” di Mohammed (proclamarsi semplicemente profeta) è così indissolubilmente unito al suo “dilettevole”, di avere privilegi in materia di sesso e matrimonio, al punto che il numero delle mogli è direttamente proporzionale per "divino" decreto a quello delle sue voglie... Come dal versetto 50:

(...) e ogni donna credente che si offre al Profeta, a condizione che il Profeta voglia sposarla. Questo è un privilegio che ti è riservato, che non riguarda gli altri credenti. Ben sappiamo quello che abbiamo imposto loro a proposito delle loro spose e delle schiave che possiedono, così che non ci sia imbarazzo alcuno per te.(...)

E simmetrico ai suoi speciali diritti coniugali... il versetto 51: Se farai aspettare quelle che vorrai e chiamerai da te quella che vorrai e se andrai a riprenderne una che avevi fatto aspettare, non ci sarà colpa per te...” ecc.

Al punto, ancora, che le sue mogli diventino “madri” dei suoi fedeli, i quali ultimi non possono più disporre (“ipse dixit”, Il Profeta è più vicino ai credenti di loro stessi...) della libertà comunemente riconosciuta nella Dichiarazione di Ginevra, per diventare non solo “schiavi di Allah’, ma inderogabilmente “schiavi di Maometto”. ... versetto 6 (mentre i neoconvertiti si dovranno probabilmente accontentare di diventare schiavi degli "schiavi"):

Il Profeta è più vicino ai credenti di loro stessi e le sue spose sono le loro madri. (...)ecc;

Al punto, ancora, che a lui anche è riservato l'onere certo non spiacevole di ... sposare la bella cugina Zaynéb, già sposa di suo figlio adottivo, Zayd, la cui adozione è improvvisamente annullata per decreto divino... versetto 37, seconda parte:

“(....) Quando poi Zayd non ebbe più relazione con lei, te l'abbiamo data in sposa, cosicché non ci fosse più, per i credenti, alcun impedimento verso le spose dei figli adottivi, quando essi non abbiano più alcuna relazione con loro. L'ordine di Allah deve essere eseguito.”

Che volete, sembra esprimere “ex texto” il Corano, questo poi era addiritttura prestabilito “ab aeterno”, un obbligo sessuale al quale l'uomo comune non potrebbe sottrarsi.... e tantomeno il “sigillo di ogni profezia”.... versetto 38:

Pertanto nessuna colpa al Profeta per ciò che Allah gli ha imposto: questa è stata la norma di Allah [anche] per coloro che vissero in precedenza. L'ordine di Allah è decreto immutabile.“

Per lui e per lui solo, nemmeno la pena di esprimere i suoi crucci personali, con i suoi invitati a pranzo (o a cena) a questo ci penserebbe Allah stesso, rivelando loro gli augusti e non angusti sentimenti del loro profeta... come dal versetto 53:

“....e dopo aver mangiato andatevene senza cercare di rimanere a chiaccherare familiarmente. Ciò è offensivo per il Profeta, ma ha vergogna di [dirlo a] voi, mentre Allah non ha vergogna della verità.

Una dimensione profetica tutta speciale che i nostri neofiti amici (noi lo crediamo) Mussulmani pensano debba presto sostituire quell’altra dimensione che gli ormai pochi Cristiani in Occidente ricordano di Gesù Cristo:

“ ... se io, il Signore e il Maestro, ho lavato i piedi a voi, anche voi dovete lavarveli a vicenda. Io vi ho dato un esempio da seguire: fate come me. Un servo non è più grande del suo padrone, né un ambasciatore è più importante di chi lo ha mandato. ” (Vangelo secondo Giovanni 13:12-15)
Invece il Corano, in cantilene assillanti ripetute da pertinaci bocche, dice che non si deve essere “allarmisti”: nessuno ha diritto di fare obiezione ai sacri suelencati privilegi di Maometto. Non ci pensino due volte i nostri poveri intellettuali in vena di critica, come la Fallaci giustanente osò, che le loro lamentele a proposito li iscrivano nel più grande rischio, anzi nell’inevitabile certezza, di ritrovarsi nel senso del fatidico versetto 61 della sovracitata Sura Al-Azhab.

Maledetti! Ovunque li si troverà saranno presi e messi a morte.”

Dovremmo ora dunque chiedere ai nostri amici neofiti, connazionali islamici incluso il traduttore convertito Piccardo, e per usare un’espressione repubblicana francese ai mussulmani “confratelli ” nella libera e democratica Europa, qual è il loro parere a proposito di questo indiscutibile esempio morale del loro Profeta e “sigillo di ogni profezia”, se essi dunque pensano che sia effettivamente il caso, seguendo la loro, anzi la sua, coscienza religiosa e morale, di riformare il codice penale europeo per infliggere in certi casi di criminalità organizzata le crocifissioni e le mutilazioni collettive di cui ci è fatto sì glorioso esempio, senza lungaggini d’indagini di polizia e i tempi richiesti da un tribunale, e di procedere a queste "efficaci e umanissime" misure d’eliminazione sociale che brillano, al lume della loro (ovvero della sua ) ingenua fede, della giustizia che solo la Misericordia di Allah può concedere. Grazie, naturalmente, al Corano e alla Sunna. Dimostrazione filosofica del fatto che se la Legge islamica non può giammai cambiare “Non troverai alcun cambiamento nella consuetudine di Allah..”. , come dice il versetto 62 della meravigliosa Sura, mutevoli invece possono, anzi devono essere i versetti, non meno sacri, della “Sacra Legge”. Ce lo dice il Corano appunto:

Non abroghiamo un versetto né te lo facciamo dimenticare, senza dartene uno migliore o uguale . Non lo sai che Allah è Onnipotente? - Capitolo “La Giovenca”, versetto 106.

Domanderemo loro di farci dunque lume grazie alla loro speciale disciplina in materia giuridica coranica basata sull’eloquente insegnamento della Sunna e l’alta lezione di Maometto, sulla causa di qualche nostro imbarazzo davanti a un caso tutt’affatto simile di ruberia e omicidio, riportato proprio nello stesso commentario “Delle Cause e delle Circostanze”, sacra referenza dell’Islam. [Pag.170 dell’edizione citata]. Ma questa volta ai danni di un povero beduino di Sulaim ... da parte dei Compagni del Messaggero d’Allah. Naturalmente ci pensa già l’Asbab An-Nuzul a togliere qualsiasi ombra di dubbio sull’autenticità dell’episodio, citando come fonti Bukhari e Muslim, cioè i massimi esponenti della storiografia sacra islamica. Il versetto del Corano da commentare sembra già eloquente in sè stesso.

O voi che credete, quando vi lanciate sul sentiero di Allah, siate ben certi prima di dire a chi vi rivolge il saluto: "Tu non sei credente " al fine di procacciarvi i beni della vita terrena. Presso Allah c'è bottino più ricco. Già prima eravate così, poi Allah vi ha beneficati. State attenti, ché Allah è perfettamente informato di quello che fate.” (Sura “Le Donne”, versetto 94)

Più chiaro ancora è il contesto di questa miracolosa “caduta” di verità indiscutibile, secondo due asnàd (catene di trasmettitori differenti) che coincidono nel resoconto dell’episodio:


CITAZIONE-- Abu Ibrahim Ismâ’il ben Ibrahim al Wa’idh mi ha raccontato [segue l'asnad ] che Ibn Abbas aveva detto: “Un giorno dei mussulmani passarono davanti a un uomo ch’era in mezzo al suo gregge e che li aveva salutati ‘che la Pace sia con voi ’ (as-salam alaykum). Lo uccisero e presero il suo gregge. Da cui fu rivelato il versetto “.. e non dite "Tu non sei credente " , al fine di procacciarvi i beni della vita terrena.ecc.”. FINE citazione, secondo la fonte storica di Buckari e Muslim.


Altra fonte: CITAZIONE--- Ismâ’il mi ha informato [segue l'asnad ] che Ibn Abbas aveva detto : “Un uomo di Sulaim passò con il suo gregge davanti a un gruppo formato da alcuni Compagni del Messagero d’Allah (Salute e Benedizione su di lui) e li salutò. Loro dissero: “Non ci ha salutati che per evitarci”. E lo uccisero e presero il suo gregge e lo presentarono davanti al Messagero d’Allah (salute e benedizione). Allah allora fece scendere “Credenti! quando vi lanciate sul sentiero di Allah, siate ben certi prima di dire a chi vi rivolge il saluto: "Tu non sei credente " Ecc.. ” FINE cit.


Siamo così meticolosamente istruiti dal fondamentale trattato dell’ Asbab an-Nuzul sull’incomparabile “via maestra” di ogni morale e civiltà che l’islam rappresenta da poterci quasi dispensare da ogni confronto per capire che dalla Sunna e per sentenza del Corano effettivamente e di necessità esistono due pesi e due misure per trattare di ogni giure e di ogni morale esunta dal sacro testo stesso. Tuttavia vorremmo ancora chiedere, credendo umilmente di fare opera pia e istruzione islamica, ai nostri neofiti musulmani e particolarmente ai convertiti d’Europa, come spieghino, grazie al loro squisito senso del discernimento morale e del raziocinio basato sulla loro sublime religione, che all’atto ugualmente criminale dei sedicenti bravi Compagni maomettani non sia stata applicata nessun’altra sentenza penale che l’ascolto del provvidenziale avvertimento dell’Angelo Gabriele.. Come mai, in parole povere, non siano stati loro tagliati piedi e mani e perforati i loro occhi e lasciati poi morire sulla scena del delitto?

Oppure, se preferiscono per rispetto alla santità dei suddetti Compagni fedeli del primo Islam, che pertanto non rispettavano nemmeno il saluto di pace di un povero beduino per accaparrarsi il suo gregge, fra i tanti greggi che razziavano nelle loro valorose scorribande, allora rovesceremo la domanda.

Era forse la vita del pastore del Messagero d’Allah più preziosa ai Suoi occhi di quella dell’altro che invia un saluto di Pace ai suoi santi Compagni?

Erano forse i nobili Compagni così necessitosi e indigenti come i beduini di ‘Ukal e di ‘Arina che non avevano nessun commercio?

No, dunque proprio no.. e allora perché a costoro non fu perdonato- è il caso di dirlo –proprio l’accidente di una miseria? ...



Ci spieghino i dottori islamici questa improvvisa assenza di ragioni.



E’ necessario veramente da parte loro pensare che essendo eterno il Corano, eterno il versetto, eterna la sentenza, eterna la condanna, nulla poteva evitare e nulla potrà mai cambiare questa obbedienza coranica al gusto tutto islamico di eseguire crocifissioni e tagli di carne umana?

Vengano allora avanti, i nostri confratelli di fede islamica, neofiti e convertiti come il Piccardo, vengano anzi davanti al Parlamento Europeo a perorare la "superiorità civile" del giure islamico. Attendiamo la loro futura lezione.

Forse che piegandosi in venerazione davanti all’umiltà di questo Crocifisso che aborriscono, i Mussulmani potrebbero dimenticare il doveroso ossequio a quell’indiscutibile versetto che ordina, eternalmente, di crocifiggere?

Potremmo contentarci della cronaca?

Domenica, 18 luglio 2004, anche il vacanziere in relax sulla sponda del mare nordafricano, leggeva sulla Presse de Tunisie, in margine alla cronaca dall’Iraq un’informazione dell’agenzia Reuters - (traduco dal francese ): -- Un autotrasportatore giordano è stato inoltre abbattuto sulla strada che collega Amman a Bagdad a livello della città di Ramadi da uomini non identificati che gli hanno in seguito strappato gli occhi.— Fine citazione.

Quale più chiara evidenza ci viene dalla cronaca dei valorosi combattimenti dei “mujahidûn” iracheni, proprio loro che ci mostrano direttamente il cammino che conduce al paradiso dei martiri maomettani? Quelli che per essere maomettani appunto  trovano che non è paradiso se non somiglia a un lupanare.

Quale prova più evidente che la "morale" della Sunna giunge fino ai nostri giorni, a mostrarci che la democrazia voluta dagli Americani e dai loro infedeli alleati in Iraq è una pura utopia, mentre i fondamenti di ogni civiltà e della vera democrazia non possono nascere che da queste sanguinose, truculente esecuzioni e da questi tagli impietosi di membra umane degni dei mattatoi più incivili e imbrattati di sangue ?

Quale scienza umana, quale prodezza tecnologica giammai prodottasi nella medicina e nella ricerca multidisciplinare può opporsi alla logica in effetti così poco evidente di questo “miracolo” indiscutibile di aeterna lex, pronta a fare da modello e rimpiazzare l’umanesimo occidentale ? Una “sacra legge” esunta dalla Sunna rimpiazzerebbe oggi con tanto di auto-bomba lo stesso Ministro della Giustizia in Iraq a mostrarci come non Corte e Processo, ma crocifissioni, mutilazioni e sgozzamenti sono migliore giustizia per loro.


Siano dunque pronti gli Americani e gli Europei, Italiani inclusi, che sarebbero - a dire dei nostri dottori islamici- "alleati solo nella perdizione infernale", siano veramente pronti ad apprendere al più presto la saggezza islamica e i precetti coranici da questi illustri esempi dei combattenti iracheni e i loro fedeli mussulmani nel mondo, pronti a eseguire il senso compiuto e pratico di codesti versetti spacciati come miracolosi, decapitando ostaggi infedeli, uccidendoli in ogni luogo e in ogni imboscata con ogni stratagemma (Corano citando) e finalmente, a decoro della loro missione, e a memoria del loro falso profeta, perforandone gli occhi.

Certo il loro indimenticabile esempio sarà per sempre davanti agli occhi, per Grazia di Gesù Cristo Nostro Signore, non ancora accecati - della nostra ragione.



Chi vede me, vede Colui che mi ha mandato. Io come luce sono venuto nel mondo, perché chiunque crede in me non rimanga nelle tenebre.”


(Vangelo secondo Giovanni, 12:45-46)





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