Friday, July 19, 2013

RACHED GHANNOUCHI, plus DE CENSURE dans Wikipédia !


■  « Rached Ghannouchi »,  ou l'insupportable censure dans l’Encyclopédie « libre » Wikipédia!   




LA MAINMISE De l’ORGANISATION ISLAMISTE ENNADHA sur les SOURCES d’INFORMATION en ligne 



Dans la dégringolade politique du parti islamiste Ennahdha en Tunisie, proche allié des Frères musulmans et par conséquent associé à la débâcle de leur pouvoir en Egypte, après la destitution du Président Morsi par l’Armée égyptienne le 3 juillet 2013, on peut découvrir aisément que l’angoisse d’une contagion populaire de ces ferments de liberté s’est installée dans ce parti aux rouages constricteurs de l’apparat étatique tunisien. Au delà de leur recours à la logomachie du « coup d’Etat », du « putsch », qui ignore ponctuellement la démonstration populaire géante du 30 juin avec 14 millions d’Egyptiens dans les rues des toutes les grandes villes du Pays et 22 millions de signataires d’une pétition de démission de Mohammed Morsi par le mouvement de révolte pacifique « Tamarrod », ce parti semble être maintenant dans une obsession de mainmise des réseaux et des sources d’information. 

Cet effort de mainmise, dont on connait les contributions financières et logistiques qatariennes et l'apport substantiel de la violence contre journalistes, artistes, intellectuels laïques et autres acteurs de la vie politique et sociale, par la « Ligue de Protection de la Révolution », une milice largement dénoncée comme au solde du pouvoir islamiste, révèle son intérêt direct dans l’affaire de la coupure de la chaîne satellitaire At-tounsiya, [1] dont le directeur Sami Fehri croupit dans la prison sans aucune justification et en barbe aux prétendus soucis humanitaires du ministre des Droits de l’Homme Samir Dilou, ancien incarcéré de la Nahda islamiste.   

Encore, comme signalé d'ailleurs par le journal tunisien francophone en ligne Business News, le site du journal égyptien de prestige Al-Ahram ne serait pas accessible en Tunisie dans ces jours, où la contestation populaire va en crescendo contre le gouvernement islamiste conduit par Ennahda, angoissé du scénario égyptien.  La censure du temps de Ben Ali serait ainsi à nouveau active, opérée par ceux qui se sont réclamés à tort acteurs de la révolution contre la "dictature" de l'ancien Président, et qui ne semble plus si terrible face à la nouvelle.

Mais il y a de plus, et mon article le révélera en détail, car même le site de la plus grande encyclopédie en ligne, le projet culturel de la Wikipédia, connue comme « l’encyclopédie libre », serait maintenant ouvertement visé par les islamistes d’Ennahda.  Leur souci de contrôle s’exerce naturellement sur les voix de l’encyclopédie qui sont concernés par leur organisation, leur organigramme et leurs acteurs, dont en premier chef Rached Ghannouchi, le « gourou » historique de la confrérie tunisienne. 

Nous allons découvrir maintenant, non sans surprise pour beaucoup de lecteurs, comment ce souci de contrôle dépasse largement les limites du raisonnable et de ce qui est démocratiquement concevable dans une association ouverte, poursuivant un but non lucratif et censée promouvoir la culture et le savoir, fondée -ce qui est de plus- aux Etats Unis et ayant une vocation universelle par ses branches linguistiques, dont la Wikipédia française.

Mon propos est d'illustrer les (nouvelles) méthodes de contrôle et de contournement de la liberté d'édition dans le but d'informer correctement et richement, quand l'article du Wikipédia concerne le "sujet sensible" du pouvoir islamiste en Tunisie et son symbole de tyrannie par excellence, Rached Ghannouchi.

■ Les contributions à l’article postées le 14 juillet 2013, dûment notées et référencées pour une accréditation culturelle facile et compréhensible, ont été retirées dans l’espace des quelques heures. Ma réaction a été donc de rediffuser le contenu supprimé de ma contribution sur Wikipédia et des l'enrichir dans la mesure du possible d’autres sources et références, de façon que l’œuvre lobbyiste de censure de la Nahda islamiste, au sein même du projet Wikipédia, « encyclopédie libre et vivante », contre la liberté d’information ne puisse plus trouver aucun prétexte.

 Mes apports textuels, bien défendables quant à leur contenu, avaient en effet été retirés de la page sur prétexte d'une argumentation capricieuse et grotesque, qui était appuyée par un administrateur du site Wikipédia,  lequel m’empêchait la discussion même de l’article.

Par contre l'article "Rached Ghannouchi" que Wikipédia mettait en ligne le 15 juillet 2013 était affecté par des imprécisions et par une présentation biographique complètement flatteuse de Rached Ghannouchi, digne d’une affiche propagandiste du parti Ennahdha lui-même. Cela n’était de l’information, c’était du service rendu au parti. 





J'écrivais alors: 

Des questions permises

L’Encyclopédie Wikipédia ne peut accepter aucune critique, même constructive et référenciée, au personnage Rached Ghannouchi, mais publier seulement la version embaumée du CV d’un « héros révolutionnaire » romanesque du 14 janvier tunisien, telle qu’établie par la chaîne médiatique Al-Jazeera ?

L’Encyclopédie Wikipédia, aurait si sérieusement dérapé de son projet culturel, pour soumettre la culture au projet totalitaire poursuivi par les pétromonarchies du Golfe, ce qui constitue la barre de tolérance de l’information?


MISE A JOUR du 29 juillet 2013

sujet : GUERRE D'EDITION dans l'article Wikipédia de Rached Ghannouchi.


Mes ajoutes du 14 juillet 2013 à l'article sur Wikipédia étaient dûment référencées et j'ai insisté près des administrateurs Wikipédia pour que mes contributions soient justement interprétées et publiées, pour mettre en lumière le passé criminel de celui et l'ample éventail de contestation de son idéologie, actuel et passé, ainsi que son pouvoir politique controversé qui a donné origine actuellement en Tunisie au mouvement Tamarrod à cause de l'atmosphère de totalitarisme religieux qu'y fait régner. 


CETTE DEMANDE A EU FINALEMENT GAGNE DE CAUSE 

1.) La relation de Rached Kheridji avec le khomeynisme est actuellement chose acquise dans l'information contenue dans l'article , ainsi que son allégeance à l'islamisme des Frères musulmans.

La version de l'article Wikipédia édité le 28 juillet 2013, avec mes apports, met en relief dès l'introduction:

"Rached Ghannouchi (arabe : راشد الغنوشي), de son vrai nom Rached Kheriji (راشد الخريجي), né le 22 juin 1941 à El Hamma, est un homme politique tunisien islamiste [1], anciennement lié au khomeynisme révolutionnaire [2]. Chef d'Ennahda, parti politique tunisien proche du mouvement des Frères musulmans [3] il vit en exil à Londres du début des années 1990 jusqu'à son retour en Tunisie à la suite de la révolution tunisienne de 2011."

2.)  L'encadrement historique de son activisme islamiste a été complètement revu, corrigé et confirmé par des nombreuses notes et observations. Les liens avec la violence et le terrorisme islamiste ont été correctement évoqués et expliqués par des notes et références.

Notez les nouveaux passages ajoutés:

Dans les colonnes des journaux Al-Moujtamaa et Al-Habib, qu'ils parviennent aussi à contrôler dès 1978, les intellectuels islamistes commencent à aborder ouvertement la question de l'instauration d'un « État islamique » [4].  Créée au même moment par l'un des piliers du mouvement, Habib Mokni, la maison d'édition Dar al-Raya, basée dans la médina de Tunis, aide à diffuser l'idéologie des Frères musulmans parmi les lecteurs tunisiens. Entretemps, les heurts sur les campus universitaires se multiplient : « Les prétextes sont divers : interruption des cours à l’heure des prières, tenues vestimentaires des femmes jugées non conformes aux préceptes de l’islam, non-respect du jeûne du ramadan. Peu à peu, les interventions des islamistes investissent tous les lieux sociaux. En septembre 1977, pour faire respecter le jeûne du ramadan, les islamistes manifestent à Sfax et ferment cafés et restaurants après les avoir détruits » [5].

Ajoute de paragraphe

Débat politique et controverses

Malgré la reconnaissance officielle de son parti, son rôle dominant sur la scène politique du pays est le sujet de controverses politiques [6], notamment après les déclarations favorables de son leader vis-à-vis au mouvement islamiste palestinien du Hamas [7], ainsi que la protection assurée à la Ligue de protection de la révolution, dénoncée par l'opposition et les médias comme une milice à la solde d'Ennahda, répressive de la liberté d'opinion, de réunion et d'information [8] [9] [10].

Le 25 février 2013Jeune Afrique par la plume de Marwane Ben Yahmed, faisant suite au malaise politique et aux polémiques suivant l’assassinat de l’avocat et défenseur de la laïcité Chokri Belaïd, prend position et publie un article de dénonciation intitulé Rached Ghannouchi, l'homme qui a trahi la révolution tunisienne [11].
Dans le contexte du conflit armé opposant au Djebel Chambi, près de la frontière entre l'Algérie et la Tunisie, les forces de l'ordre à des membres de la mouvance terroriste djihadiste, ses déclarations sont pointées du doigt pour leur ambiguïté morale face au salafisme djihadiste [12] [13] [14]. Le 17 juin 2013, le journal syrien Al-Watan annonce que la Syrie a constitué des dossiers à charge contre le gouvernement tunisien qu’elle va porter devant le Conseil de sécurité des Nations unies et la Cour internationale de justice, visant entre autres Ghannouchi pour avoir organisé un réseau de djihadistes tunisiens partant combattre en Syrie [15].
Les ouvrages de Rached Ghannouchi font l’objet de critiques de fond sur sa pensée anti-progressiste et stigmatisant la laïcité, comme de la part du libre penseur et théologien Mohamed Talbi, qui considère que son appel à la démocratie n’est pas sincère car il est un salafiste et le salafisme et la démocratie ne peuvent pas être compatibles [16]. L’écrivain et ancien professeur à la faculté des sciences de TunisLarbi Bouguerra, critique la thèse de son livre La femme dans le Coran et le vécu des musulmans (1984) : « Le texte, qui attribue au bourguibisme tous les défauts et notamment le dévergondage et les mœurs dissolues, affirme que pour redresser la barre et sauver le pays du stupre, le courant islamiste « s’oppose avec force au travail féminin hors du foyer et à la mixité dans les établissements d’éducation ». Pour faire bonne mesure, il prône la polygamie, « un devoir religieux et non un remède exceptionnel » tient-il à souligner » [17].





[2] « L'établissement de la république islamique en Iran sous la conduite de Khomeiny et des ulémas est l'exemple à suivre et la preuve que l'établissement d'une véritable République Islamique est possible » selon J. Loiselet, « Le Mouvement de la Tendance Islamique en Tunisie », éd. Centre d'études pour le monde arabe moderne, Beyrouth, 9 mai 1987





[7]  « Tunisie : Ghannouchi offre son hospitalité au Hamas ! », Islamic Republic of Iran Broadcasting, 7 août 2012




[11] « Depuis son arrivée au pouvoir, dans l'ombre, Ghannouchi s'est évertué à ouvrir plusieurs fronts. Une guérilla permanente. Ennahdha bloque des articles de la Constitution, refuse d'inscrire les droits universels dans la loi fondamentale, tergiverse sur la charia ou le statut des femmes, stigmatise l'opposition, rêve d'anéantir le parti qui a le vent en poupe, Nida Tounes, fondé par l'ancien Premier ministre Béji Caïd Essebsi, s'en prend aux médias, aux laïcs, aux artistes, instrumentalise le débat identitaire et utilise la religion pour traiter de mécréants tous ceux qui s'opposent à lui » selon Marwane Ben Yahmed, « Rached Ghannouchi, l'homme qui a trahi la révolution tunisienne », Jeune Afrique, 25 février 2013


[13]  « Les masques sont tombés : le projet de Ghannouchi pour la Tunisie se résume à l'instauration d'une théocratie qu'il convient de bâtir méthodiquement, pierre après pierre, comme il l'a lui-même expliqué à des salafistes impatients. Des propos révélés il y a quelques mois par deux vidéos qui ont fait le tour de la Toile » selon Marwane Ben Yahmed, « Rached Ghannouchi, l'homme qui a trahi la révolution tunisienne »,Jeune Afrique, 25 février 2013



[16]  «Je considère que cet appel n’est pas sincère, parce qu’il est salafiste. Et le salafisme et la démocratie ne se rencontrent jamais » selon « Tunisie - Rached Ghannouchi, un salafiste refoulé et démasqué ? », Slate Afrique, 11 octobre 2012



Notes texte principal

[1]  « Ettounsiya est ciblée », a lancé le présentateur télé Moez Ben Gharbia, affirmant que « l’interruption de la diffusion de ses programmes, deux jours avant le mois de Ramadan, est une preuve de plus que cette opération avait été préparée à l’avance ». Voir le communiqué d’agence TAP du 08 juil 2013.



Thursday, February 28, 2013

LA JEUNESSE QUI SE RÉVOLTE ET QUI DANSE …



La danseuse Kiki de Montparnasse, par Man Ray, Paris  c.1926



 "Dada ne peut pas vivre à New York",  * Man Ray

(* Avec sa modèle, la chanteuse et danseuse Kiki de Montparnasse,  Man Ray grand acteur du dadaïsme à New York, et en suite initiateur du surréalisme à Paris, révolutionna l'art photographique.)


TUNISIE : LA JEUNESSE QUI SE RÉVOLTE ET QUI DANSE …


On est vraiment devant la véritable Révolution, qu’on écrira à lettre majuscules dans la Culture de la Tunisie?

La petite Révolution de la Jeunesse, une fleur véritablement printanière, que ce début de mars 2013 annonce sur la scène politique de la nouvelle Tunisie, n’est pas celle politisée, exploitée et rendue démagogique du 14 janvier, une révolution volée et spoliée par les forces obscurantistes qui ont surgi de l’ombre et ont affiché à la lumière du jour le complot qui se cachait dans le coup d’Etat, demi-populaire et demi-militaire, contre Ben Ali.

Nous y sommes. Il ne faut pas être un psychologue sur le modèle de Jung pour le saisir, pour en avoir le pouls. Quiconque ait une petite formation en sociologie, comprend que nous sommes au grand virage.  Et on peut encore se questionner si le triomphe emplâtré de l’islamisme, si éperdument recherché par des passéistes angoissés de l’évolution et de l’explosion de la communication et de l’information instantanée, ne soit pas la mort de l’islam traditionnel.

Le triomphe de l'islamisme en tant qu'idéologie provoquera la déchéance de l'Islam en tant que religion,  -Mezri Haddad, ancien Ambassadeur de Tunisie à l'UNESCO. (*)


Un philosophe tunisien l’a dit, avec la conscience et la lucidité que sa foi musulmane, optimiste pour la modernité et la reforme, lui inspire.  Ce n’est pas un hasard si Mezri Haddad a été le seul diplomate, qui, par un geste controverse et énigmatique, ai démissionné avant la « fuite » si médiatiquement voulue de l’ancien Président Ben Ali. Puis le grand film de la « transition politique » s’est déroulé sous les yeux incrédules des Tunisiens.  On  a voulu les convaincre que cette transition devait passer par la démarche islamiste, les femmes en niqab comme pseudo-symbole de « liberté » retrouvée pour amour de l’esclavagisme antiféministe et antihumaniste des pays du Golfe, qui n’ont pas manqué de récompenser les efforts du parti islamiste projeté au pouvoir… par des fusils de chasse destinés aux protestataires de Siliana.

Jusqu’à la conclusion de cette parabole vertueuse, comme les barbes des brûleurs des marabouts, et qui s’inspire d’autre gestes « permis en islam », comme l’assassinat d’un opposant, un héros de la liberté d’opinion, qualifié comme un « mécréant » par ce gens si disposés à l’amour du prochain qui déambulent armés de matraque et de couteaux  s’ils ne trouvent pas la mitrailleuse à bon marché.  

Les salafistes essaient de mobiliser contre cette danse qu'ils jugent "indécente". Ils se sont affrontés mercredi (27 février 2013) à Tunis à des étudiants.  - Le Point, avec AFP


La paranoïa islamiste, est arrivée au point de non-retour.  Symbolisée par la logomachie de l’appareil de pouvoir du parti En-nahda, un nom niaisement calqué sur un homonyme mouvement intellectuel et humaniste syro-libanais du XIX siècle, composé d’une fleuraison d’intellectuels chrétiens comme le célèbre Khalil Gibran et qui donc n'a rien à partager avec l’islamisme, cette paranoïa islamiste doit désormais faire le compte avec une jeunesse qui se rebelle et qui danse, au grand dam des violents persécuteurs des libertés humaines, démocratiques, artistiques, intellectuelles et religieuses que les salafistes redoutent.  La Tunisie, dans sa grande majorité, affiche le dégoût de la violence, qui assassine et censure,  par cette course à la liberté, insouciante de menaces et des armes qui circulent, et qui s’exprime par une jeunesse qui ne se laissera jamais enchaîner !

Cette petite note d’opinion se veut une célébration anticipée de la nouvelle Révolution, qui se démarquera par l’écartement du discours religieux comme aspect identitaire imposé par la vieille démagogie de révolution que le cheikh en veston Rached Ghannouchi emprunte (encore !) de l’image teigneuse d’un Khomeyni, symbole déchu qu'aucun aventurier politique songera à ressusciter en Tunisie.  Voulons-nous rigoler avec cette image ? Mais non, avec respect démocratique, nous dansons désormais, car la grande Victoire de la Liberté est certaine !
                                                                                                                   

Nino G. Mucci



Notes

* Mezri Haddad, interviewé par Chérif Abdedaïm dans La Nouvelle République, du 12 février 2013

Monday, September 10, 2012

TUNISIE - LETTRE A UN DIPLOMATE EUROPEEN

Sujet : développements sociopolitiques en Tunisie ; menaces sur les droits des femmes, l’intégration des minorités dans le processus politique postrévolutionnaire ; inobservance administrative des Conventions internationales sur les Droits de l’Homme.



 Honorable Monsieur *,

 J’ai eu occasion de prendre connaissance d’une note d’agence de presse, qui reporte une déclaration en date 10 août 2012 du ministre tunisien de l'investissement et de la coopération internationale, Riadh Bettaïeb, selon laquelle la Tunisie négocie un crédit de plus de 1 milliard de dollars US auprès de la Banque mondiale, la Banque africaine pour le développement et l'Union européenne. Comme dans une précédente communication personnelle, dont je Vous remercie pour l’attention reçue, j’aimerais Vous exposer une réflexion maturée par mon long séjour en Tunisie, en tant qu’Européen de nationalité italienne avec une formation artistique et humaniste, et par mes attentives observations de la vie sociale, politique et culturelle du pays.

 Tout en exprimant ma félicitation pour l’effort de coopération employé par l’UE vers un pays dans une phase délicate de transition politique suite à la sortie d’une forme de dictature assez soufferte par le peuple et aussi par une certaine classe d’intellectuels, effort qui s’est concrétisé par une première allocation financière de 240 millions d’Euro, je dois au même temps faire la nécessaire considération de certains phénomènes qui ne peuvent que susciter de l’inquiétude.

 Le phénomène de l’islamisation forcée de la société est amplement reporté par les medias locaux et internationaux et par des nombreux observateurs des Droits de l’Homme, phénomène qui s’amplifie sous l’impulsion des décisions adoptées par le gouvernement pro-islamiste d’Ennahdha, qui a des relations fort ambigües avec des mouvances extrémistes intérieures (exemple : les partis salafistes, du courant rigoriste de l’islam plus conservateur et opposé à la reforme et au dialogue religieux) et extérieures (exemple : le parti palestinien Hamas et la réception médiatisée en propagande de ses leaders et de leurs agendas violentes). Les droits des minorités religieuses (dans les potentialités de la pluralité et son expansion) sont menacés ou complètement négligés, mais plus forte encore est la menace portée contre les acquis de la femme, dans un ample éventail juridique, ainsi que le blocage définitif des avancements dans la sphère de leurs droits quant à la parité avec l’homme, selon le standard constitutionnel fixé en 2002 avec une reforme approuvée par référendum populaire.

 Sans entrer dans les détails de ces aspects, qui mériteraient des amples considérations juridiques, politiques et historiques, dans la complexité des facteurs qu’ils comportent, je me limite à des observations directes pour une prise de conscience critique quant au langage médiatique adopté par les responsables du gouvernement actuel à partir du Président de la République Tunisienne, Moncef Marzouki, fonction qui est encore hautement représentative, malgré soit-elle limitée dans ses prérogatives de pouvoir exécutif. Malheureusement, le décalage entre le dire et le faire s’est montré évident pendant sa visite officielle en France, lorsque M. Marzouki a bien tenu à affirmer devant le sénat français que « la Tunisie n'est pas tombée dans l'escarcelle des islamistes, mais dans celle de la démocratie », et pourtant le même jour le gouvernement tunisien a officiellement légalisé le parti islamiste Et-Tahrir, jusque là interdit pour extrémisme, qui prône notamment la chariaa islamique et s’oppose au débat démocratique.

 Dans le domaine de libertés individuelles, la société est sous le coup d’une vague de violences alarmante. Selon un rapport officiel du ministère tunisien des Affaires Religieuses, plus de 20% des lieux de culte musulman est sous le contrôle de groupes extrémistes, où la mise en acte d’actions violentes visant l’islamisation forcée de la société et l’application de la chari’a y est prêchée sous le principe du jihad. On a vu une démonstration de force dans les attaques du 11 et 12 juin de l’année en cours contre commissariats, administrations et lieux d’exposition artistique perpétrés par la mouvance islamiste radicale. La tension est forte à l’intérieur de la célèbre mosquée et séminaire universitaire de la Zitouna à Tunis, conflit entre imams ou prêcheurs, qui n’a pas de précédent dans l’histoire de la Tunisie moderne. Malgré l’augmentation impressionnante des femmes en niqab, le voile intégral soutenu par l’extrémisme islamique à l’intérieur même des universités tunisiennes, les mœurs se dégradent avec la prostitution discrète dans les hôtels par un réseau qui utilise les toujours plus nombreux centres de massage et de mise en forme. Le gouvernement ferme les yeux sur ces réalités, et adopte une position de façade, en particuliers des ordonnances de l’époque de Ben Ali à caractère discriminatoire sur le plan de la nationalité ou de la race, en empêchant un homme étranger de se déplacer en voiture privé avec une femme tunisienne, qui est accusée ainsi systématiquement de prostitution par les agents de police au contrôle. Tandis qu’en réalité la prostitution est florissante dans les établissements et le réseau touristique, à cause principalement de la marginalisation sociale dans les grands centres urbains par l’émigration depuis les régions pauvres de l’intérieur, le gouvernement tunisien continue à empêcher par les biais des dispositions administratives obsolètes et discriminatoires les actes de mariages mixtes, portant atteinte aux droits et aux libertés des femmes. Cette « schizophrénie sociale » n’est pas sans danger et elle est associée à une politique électoraliste irresponsable qui a porté à l’injuste éloignement du gouverneur de la Banque Centrale tunisienne Mustapha Kamel Nabli et à la démission du ministre indépendant des Finances Houcine Dimassi, qui dénonce la plupart des membres du gouvernement, selon ses paroles, de faire "exploser les dépenses de l'Etat". L’ancien Premier ministre Naji Caïd Essebsi de sa part considère qu’un deuxième soulèvement populaire serait « inévitable ».

Ce n’est pas nécessaire ici d’illustrer l’extension des positions contradictoires de la Tunisie, dont Vous êtes certainement bien renseigné, mais de proposer avec responsabilité devant les partenaires économiques majeurs, telle la Banque Mondiale, une ligne plus sévère et plus critique de la part de l’UE, par rapport à celui qui ressemble de plus en plus à un sabotage opéré systématiquement contre l’esprit de coopération euro-méditerranéenne, selon les engagements contenus dans les accords de Barcelone de 1995. Egalement, selon ceux contenus dans la Constitution actuelle de la Tunisie (considérée à tort « suspendue » par l’actuel gouvernement) dans l’article 5, 2ème alinéa, qui contemple la « globalité et universalité » des Droits de l’Homme avec la Déclaration Universelle et la Charte onusienne de 1948.

Nous ne pouvons pas soulever la question de la Convention pour l’Elimination des Discriminations envers les Femmes (CEDEF, anglais CEDAW), sans que nous ne soyons pas attristés par sa totale négligence ou son abandon de facto par le gouvernement tunisien actuel, penché dangereusement vers une mise en fonction par étapes de la chari’a islamique.

Par rapport à ces positions, qui font défi de la Charte des Nations Unies et de la naturelle dimension des Droits de l’Homme dans un édifice démocratique sain, je crois opportun de Vous demander humblement de réveiller l’intérêt du Parlement Européen à solliciter de la manière la plus véhémente, si nécessaire, le respect de la part du gouvernement tunisien actuel des toutes les conventions internationales ratifiées par la Tunisie, comme conditio-sine-qua-non de la transaction d’aide financière, et de ne vouloir pas risquer à les contredire ou à en trahir l’esprit par des idéologies contraires, dans la phase onéreuse de consolidation de l’aide économique qui est sujet de négociation. Il faudrait encore rappeler à la Tunisie, que la parité de la femme, ou la « complémentarité » de la femme avec l’homme, selon la formule que le gouvernement tunisien pro-islamiste préfère, comporte nécessairement que la liberté matrimoniale est primaire dans la sphère des libertés personnelles, sans aucune discrimination basée sur la religion, la nationalité ou la race, du moment que :

1. cela est « complémentaire » à ce que l’homme tunisien réjouit actuellement comme ses droits,

2. cela est explicitement exigé par la Déclaration Universelle des Nations Unies, article 16 [voir la vidéo], intégrée dans l’article 5 de la Constitution tunisienne

3. nul interdit légal n’est formellement présent dans le Code du Statut personnel qui ne puisse pas être mis en ligne avec les engagements prioritaires des Conventions internationales déjà ratifiées (CEDAW, Copenhague, New York).

Il est souhaitable en outre pour les accords de principe en matière des Droits de l’Homme entre l’Union Européenne et le gouvernement tunisien actuel, qui se propose un islam modéré et éclairé comme fondation démocratique, que l’actuel gouvernement tunisien puisse solliciter avec la plus haute rigueur intellectuelle une réforme interprétative des textes sacrés islamiques, du moment que plusieurs éminents théologiens musulmans retiennent que nul part est affirmé textuellement qu’une discrimination pour la liberté matrimoniale de la femme doit être maintenue envers la plus vaste société humaine, dans la commune croyance monothéiste. Seul cela peut constituer la porte d’accès à une démocratie moderne et universellement compatible, ainsi que la tour défensive contre tout appel à la haine fondé sur une idéologie religieuse, pour le gain fondamental de la tolérance sociale et de la paix entre les nations et les civilisations.

N. G. M.

* Le nom du diplomate, un poste clef dans la diplomatie européenne, ne sera pas indiqué ici pour raisons de discrétions: Mail personnel daté 17 août 2012.


Réaction diplomatiques dans le champ des Droits de l'Homme

renforcer les acquis de la Tunisie dans le domaine de l'égalité et de la non-discrimination à l'égard des femmes aussi bien dans la loi que dans la pratique

Navi Pillay, Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l'Homme, à  l'ouverture de la 21ème session du Conseil des Droits de l'Homme à Genève, lundi 10 septembre 2012- 

Monday, December 19, 2011

Christmas Card for a Human World (without Sarkozy)

NICOLAS SARKOZY, the CRAZY DOG of ELYSEE
(CIRCUMSTANCES OF A LIBYAN MARTIROLOGE)

Javier Solana, EU High Representative for Common Foreign and Security Policy, noted during the conference in Naples in December 2003: "Some might say what is the process of Euro-Mediterranean cooperation (...)? Designed as a space of cooperation in anticipation of the peace, it is de facto an area complicated by conflict."

As long as Mr. Solana asked this dreadful question, neither he as a representative nor the European Union have then been able to break the moral deadlock, but rather they would defend themselves by a speech of mere promises which certainly have no power to conceal the serious responsibilities of Europe vis-à-vis the heavy economic dependence of the Maghreb. This dependence is never cured or abated, it is maintained, "fed" and ultimately caused, as we have seen in the military intervention in Libya, who was consequently required, designed and predisposed by a Machiavellian and cynic group of power that has international tentacles and its executive head in the actual French President Sarkozy. No need to be oracle to know that by the sure perspective of economic regression of Europe, his popularity, despite his tactics of lies and promises, is going to plummet. Unable to find answers to problems of social integration of immigrants, cultural communities' balance in the Republic, migratory pressure from the employment crisis, it is now visible in its bare shady intentions of colonizing Africa and soon planning the same for the Middle East. Manipulator, skilful schemer with intelligence know-up, got from its former position as Interior minister in France, lately the old fox mutated suddenly in a rapacious hawk for Libya, as he thought it could be "its own Iraq " in competition with the United States. In early sign of his calculator cynicism , French President Sarkozy, during his visit to Tunisia in late April 2008, for talks on economic agreements between France and Tunisia with Ben Ali, a "friend" whom he could not "teach", as he stated in the press, had also taken the crucial step of his "security policy", that of illegal immigration. It was just to comfort French people that Nicolas Sarkozy let them dream that the thorny problem of the integration of North African and Muslim masses in French society could be solved with a banquet in the company of Ben Ali and the promise of building a nuclear power plant in Tunisia in 2030, when beyond any reasonable doubt we could never find the two friends in power ... This is what appeared in the account of his state visit published on La Presse de Tunisie, which stated inter alia:

Questioning why the Barcelona Process has not reached those goals, Nicolas Sarkozy said they resulted from the position adopted by Europe, which sees the Mediterranean as part of the past, while 'this region is our future' , which may rise to a 'spectacular success' or 'a tragic failure '. (1)

Indeed the precipitated France’s entry into a military conflict in Libya, in February 2011 in support of a politico-tribal armed uprising that the French government had fed itself with its secret service, the frenzy to gain possession of new oil concessions and the infrastructure’s re-build following the massive and murderous bombings, are all signs that Sarkozy has probably decided, in my opinion, for ''a tragic failure'', as all this Machiavellian plans revealed themselves to be ineffective in destroying the resistance of the people loyal to the Libyan leader Gaddafi, and the geniality of his teachings of Jamahiriya social democracy.

The political or strategic result of putting hands surreptitiously on the resources of the leading country of Africa, by initiating military action with the obvious participation of a vicious NATO organization called on "humanitarian grounds" in support of an organized revolt, is indeed nothing but Mass Murder, as this caused direct massacre of tens of thousands of civilians, more than 60,000 victims of this abominable plan, often entire families and children killed, unimaginable sufferings, like the martyred city of Sirte completely destroyed by aerial and ground bombardments, and moreover the most cynical and criminal lie of democracy and rights, producing the unspeakable torture and gross violations of human rights and even war rights committed in total impunity and media coverage by the same Islamic extremists that the West is said to fight, but ultimately associated with its own imperialist and depraved schemes. Nothing but Mass Murder which should include of course the total loss of moral credibility of West’s politics and especially that of a cynical and megalomaniac man who sits shamefully Chief of State of France, without any genuine human feeling, so that he can stand next to a disgusting Hillary Clinton, Secretary of the Nazi-American Zionism, the same who cheered the brutal, ignominious lynching of leader Muammar Gaddafi, the great Colonel that received most recently as friend. Should be a need to remember, the hero of the “White Revolution” had decided to stay in a understandable and courageous decision against the treachery of the West, in his hometown Sirte where he has been hurt by an air raids and he has been barbarously dragged dying by the cry of ' Allah waAkhbar ' by spiteful gangs of jihadist militants in the trash net of the Western Alliance. What kind of democracy or human rights state will never be able to rise by these savage hordes belonging to the new power in Libya? We shall see soon the advanced human rights in a country where the “human” is gone away! We will also see the advanced women's rights, hanging out in burka or niqab under the yoke of Sharia imposed by the new friends of France, between them the treachery’s master Abdeljalil Mustafa with his obscure programs, thanks to France, the land of Voltaire and Montesquieu!

What these new acquired political cops of Sarkozy! He is not even worth the boot of the Grand Colonel who first braved the Anglo-American schemes in September 1969 with no bloodshed, leading his country to a path of social, political and economic liberation, spreading ideals which came in the real genius of the old visionary Bedouin by a passionate love for his Land. Love for Libya, for Africa as for a world united by sense of dignity and equality against any imperialist apartheid. And how much sabotage, how much hatred the countries of Western capitalism returned against him, before any other the United States, with Libya under embargo and bombing and the Leader of the Libyan Jamahiriya under the target of commando killers up to the fatal day!

But the Libyan tenets of Jamahiriya do not die, nor do the teachings of popular direct democracy, nor the Leader Gaddafi is removed from the millions hearts of true patriots, despite the murderous hatred and all the NATO-sponsored tags, and those of theirs deadly friends! Could you ever imagine Sarkozy be a martyr for France ? No, say it laughing, Sarkozy has now really lost. He has definitely chosen a "tragic failure" for Europe and the West, creating just a huge site of death in Libya, another hopeless place of conflict such as Iraq, dragging behind many other heads of state in the same treachery towards the African continent. The hypocrisy of his words echoes with even greater significance in the results of the social unrest in Tunisia in January 2011 bringing to the collapse of the President Ben Ali. In power for twenty-two years, it was still trying to get in June 2009 for Tunisia "advanced status", to establish a stronger partnership with the European Union in March 2010. He submitted to Brussels a document that the EU Commissioner for Enlargement and Neighbourhood Policy Stefan Fule qualified for important, stumbling particularly on the subject of freedoms and human rights. According to a statement released by the Associated Press, the European official noted that "the ambition to advance cooperation should apply to political, economic, social, energy fields, investment and cooperation, justice and freedom, but also that of human rights and the rule of law". [2] Despite the good promises from Tunisia, the cooperation agreement, under which the European Union committed to grant Tunisia a budget of 240 million euros in the period 2011-2013 [3] was suspended immediately after the situation of repression by Ben Ali's regime during the social demonstrations in the south and inside the country in January 2011. There was, however, no need at the time for a "humanitarian intervention" of Sarkozy and his misanthropic friend Bernard Henry Levi, even to tell some words, in the oil and gas poor Tunisia? No surprise that since the beginning of social unrest in Tunisia, the French foreign minister, Michele Alliot-Marie, believed that France was not to "give lessons" to Tunisia. To this, Jean-Pierre Sueur, President of the friendship group France-Tunisia in the Senate, could replicate in a brilliant article published by Le Monde: "France does not give lessons to Tunisia but it must speak clearly, as it does to other countries in which it condemned the policy..." [4]

The intervention in Libya, implemented by France under "humanitarian" pretext to catch up such a diplomatic-offered disgrace by doing an international crime, separates the West from any honour bound to a real peace project, knowing clearly what the Tunisian newspaper Essabah, and two major Algerian newspapers, El Khabar and El Watan among others, soon said without failing [5], that military intervention was fed only by the Libyan oil that sharpens the West’s appetite. An anti-capitalist journal online, apart from the almost absolute silence of criticism in the mainstream media, said at the right time:

"The same people who justify the bombing of Libya on humanitarian grounds, are directly involved in the repression of the democratic movement in Bahrain and Yemen. Troops from Saudi Arabia and the UAE have entered the country at the request of the king of Bahrain and with the approval of Obama to suppress entirely peaceful motions and assassinate the leaders of the movement. "[6]

While the back-and-forth of military EU coalition aircraft guided by France was raining missiles on Tripoli and unprepared defensive infrastructure of Gaddafi, Tunisia changed three times a transitional government, knowing a period of exceptional chaos, a period of violent social demands, lawlessness of some areas where " there is bitterly the illegal occupation of land belonging to the State, invasion of holy shrines, illegal search of archaeological areas, looting of homes and shops ... " [7] At Sidi Bouzid, major outbreak place of the revolt of January 2011, even the natural parks are not spared from violence and vandalism against agents, equipment and animals. In areas near the Libyan border and other maritime areas, groups of criminals organized clandestine departures almost with impunity, and thousands of illegal immigrants landed on the Italian coast of the island of Lampedusa, causing expenses and sufferings to the populations, of which France washed completely the hands, adopting a policy of rejection of any Tunisian illegal immigrate as from North Africa in general. Where the "humanitarian concerns" expressed by Sarkozy for Libya, ever vanished here? Sarkozy’s demagogy breaks down. The truth defines itself clearly: all has been done to maintain Western economic and political subjugation of the Maghreb and Africa, and for an indefinite time confiscate their future.

Now it is just HERE where Europe's diplomacy faces the question of its own survival, as long as within its geographical borders in continuous expansion, inside the social body of its multiform and multilingual and multinational diversity, is too often blunt hypocrisy the real stuff of its politics. Europe must not be separated from its soul, as nobody could ever forget the religious heritage that founded its civilization. And above all, it cannot, at the price of disappearing by its own sin of pride, put itself at odds with the luminous message of the Messiah from Nazareth who was first included in all ethical codes beyond national differences: recognize in the love of God to manhood, the fundamental principle of respect for human life. Say it is a Christmas thought, or a Christmas wish, nevertheless this is what we must emphasize above all else, if we really want to realize the deep moral and legal gap in relation to the human rights between Western and Third World countries or to those defining Muslims. And that's why I send this Christmas card: France cannot wait more anxiously the departure of someone to his home; enough for the "mad dog" of the Elysee that Reagan did not have the time to know: an incomparable hypocrite and liar whose name is Sarkozy.


NOTES
[1] La Presse de Tunisie , Wednesday, April 30 2008, p.4.
[2] Tunis document presents a "very important" for an "advanced status" with the EU, by ben Bouazza Bouazza, Tuesday, March 30, 2010, AP.
[3] signed with the Tunisian Minister of Development and International Cooperation Mohamed Nouri Jouini, he was "to finance" priority areas ", including the promotion of employment, support for SMEs, support for integration, modernization of justice and good governance. , "Ibid.
[4] " The links between France and Tunisia do not justify the silence of repression", Jean-Pierre Sueur, Le Monde , January 14, 2011, interview by Alexandre Piquard.
[5] AFP Press Review of 20 March 2011.
[6] " Let us reject the hypocrisy of the humanitarian war! ", Alternative Libertaire, editorial, March 21, 2011.
see La Presse of Tunis, February 7, 2011, p.2


NINO G. MUCCI

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