Thursday, August 10, 2017

Contre le voile islamiste porté par la Haute Représentante de l’UE Federica Mogherini en Iran


Contre le voile islamiste porté par la Haute Représentante de l’UE Federica Mogherini en Iran






Lettre ouverte

à M.me Federica Mogherini                                                      
Haute Représentante de l’UE



Lettre de protestation à Mme Mogherini  pour sa soumission au voile islamiste imposé en Iran , en tant que libre citoyenne européenne, en tant que représentante démocratique et en tant que Haute Représentante de l'Union Européenne et des principes d'égalité que cette Union devrait incarner, représenter et protéger à l'étranger et dans les relations mondiales de la Communauté Européenne.



Excellence,



comme des nombreux lecteurs, mais avec le retard dû aux distractions de l'été, j'ai eu la désagréable surprise de Vous voir reprise dans les images de médias internationaux, pendant Vos récentes rencontres à Téhéran avec les représentants de la République Islamique d'Iran, avec un voile qui fait écho douloureusement du déchirement de millions de femmes iraniennes auxquelles le tchador a été imposé après la duperie d'une révolution en 1979, qu'évidemment - et comme Vous bien le savait - était aussi un complot international pour renverser un monarque, un glorieux Chah, qui a voulu porter son pays à un niveau de progrès économique et de liberté sociale et religieuse pratiquement inconnus dans le monde musulman et qu'ils ne pouvaient que réveiller des envies et faire actionner des sabotages de type économique et de souveraineté de la part aussi de certains « alliés » occidentaux déjà aux aguets.   L'histoire procède et Vous aussi la couvrez d'un voile depuis quelques années, (mais peut-être pas aussi théâtralement comme cette fois-ci); et cette dernière occasion confirme donc ce qui maintenant doit devenir une coutume, selon Vous aussi, nécessaire à l'Europe: SE SOUMETTRE à l'islamisme ?


Je ne Vous écris pas seulement en tant qu’activiste volontaire (free-lance) pour les Droits Humains dans une Tunisie déchirée de plus en plus intérieurement, appauvrie et dépourvue d'assurance quant à son avenir et à ses mêmes frontières menacées par le terrorisme de ces jihadistes partis de son territoire même, pour attaquer d’autres pays arabes, des nations comme la Libye, l'Egypte et la Syrie qui ont trop souffert en termes humains, économiques et de civilisation, suite à des chimères "révolutionnaires" qui ont aussi à faire avec l'Iran khomeyniste;


Je Vous écris encore, après un nombre des courriels envoyés à l’adresse du Service d'Action Extérieure de l'Union et que de toute façon n'ont jamais eu de réponse, mais aussi et surtout une précédente Lettre ouverte publiée sur ce blog, qui a eu un certain succès de lecture, pour vous dire personnellement que je suis littéralement choqué par Votre geste politique réitéré à plusieurs reprises à Téhéran.


En outre, je suis absolument convaincu que les explications "officielles" données par le Service d'Action Extérieure de l'UE ne sont pas satisfaisantes, parce qu'aux « caprices » protocolaires d'un régime despotique on peut toujours répondre par le refus, ou par la délégation à un diplomate subalterne, pour replacer certains hautains personnages théocratiques à leur dimension humaine d'arrogance. Et c’est seulement ainsi qu'on peut plier certains régimes pour faire triompher le principe d'égalité humaine entre les peuples. Et celle-ci est une réflexion que je ne manquerai pas de proposer à une personnalité que j'admire profondément pour son engagement humain et ses capacités philosophiques; je parle d'une personne de grande responsabilité mondiale, vue la proximité et vues ses stratégies, M. Vladimir Poutine, Président de la Fédération Russe.


Parce que je pense que Votre geste de « soumission » protocolaire n'ait pas été un choix personnel, pas un geste personnel de respect religieux comme quand, par exemple, Vous auriez visité une synagogue ou un dignitaire religieuxmais comme un signal très symbolique, une obéissance à des "règles protocolaires" qui vexent même la pratique diplomatique, du moment que capricieusement et singulièrement requises seulement par l'Iran khomeyniste, et du moment que Votre geste –permettez-moi de Vous le dire franchement – constitue un s'incliner à des règles autocratiques, xénophobes et antiféministes qui sont vraiment la marque de ce régime, règles opposées diamétralement à nos valeurs de civilisation, d'égalité et dignité dans les relations entre l'homme et la femme, comme de longue et indiscutable tradition européenne.


Cette "révérence" à une théocratie ténébreuse et incapable de se reformer, à un régime qui s’est fait remarquer pour sa cruauté et violence vers chaque forme de contestation, surtout jeune et universitaire, et qu'il est au centre d'une vaste littérature d'opposition, particulièrement de ces femmes iraniennes qui sont restées les premières victimes de ces formes d'oppression, de discrimination et de persécution, jusqu'à la prison, jusqu'à l'exil ou la mort, tout ceci me vexe profondément, non seulement comme activiste pour les Droits Humains, mais aussi en tant qu’Italien, donc Votre compatriote, et en tant qu’Européen.


Ces images d'un tchador imposé sans aucune esthétique sur Votre chef, sur Vous, Haute Représentante de la diplomatie européenne, m'humilient en tant qu’Italien, justement car je me sens fier de la justesse des dénonciations de la brave et honnête journaliste et écrivaine qu’Oriana Fallaci fut et est  à présent dans la mémoire de millions d'Italiens et citoyens libres du monde parce que les écrits d'Oriana Fallaci nous avaient en effet annoncé presque prophétiquement cette réalité d'aujourd'hui, de soumission morale de l'Europe au DIKTAT d'une Eurabia, sa "dhimmitude", et je crois que le terme ne Vous soit pas inconnu - à laquelle nous pousse vraiment cet Iran affairiste sans scrupules, compagnon de route d'un Qatar qu'est au sommet du financement terroriste d'un État, peut-être fictif vu le protectionnisme USA, et qu'il en n'a pas honte. Je m'arrête ici, parce que je pense que nous nous sommes compris et beaucoup d'autres lecteurs encore comprendront ce dont je parle.


En rappelant l'exemple et le courage de "notre" Oriana, je disais, j'étais particulièrement fier de participer, de m'identifier moralement, au célèbre geste de défi que l’alors jeune journaliste porta face à la superbe d'un Khomeiny en personne: celui de retirer l’étouffant tchador qu'il lui avait été prescrit, à la fin de sa célèbre interview!


Mais cela Vous l'avez peut-être oublié: et pourtant je songe au temps où vous étiez inscrite au mouvement juvénile du parti communiste italien!


Comment alors ne se pas rappeler de ce grand exemple de libération humaine?  


Vous, comme beaucoup d'Européens informés et avides de témoignages humains émouvants,  ne vous émouvez plus en lisant  "Prisonnière de Téhéran", le livre de Marina Nemat, dont est tirée la récente version cinématographique ? De la jeune femme chrétienne, encore adolescente, qu’a été emprisonnée pour avoir refusé de suivre les leçons de formation islamique, et en suite torturée dans la prison infâme d'Evin? Où elle a été violée - comme beaucoup d'autres femmes dont la mémoire reste opaque parce que obscurcie pour toujours - et puis, dans un chantage pervers, elle fut même contrainte à épouser son gardien de prison pour sauver sa famille, forcée à abjurer sa foi à laquelle reviendra une fois libre de cet enfer de régime auquel Vous offrez aujourd'hui Votre soutien au nom de l'Union Européenne?


La gifle d'humiliation que nous en recevons, nous Italiens, nous Européens, nous Occidentaux, nous Libertaires et non  islamistes libertins est INSUPPORTABLE!


Mais Vous n'avez pas peut-être lu non plus et caressé moralement la charge d'empathie humaine du célèbre "Lire Lolita à Téhéran" d'Azar Nefisi, la singulière écrivaine iranienne qui beaucoup de fois est allée en Italie pour présenter son œuvre et son témoignage et qu'il nous a si bien décrits et d’une façon persuasive la bêtise et l'hypocrisie théocratique d'un ayatollah ignorant tel Khomeiny. Certains religieux chiites ont eu le courage,  en parlant de toute façon dans un monde plus libre de l'Iran, de le dénoncer. Si cependant Vous n'avez lu aucun de ces livres, de ces témoignages qui ce sont autant de calvaires de la tribulation humaine et surtout féminine, alors je pourrais vous excuser moralement d'un oubli pourtant impardonnable pendant Votre dernière visite à Téhéran.  


Je ne peux pas, ou mieux nous ne pouvons pas -  car certainement je ne suis pas le seul à percevoir cette amère nausée et douleur humaine - nous étonner qu’aujourd'hui l'"euroscepticisme" se répande à tache d'huile, qu’il porte si grave dégât à l'image et à l'intégrité même de l'Union européenne, laquelle devrait être avant tout une union d'idéaux humanistes et universels, non une pure alliance d'intérêts financiers ou le produit des appétits expansionnistes de l'OTAN, mais le reflet de la Déclaration Universelle des Droits Humains, premier grand chapitre après le dernier sanglant conflit mondial d'une renaissance matérialisé dans sa haute expression à Genève, en 1948.  Expression universelle refusée par le régime théocratique accablant de l'Iran khomeyniste, comme étant donc pour cela une vraie dictature et sous formes brutales qui doit être appelée avec son vrai nom, en partant justement de ce refus d'universalité humaine des droits civils. Et en finissant inévitablement dans la constatation du nombre très élevé de sentences de mort, particulièrement injustes parce frappant des gens fragiles, sans assistance juridique proportionnée, parce qu'elles sont infligées publiquement souvent par pendaison, ce qui montre effroyablement une théocratie malsaine et psychologiquement abjecte, et parce que dans ses prisons, nombreux détenus, évidemment un chiffre qui n’est pas aisément recensé, après les promesses-mensonges de l'ayatollah Khomeiny d'en abolir l'usage, subissent encore de nos jours des horribles et indicibles tortures.   


Nous ne pouvons certainement pas feindre de croire à la démagogie publicisée par ce régime, qu'a de l'odieux, de l'hypocrite et du mensonger. Odieux- et j'insiste dans l'usage de l'adjectif- parce que comme Vous ne pouvez absolument pas ignorer - l'Iran nie, avec une négation qu'est d'État, une des plus grandes tragédies de l'histoire moderne, la Shoah, comme aussi nie avec une charge de mépris humain qu’est la caractéristique antisémite de ce régime, l'existence et le droit à la pérennité de l'État hébreu, de cet Israël consacré par l'Histoire, que l’Iran ne veut pas reconnaître.


Combien d'assassinats, atroces et révoltants, et combien d’attentats terroristes ont été accomplis par le régime théocratique et oppresseur de l'Iran, sans qu’on s’en rappelle l'ampleur, la gravité et les conséquences internationales, pendant que ce même régime s'est illustré dans les attaques et la diffamation d'autres Etats du monde, de l'Occident, d'Israël, de la même Europe qu'aujourd'hui Vous représentez? Un bien triste bilan qu'aujourd'hui Vous oubliez étrangement et duquel n'exigez aucune excuse, aucun gage moral de future bonne conduite ; et je voudrais ici rappeler particulièrement le meurtre macabre et terroriste, en août 1991, de l'opposant iranien Chapour Bakhtiar à Paris, où il était réfugié politique et où il fut trahi malgré la protection rapprochée dont la France se faisait garante, car cela arriva dans des circonstances policières embarrassantes. 


J'ai sincèrement une bonne formation sur les ramifications des complots et sur les assassinats "silencieux" opérés dans un secret presque parfait de la République Islamiste d'Iran, dont les opposants réfugiés à l'étranger doivent continuellement craindre les longues tentacules opérationnels au niveau mondial, États-Unis et l'Europe inclus. Mais je n'écrirai rien de ce sujet épineux, car autrement ne s’agirait plus d'une lettre, mais des tomes peut-être d'une encyclopédie entière spécialisée sur le sujet.   


Aujourd'hui cette terrible menace sur l'Occident, dissimulée par les fourbes sourires de Hassan Rohani, cette toile d'araignée de l’absolutisme idéologique-théocratique iranien qui est tangible malgré son apparente souplesse, juste sur l’arrière-plan des faux printemps arabes, s'étend sur l'Europe avec l'ampleur de Votre révérence très symbolique à l'asservissement que le tchador sous-entend, comme Oriana Fallaci avait bien compris, et dont l'emploi cérémoniel dans le cadre diplomatique que Vous  avez adopté ne pouvait pas faire meilleure publicité à un régime haï par les défenseurs des droits humains, et non sans raison, à cause justement de son haineux caractère antiféministe et discriminatoire.


Nous attendrons les promesses de réformes du président Rohani, que je crois de toute façon mensongères comme les schémas de la dissimulation dont Khomeiny fut maître absolu, tout en me souhaitant qu'entre-temps beaucoup de femmes iraniennes, certainement pas en suivant Votre exemple de soumission, se libéreront, en rébellion ouverte au régime de Téhéran, du tchador obscurantiste  qui les étouffe et qui nous cache leur beauté orientale, qui rayonnait au temps du Chah Mohamed Reza Pahlavi, paix à son âme.


En vous saluant, je saisis l'occasion d'exprimer par conséquent mon vœu personnel d'une prochaine repentance diplomatique dans l'inquiétant entrelacement géopolitique du Moyen-Orient.



Nino G. Mucci



En endossant à nouveau le voile islamiste pendant les dernières rencontres diplomatiques à Téhéran, en août 2017,  la Haute Représentante de l'Union Européenne Federica Mogherini ne tient pas compte de la tragédie des droits des femmes en Iran, qui sont discriminées et emprisonnées pour des raisons idéologiques, quand elles ne sont pas condamnées à la peine capitale par pendaison publique; en tel sens la Haute Représentante devant l'arrogance islamiste de ce régime sournois basé sur la prédication odieuse de Khomeiny abdique à son devoir de soutenir les droits inaliénables des femmes, de l'égalité entre les sexes, de la liberté de foi, de conscience et d'opinion qui sont le couronnement de notre Déclaration Universelle des Droits de l’Homme à la fin du dernier conflit mondial, en 1948, Déclaration et droits universels qui ne sont pas reconnus par la République Islamique d'Iran, responsable de crimes contre l'humanité, d'appliquer durement la Sharia, en permettant par exemple le mariage des fillettes à partir de l'âge de seulement 9 ans, de pratiquer des punitions ignobles et inhumaines, et cela avec l'arrogance en plus de se faire passer d'une façon démagogique pour un "régime démocratique", image démagogique que Madame Mogherini supporte en agissant sans scrupules de conscience contre le prestige de l'Union Européenne et portant ainsi dommage à l'image démocratique et libertaire de la même Union.

Tuesday, August 08, 2017

Contro il velo islamico accettato in Iran da Federica Mogherini High Representative UE




LETTERA APERTA

alla Sig.ra Federica Mogherini,
Alto rappresentante dell’Unione Europea,


[English Version]
[Version Française ]

Lettera di protesta alla sua sottomissione al velo islamico imposto in Iran, in quanto donna libera, in quanto rappresentante démocratico e in quanto Alto Rappresentante dell’Unione Europea e dei principi di uguaglianza che questa Unione dovrebbe incarnare, rappresentare e proteggere all’Estero e nelle relazioni mondiali della Comunità europea.


Eccellenza,

come tanti, ma con il ritardo dovuto alle distrazioni estive, ho avuto la spiacevole sopresa di vederla ritratta nelle immagini diffuse da differenti media internazionali, durante i Suoi incontri protocollari a Teheran con i rappresentati della Repubblica Islamica d’Iran, con un velo che dolorosamente fa eco allo strazio di milioni di donne iraniane a cui è stato imposto lo tchadôr dopo l’inganno di una rivoluzione che evidentemente -e come Lei ben sa- era anche un complotto internazionale nel 1979 per rovesciare un monarca, un glorioso Shah [1], che ha voluto portare il suo paese a livelli di progresso economico e di libertà nei diritti di coscienza praticamante sconosciuti nel mondo musulmano e che non potevano non destare invidie e sabotaggi di tipo economico e appunto di sovranità anche da “alleati” occidentali già in agguato.   La storia va avanti e Lei anche la copre  di un velo da qualche anno (ma forse non così plateale prima d'oggi); quest'ultima occasione conferma dunque una nuova consuetudine per quello che secondo Lei dovrebbe ormai diventare  necessario anche all'Europa:  SOTTOMETTERSI all'islamismo?

Non Le scrivo questo solo in quanto attivista volontario e free-lance per i Diritti Umani in una Tunisia sempre più lacera interiormente, povera e insicura quanto al suo avvenire e quanto alle sue stesse frontiere minacciate dal terrorismo di quei jihadisti partiti dal suo stesso entroterra per aggredire altri paesi arabi, nazioni come la Libia, l’Egitto e la Siria che hanno tanto sofferto in termini umani, economici e di civiltà, dietro chimere “rivoluzionarie” che hanno proprio a che fare con l’Iran khomeinista ;

Le scrivo per dirLe personalmente, dopo diverse corrispondenze-mail inviateLe presso la sede del Servizio di Azione Estera dell’Unione, che comunque non hanno mai avuto risposta, ma anche e sopratutto una precedente lettera aperta pubblicata su questo blog, che ha avuto un certo successo di lettura, che sono letteralmente scioccato da questo Suo ripetuto gesto politico a Teheran. 

E inoltre assolutamente convinto che le spiegazioni “ufficiali” date dal Servizio Estero dell’UE non sono soddisfacenti, perché ai capricci protocollari di un regime dispotico si può sempre rispondere con il rifiuto, o con la delega a persona subalterna in funzione diplomatica, per ricollocare certi altezzosi personaggi teocratici alla loro umana dimensione di arroganza. Ed è solo cosi che si possono piegare certi regimi per fare trionfare il principio di uguaglianza umana fra i popoli. E’ questa una riflessione che non mancherò di proporre ad una personalità che ammiro profondamente per il suo impegno umano e le sue capacità filosofiche, e parlo di una persona di grande responsabilità mondiale, viste le vicinanze e viste le strategie, il Sig. Vladimir Putin, Presidente della Federazione Russa.

Perché penso appunto che non sia stata una Sua scelta personale, non un gesto di rispetto religioso come quando personalmente Lei visiti una sinagoga, ad esempio, ma come un segnale molto simbolico, un’obbedienza a “norme protocollari” che offendono la pratica diplomatica stessa, in quanto capricciosamente e singolarmente richieste solo dall’Iran khomeinista, e in quanto –mi permetta di essere schietto– questo Suo gesto costituisce un inchinarsi a norme autocratiche, xenofobe e antifemministe che sono proprio il marchio di questo regime, norme diametralmente opposte ai nostri valori di civiltà, di uguaglianza e dignità nelle relazioni fra l’uomo e la donna, come da lunga e indiscussa tradizione europea.

Questo “inchino” a una teocrazia tenebrosa e incapace di riformarsi, a un regime che si è contraddistinto per la sua crudeltà e violenza verso ogni forma di contestazione, soprattutto giovanile e universitaria, e che è al centro di una vastissima letteratura d’opposizione, particolarmente di quelle donne iraniane che sono state le prime vittime di queste forme di oppressione, di discriminazione e di persecuzione, fino alla prigione e fino all’esilio, tutto ciò, Le dico, mi offende profondamente, non solo come attivista per i Diritti Umani, ma anche in quanto Italiano, Suo connazionale quindi, e in quanto Europeo.

Queste immagini di uno tchador imposto senza alcuna estetica sul Suo capo di Alto Rappresentante della diplomazia europea, mi umiliano in quanto Italiano, proprio perché così fiero della giustezza delle denunce della bravissima e onesta giornalista e scrittice che Oriana Fallaci fu ed è presentemente nella memoria di milioni di Italiani e cittadini liberi del mondo –confortati nella nostra Dichiarazione Universale dei Diritti Umani che l’Iran ancor’oggi disprezza– perché gli scritti di Oriana Fallaci in particolare ci avevano annunciato quasi profeticamente questa realtà odierna di sottomissione morale dell’Europa al DIKTAT di una Eurabia, la “dhimmitudine” – e credo che il termine non le sia ignoto- a cui ci spinge proprio questo Iran affarista senza scrupoli, compagno di strada di un Qatar che è al vertice del finanziamento terrorista di uno Stato, forse fittizio visto il protezionismo USA, che non ne ha nemmeno vergogna. Mi fermo qui, perché penso che ci siamo capiti e molti altri  ancora capiranno ciò di cui parlo.

Ma, dicevo, ricordando l’esempio e il coraggio della “nostra” Oriana, ero ancor più fiero di sentirmi partecipe, di identificarmi persino moralmente, al celebre gesto di sfida che l’allora giovane giornalista portò in faccia all’alterigia di un Khomeiny in persona: quello di togliersi quell’ingombrante tchadôr, che le era stato appunto richiesto, alla fine della sua celebre invervista!

Ma Lei forse questo l’ha dimenticato:  e eppure penso che un tempo era iscritta al movimento giovanile del partito comunista italiano!  Come non ricordarsi allora di questo grande esempio di liberazione umana da "uno stupido cencio da medioevo"?  Lei, come tanti europei informati e avidi di testimonianze umane commoventi, non si commuove più del libro “Prigioniera di Teheran” di Marina Nemat –di cui una recentissima versione cinematografica?  Della giovane donna cristiana che per aver rifiutato di seguire le lezioni di formazione islamica è stata imprigionata e torturata nell’infame prigione di Evin?  Dove è stata violentata –come tantissime donne la cui memoria rimane opaca perché oscurata per sempre - e poi in un ricatto perverso costretta a sposare il suo carceriere per salvare la sua famiglia, forzata a abiurare la sua fede, a cui poi ritornerà una volta libera da questo inferno di regime a cui Lei offre oggi il Suo appoggio a nome dell’Unione Europea?  Lo schiaffo d’umiliazione che noi ne riceviamo, noi Italiani, noi Europei, noi Occidentali, noi Libertari e non islamisti libertini, è INSOPPORTABILE!

Ma Lei forse non ha nemmeno letto e accarezzato moralemente la carica di empatia umana del celebre Leggere Lolita a Teheran” di Azar Nefisi, la singolare scrittice iraniana che tante volte è venuta in Italia per presentate la sua opera e la sua testimonianza e che ci ha descritto così bene e persuasivamente della bestialità e dell’ipocrisia teocratica di un ayatollah ignorante comme Khomeiny. Molti religiosi sciiti hanno avuto il coraggio, certo parlando al resto del mondo comunque più libero dell’Iran, di denunciarlo.  Se però Lei non ha letto nessuno di questi libri, di queste terstimonianze che sono altrettanti Calvarî della tribolazione umana e soprattutto femminile, allora potrò scusarLa moralmente di una pertanto imperdonabile dimenticanza durante il suo ultimo viaggio a Teheran.

Non posso, anzi non possiamo -in quanto certo non sono il solo e l’unico a percepire questa amara sfiducia e dolore umano- meravigliarci che l’”euroscetticismo” si diffonda oggi a macchia d’olio, che porti così grave danno all’immagine e all’integralità stessa dell’Unione Europea, che dovrebbe essere soprattutto un’unione di ideali umanistici e universali, non una pura alleanza di interessi finanziari e di appetiti espansionistici della Nato, ma il riflesso della Dichiarazione Universale dei Diritti Umani, primo grande capitolo dopo il sanguinoso ultimo conflitto mondiale di una rinascita simboleggiata nelle sua alta espressione a Ginevra, nel 1948.  Espressione rifiutata appunto dal regime teocratico e oppressivo dell’Iran khomeinista,  e perciò una vera dittatura che deve essere chiamata col suo vero nome, proprio partendo da questo rifiuto di universalità umana dei diritti civili. E finendo inevitabilmente nella constatazione del numero elevatissimo di sentenze di morte, particolarmente ingiuste perché colpiscono persone fragili, senza adeguata assistenza giuridica, perché sono spesso inflitte pubblicamente con impiccaggioni che mostrano l’orrido di una teocrazia malsana e psicologicamente abietta, e perché nelle prigioni molti, un numero certo non facilmente recensibile, proprio dopo le promesse-menzogne dell’ayatollah Khomeiny di abolirne l’uso, subiscono ancor’oggi orribili e indicibili torture.

Non possiamo certo fingere di credere alla demagogia propagandata da questo regime, che ha dell’odioso, dell’ipocrita e del menzognero.  Odioso – e insisto nell’uso dell’aggettivo – perché come Lei non può certo ignorare- l’Iran nega, con una negazione che è di Stato, una delle più grandi tragedie della storia moderna, la Shoah, così come nega con una carica di disprezzo umano che diviene la caratteristica antisemita di questo regime, l’esistenza e il diritto alla perennità dello Stato ebraico, di questo Israele consacrato dalla Storia, che non vuole riconoscere.

Quanti assassinî, atroci e rivoltanti, e quanti attentati terroristici sono stati compiuti dal regime teocratico e oppressivo dell’Iran, senza che se ne ricordi la vastità, la gravità e le conseguenze internazionali, mentre questo stesso regime si è illustrato negli attacchi e la diffamazione di altri stati del mondo, dell’Occidente, di Israele, della stessa Europa che oggi Lei rappresenta?   Attacchi che oggi Lei stranamente dimentica e da cui non pretende nessuna scusa, nessun pegno morale di futura buona condotta, e qui vorrei ricordare particolarmente l’assassinio macabro e a sfondo terrorista dell’oppositore iraniano Chapour Bakhtiar a Parigi, dove era rifugiato politico e dove fu tradito malgrado la protezione ravvicinata di cui la Francia si faceva garante e che avvenne in circostanze poliziesche molto imbarazzanti.  Ho sinceramente una buona formazione sulle ramificazioni complottiste e sugli assassini “silenziosi” operati in un segreto quasi perfetto dalla Repubblica Islamica d’Iran, di cui gli oppositori rifugiati all’estero temono quanto mai i lunghissimi tentacoli operativi a livello mondiale, Stati Uniti e Europa inclusi. Ma non scriverò nulla di questo soggetto spinoso, poiché non dello spazio di una lettera più s’agirebbe, ma dei tomi di un’intera enciclopedia specializzata sul tema.

Oggi questa terribile minaccia sull’Occidente, nascosta dai furbeschi sorrisi di Rohani, questa ragnatela ideologico-teocratica assolutista che è tangibile malgrado la sua elasticità, proprio sullo sfondo delle false primavere arabe, si estende sull’Europa con l’amplore del Suo inchinarsi molto simbolico all’asservimento che lo tchadôr sottointende, come Oriana Fallaci aveva ben capito, e il cui impiego cerimoniale nella cornice diplomatica che Lei ha adottato  non poteva fare migliore pubblicità a un regime tanto giustamente odiato da chi difende i diritti umani, proprio per la sua odiosità antifemminista e discriminatoria.

Aspetteremo le promesse di riforme, che credo comunque menzognere comme gli schemi della dissimulazione di cui Khomeiny fu maestro assoluto, ma nel frattempo mi auguro che molte donne iraniane, non certo seguendo il Suo esempio, si liberino in aperta ribellione al regime di Tehéran dell’oscuro chador che le soffoca e che ci nasconde la loro particolare bellezza orientale, che raggiava ai tempi dello Scià Mohamed Reza Pahlavi, pace alla sua anima.


Con questo, Le esprimo finalmente il mio augurîo personale di un conseguente pronto ravvedimento diplomatico nell’inquietante intreccio Medio-Orientale.

Distinti saluti, 

Nino Gaetano Mucci



Note:

[1] Interessante in questo senso l'intervista (video) allo Scià di Alberto Moravia, a metà degli anni '70, quando nessuno mai avrebbe immaginato la destabilizzazione condotta in seguito dalla CIA verso una "rivoluzione islamica", con fondi segreti trasferiti a Khomeiny che nel frattempo si traferiva da rifugiato polico in Francia, da dove sarebbe letteralmente "decollato" ideologicamente verso una subdola e sanguinosa presa di potere. 





Indossando il velo islamico la High Representative dell'Unione Europea Federica Mogherini non tiene più conto della tragedia dei diritti delle donne in Iran, che sono discriminate e imprigionate per motivi ideologici, quando non sono condannate a morte con impiccaggione pubblica; in tal senso la High Representive  di fronte alla prepotenza islamista di questo regime subdolo e sottomesso alla predicazione odiosa di Khomeiny, abdica al suo dovere di sostenere i diritti inalienabili delle donne, dell'uguaglianza fra i sessi, della libertà di fede, di coscienza e d'opinione che sono il coronamento della nostra Dichiarazione Universale al termine dell'ultimo conflitto mondiale (1948), Dichiarazione e diritti universali che non sono riconosciuti dalla Repubblica Islamica di Iran, responsabile di crimini contro l'umanità, di applicare la Sharia, permettendo ad esempio il matrimonio con bambine alla solo étà di 9 anni, di praticare punizioni ignobili e disumane, per giunta con l'arroganza di spacciarsi demagogicamente per un "regime democratico", immagine demagogica che la Mogherini corrobora agendo spregiudicatamente contro il prestigio dell'Unione Europea e recando danno all'immagine democratica e libertaria della stessa Unione.


Tuesday, May 02, 2017

LA PEUR DE LA VICTOIRE DE MARINE LE PEN SUR L'OTAN



Pourquoi le lobby de l’OTAN en France nous braille si fort dans la peur d’une victoire de Marine Le Pen


Macron n’est-il pas une préfiguration de l’EURABIA « frérot-financière » ?


L’Union Européenne en crise n’est pas le havre de « paix », de « liberté » et de « réussite » qu’elle veut se montrer. Elle est la grande porte ouverte pour la dilapidation de l’économie nationale des pays qui ne peuvent pas compéter avec l’Allemagne sortie du traité de Maastricht, elle est aussi la grande porte ouverte pour l’immigration massive et incontrôlée, pour l’islamisation de l’Europe qui se poursuit vers l’Eurabia voulue par certains lobbys d’outre Atlantique : surtout, l’Union Européenne, qui est aujourd’hui plutôt le résultat d’un trust de banquiers voraces, est devenue aussi la formule d’une soumission bête et infamante à cette véritable mafia de l’armement et des guerres à projet impérialiste qu'est devenue l’OTAN !

 Une introduction géopolitique |  par Nino G. Mucci






Je n’aurais surement jamais commencé cette introduction au VOTE RESPONSABLE dans les élections présidentielles françaises de 2017,  sans avoir aperçu auparavant les spots publicitaires de Jean Pierre Ryf, dans le blog de Rachid Barnat, ce journaliste free-lance franco-tunisien qui s’est fait remarquer dans les médias tunisiens comme un opposant intellectuel des islamistes, une brave conscience qui s’est élevée contre ces Frères musulmans de Tunisie, que nous avons comme un ennemi commun des libertés fondamentales, et que nous regardons comme un exemple insurpassable de la plus terrible hypocrisie. Comment alors ne pas s’étonner de voir M. Barnat offrir des tribunes si généreuses dans son blog à de la pure propagande pour le candidat présidentiel « favori » Macron, sans se soucier un minimum des aprioris géopolitiques que cette candidature pose inévitablement pour la France et naturellement pour la Tunisie aussi.  Comment ne pas s’étonner de voir un sage critique de l’obscurantisme islamiste oublier la leçon historique que le « printemps arabe » -ou plutôt la sordide opération de complot international qui se cache derrière cette  expression poétique–  nous met finalement et inexorablement sous les yeux ?   Quel lien logique et opératif entre les enjeux géostratégiques et le sens politique qu’ils peuvent durement assumer dans une tentative flagrante d’imposition des futurs gouvernements« technocrates » (voir l’exemple tragique de l’Italie, avec son 4e gouvernement non élu) que les peuples soumis et intoxiqués par les manipulations médiatiques opérées continuellement à leur frais, doivent et devront encore subir sans que leurs choix soient aucunement respectés ?  Où sont finies par exemple les promesses d’un certain Béji Caïd-Essebsi de tenir le parti islamiste Ennahdha en dehors du gouvernement tunisien en cas de victoire, ou au moins de contenir l’action délétère de la violence et de l’arrogance islamiste envers les aspirations de liberté et de dignité du peuple tunisien (paroles qui font hélas écho actuellement en Tunisie à une Instance tragi-comique et d’une superbe incontrôlable, qui chevauche même l’indépendance de la Justice), car nous voyons des rêves brisés et des promesses cassées au nom d’une démocratie venant de nulle part, mais qui fait surement partie du bagage démagogique d’un louche lobbyiste milliardaire comme George Soros, reçu entre autre à Carthage comme un homme d’Etat par l’actuel Président ci-dessus nommé? Dressons un bilan sur l’étendue de 6 ans de souffrance et de leurre. 

Saturday, August 27, 2016

QUAND LA BEAUTÉ INSULTE LES WAHHABITES

 
  
 
Scène depuis Jean VIGO, "A propos de Nice", 1930 - ©Ville de Nice - Galerie de la Marine /Villa Arson 
 

QUAND LA BEAUTÉ INSULTE LES WAHHABITES



« Le burkini n'est pas une nouvelle gamme de maillots de bain, une mode. C'est la traduction d'un projet politique, de contre-société, fondé notamment sur l'asservissement de la femme »  
- Le Premier français Manuel Valls, au journal La Provence,  le 17 août 2016.

          
Ma réponse à l'article de Marwan Achouri, "La France a enlevé son burkini"  (*) :

LES ARMES AIGUISÉES DE LA CONFRÉRIE ISLAMISTE  ET SES SPONSORS DU GOLFE


M. Achouri : 

Après ce qu'a vécu la France,  avec l'attaque barbare du 14 juillet à Nice, qui vante une de plus belles plages de la Riviera, où les femmes ont toute la liberté de revigorer leurs corps au soleil, du temps de Jean Vigo -et nous sommes en 1930 avec le premier nudisme et les seins à l'air- et non pour nous présenter la morgue comme les nikabées font désormais depuis des années en Tunisie, où un psychopathe de l'Etat Islamique comme Saif Rezgui a pu transformer une plage à Sousse en abattoir humain, je dis haut et fort, BRAVO à la France laïque représentée par ces maires courageux qui s’efforcent d’appliquer ce principe démocratique qui est le respect de la volonté de sa majorité populaire telle que nous révèle la statistique Ifop avec 64% contre burka, burkini et misères wahhabites associées!

Dommage qu’un excès de zèle policier eut l’effet d’un piège communautaire, si bien exploité par les acteurs de toutes les subversions politiques contre l’Etat de droit, que ce soit en France ou en Tunisie, en Egypte ou au Maroc; et je parle des Frères musulmans, dans le cas de figure nichés en lobby mortifère au sein de l’UOIF français et ses tentacules organisationnels.

Ils obtiennent ainsi indirectement un gain de cause et avancent dans la conquête de l’espace public, car le 26 août 2016, suite aux polémiques opportunément suscitées par les médias partisans, le Conseil d'Etat a suspendu l'arrêté antiburkini de Villeneuve-Loubet, rendant quasi inutiles les tentatives de résistance des tous les maires décidés à en finir avec l’occupation obscurantiste des plages de leur villes par les burkinis islamistes.  La bataille juridique se fait âpre, les islamistes se réjouissent, comme en Tunisie, où les plages se font vides des touristes occidentaux. Les tactiques de la ségrégation féminine et du « modèle islamique » à exhiber comme une vertu répressive de la beauté, réussissent parfois dans  l’intimidation à outrance. Mais la bataille continue, notre bataille pour la vraie liberté, celle qui doit libérer la femme d’une soumission qui balafre son image au sein d’une République de droit, comme la française, qui n’a pas la shar’îa comme sa propre source !
 
De reflet, une question doit s’appliquer pour le pays tunisien, qui affiche par contre une tolérance très généreuse de nikab, tchador, burka et burkini de toute forme et de toute obscurité et épaisseur « politique », et parfois même terroriste… Comment applique-t-on la démocratie en Tunisie, si encore on l’applique?? … Le gouvernement d'"union nationale" vient-il du respect de la volonté populaire et des résultats des élections de 2014 qui avaient sanctionnés les islamistes, les mêmes que le démagogue sans freins Beji Caïd-Essebsi a embrassés  tout de suite après les résultats, en trahissant ouvertement ses engagements électoraux??
 
La Tunisie perd coup après coup démagogique et par la corruption avancée qu'a a portée avec lui le "putsch" constitutionnel tenté après le renversement de l'Etat en 2011 par œuvre des Frères musulmans, de la CIA et des pays du Golfe mortifères et contributeurs à la destruction de son identité et de son aspiration à la laïcité, venant au moins de la part de son élite intellectuelle et de sa société civile qui ont fait autrefois son prestige; la Tunisie -je dis- perd toutes ces pièces... et toute sa marge de manœuvre par rapport au diktat obscurantiste poussé à tambour battant (sauf à ne pas avoir des oreilles) par le khomeiniste Rached Ghannouchi et son lobby salafo-wahhabite!

La Tunisie, après un cycle de tragi-comédie grandguignolesque avec 300 morts dont une majorité par des snipers souvent identifiés et restés IMPUNIS (dont Béji Caïd-Essebsi proclamait l'"inexistence" en 2011!!), se retrouve avec une Constitution marrante où la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme de Genève, promulguée en 1948 et soussignée en suite aussi par la Tunisie de Bourguiba, n'est même pas citée à claires lettres, car pour l'ayatollah d'Ennahdha Rached Ghannouchi elle n'est pas valable -de pair que pour l'Iran des mollahs - car ils obéissent seulement à celle de la Conférence islamique, qui en est la CARICATURE!

Le Tunisiens se retrouvent avec un gouvernement pratiquement provisoire, car sans l'aval électoral, 5 (cinq!) ans après sa fumeuse plus que fameuse "révolution", qui actuellement nous produit des SUICIDES JOURNALIERS de femmes en dépression et cela seulement pour la gloire des artisans de sa chute aux enfers, des arrivistes, des malhonnêtes, des escrocs et des fraudeurs des deniers publics qui se font appeler "démocrates" et qui vous ont envoyés leurs "enfants" dans les djebels et dans les banlieues pour massacrer vos forces de l'ordre, vos braves soldats et assassiner vos meilleurs citoyens!
 

Faites un effort dans votre travail de journaliste, M. Achouri, et parlez-nous de ces problèmes bien plus brûlants et humainement affligeants, des femmes rurales abandonnées par l'Etat, par la société civile, et par les féministes résignées aux consignes politiques des Frérots islamistes, parlez-nous de ces femmes qui, devenue très dépressives, se suicident, parfois en très jeune âge, plutôt que d'une niqabée ou  d'une  "burkiniste" à tort ou à raison éloignée du lieu de son exhibition publique en France!
 
Et surtout faites un effort de mémoire : comme j'ai écris dans mon dernier commentaire sur votre magazine en ligne, je dois vous rappeler, en point d'orgue de l'affaire du Bourkini de Nice, ville de ma résidence en France (et j'aimerais que tous regardent le chef-d'oeuvre ciné réalisé en 1930 par Jean Vigo pour comprendre ce qu'est Nice dans son essence et dans son âme vibrant d'art) en prenant vos mots en référence exacte:
 
 "...la tendance fascisante de la France, face à ce que ce pays fait subir aux musulmans sur son territoire?".

Alors, regardez dans ce miroir: rappelez-vous simplement de l'événement d'un "autre août", en 2012, à propos d'un touriste, qui revenait de France, tout en étant tunisien! Qui dans ces jours de tempête médiatique francophobe, et pourquoi ne le dire aussi au Daily Mail londonien, de nous parler ou de se rappeler de Jamel Gharbi, élu socialiste de la Sarthe, lequel, alors qu'il profitait de ses vacances à Bizerte, a été roué de coups par «une cinquantaine» de personnes, car sa femme et sa fille de 12 ans étaient, selon eux, "trop légèrement vêtues"??
Son témoignage: « C'étaient des salafistes. Un des salafistes a commencé à agresser verbalement mon épouse et ma fille en leur disant "la Tunisie, c'est un pays islamique, islamique, islamique". J'ai pris peur pour ma femme et ma fille; je leur ai demandé de se sauver».  Paris-Match -pour choisir entre des dizaines de sites et journaux qui ont publié des ces déclarations- poursuit: «Ma fille hurlait "Papa ! Papa ! On va le tuer, mon papa !" C'était vraiment cauchemardesque».
Voila, on n'a pas lu un article indigné de Marouen Achouri à l'époque; dommage. Un brave père de famille, tunisien, musulman et coupable seulement d'accompagner sa femme et sa fille en promenade car "en tenue indécentes" pour les islamo-fascistes si chers à l'ayatollah d'Ennahdha au point d'en faire "ses enfants". France-24 nous informait: " Victime de nombreuses contusions et choqué, ainsi que ses proches, M. Gharbi, qui s'est vu prescrire 15 jours d'ITT (incapacité totale de travail), est rentré en urgence en France avec sa famille, après avoir porté plainte et avoir été pris en charge par l'ambassade de France."
Les maîtres wahhabites et khomeinistes d'Ennahdha ont peut-être déjà données des dispositions pour tout faire oublier. La France n'a pas eu droit à un mot d'excuse de la part du gouvernement islamiste d'Hamadi Jebali.  Ce que ce pays fait subir aux musulmans, pour ne pas dire aux non-musulmans, probablement Marwan Achouri le retient un modèle en fait de droits de l'homme...? Non, je ne crois pas: un gouvernement guidé par celui qui lançait l'appel au Califat en 2011 et qui aimait beaucoup le "modèle anglo-saxone" et pourquoi pas turc d'Erdogan... Un gouvernement, qui semblait leur avoir échappé de main, mais qui maintenant glisse inexorablement, ainsi nous voyons, dans l'escarcelle de ce censeurs psycho-rigides de la loi islamique et de ses applications de peines corporelles...
 
 Car vous risquez sinon de voir floue la réalité sociale de votre propre pays depuis l’haute tribune d’où vous exercez votre juste droit de critiquer ce que la France fait pour défendre son identité, sa culture, sa vraie liberté et au moins une certaine tranquillité mentale de ses meilleurs citoyens, ceux qui lisent avec plaisir les pages de Victor Hugo, de Molière et de Voltaire plutôt que les livres de Tariq Ramadan ou de Saïd Qotb dégringolant la démagogie porteuse de la révolte des banlieues où dans des souterrains transformés en mosquées on fabriquait les molotovs avec l'excuse de la crise du CPE en 2005 déjà  -si vous en avez bonne mémoire- sous les mégaphones des imams improvisés et des agents de la Confrérie!  Ces agents  psychotiques et non moins criminels, tels qui nous l'ont fabriqués les adeptes de Qotb et de Mawdoudi, que le Président Caïd-Essebsi  tient en si grand honneur, et qui nous ont produit le Mohammed Merah et puis les "enfants" émigrés du gourou de Montplaisir, vers les banlieues à haute concentration d'"islam politique". Cet islamisme pervers et haineux de l'Occident, de la francophonie, de la laïcité, bref de toute culture, musique, art, philosophie et littérature qui font le prestige de l'Europe, en nous exportant leur haine en France depuis le temps de bombes à Sousse et à Monastir en 1987 et celles qui les ont précédés à Paris en 1986, frappant aveuglement partout (magasins Tati) par leurs "amis" khomeinistes, comme un certain "Ali tounsi", qui purge justement la prison à vie en France, dont l'autre a échappé par intervention de la CIA après le 7 novembre et les pression sur Ben Ali!
J'ai le cœur gonflé de voir de telles choses, et je vous demanderais d’être plus nuancé, Marwan Achouri, prenant aussi en considération "l'autre" opinion, celle qui n'est pas le fruit de l'incitation communautaire des Frères musulmans et leur puissant apparat propagandiste, que les services américains aident! Et je ne sais pas si vous avez lu l'entretien avec la spécialiste de la laïcité, Catherine Kintzler publié tout récemment par Figaro-Vox sur ce sujet, où ce Professeur émérite en philosophie observe: 

La banalisation du totalitarisme islamiste s'affirme le plus souvent par un contrôle du corps des femmes, par l'accoutumance insidieuse à une forme de «moralité» qui se présente comme quelque chose d'ordinaire, de «normal» et qui de ce fait tend à particulariser et à montrer du doigt celles qui ne s'y plient pas...

Votre article, bien que plutôt arrogant face à la prévention des certains maires français -mais il n'est certes pas le seul- ne nous fait pas dupes! Les  voilées, en particulier les nikabées, ne portent pas leur appareil de propagande corporelle pour défendre la démocratie et les libertés, mais finalement pour les ABATTRE, une fois le processus terminé, ce qui veut dire -pour la Tunisie- la République islamique importée d'Iran pour Rached Ghannouchi, ou pire, le Califat-monstre que Hamadi Jebali a bien lancé en propagande depuis 2011!
 

Il y a eu visiblement un premier temps dans leur tactique, quand les femmes en nikab ont commencé leur travail de propagande -on sait qu'il est fortement rémunéré d'ailleurs- avec la prise de pouvoir de la Confrérie islamiste en Tunisie, elles se promenaient le plus souvent seules, mais accompagnées parfois par de femmes dévoilées, les complices stupides de ce type d'advertisement anglo-saxone comme l'homme-sandwich qui arpente encore les grandes avenues américaines. (En effet impérialisme américain et islamisme wahhabite s'accommodent du même monde capitaliste, affairiste et boursier, tandis que la masse du petit peuple arabe souffre la faim, les « actions charitables » étant réservées aux fanatisés et aux terroristes !)
 
Cela signifiait en code psycho-social: "voyez, le nikab est tout à fait banal, c'est une liberté personnelle, voyez, c'est innocent".
 
FAUX ! les plus grandes activistes dans le recrutement des « daëchiens » à dresser et des "combattantes" du "jihad-nikah" ont été et sont à présent les nikabées; cela a été montré par les rapports de police et par le travail journalistique de vos collègues, épargnez-moi la peine de vous les citer.
 
Quant à la dernière phase, elles se montrent maintenant en groupe de 3 femmes ou plus, et sortent souvent même la nuit. Deuxième message indirect: "nous sommes à l'abri de tout: personne peut nous toucher, et nous gagnerons la république dans tous ses espaces sociaux".
 
Ne tombez donc pas dans le piège démagogique que les caméléons de la Confrérie vous prospectent; à moins que votre intérêt n'est pas pour la VERITE', mais autre...   Il ne s'agit pas de liberté, leur cause est tout-à-fait le contraire, sans parler du problème sécuritaire et de l'identification personnelle, quand ces nikabées se présentent avec la plus grande arrogance au guichet postal ou d'une banque sans se dévoiler (c'est vu de mes propres yeux!) pour de retraits, jusqu'à leur présence harcelante dans les universités, problème qu'en Egypte à été brillamment résolu par l'INTERDICTION même au niveau d'AL-AZHAR et en Tunisie a été le combat qui a fait l'honneur du grand-homme qui est le doyen du l’Université de la Manouba à Tunis, M. Habib Kazdaghli !
 
 
 
 
 



* Article publié par le magazine tunisien en ligne Business-News, le 24/08/2016.

 



Tuesday, March 08, 2016

POURQUOI JE CROIS QUE RACHED GHANNOUCHI EST LE MOTEUR DU TERRORISME DJIHADISTE EN TUNISIE

POURQUOI JE CROIS QUE 
RACHED GHANNOUCHI EST LE MOTEUR DU TERRORISME DJIHADISTE EN TUNISIE PAR LES FAITS DE BEN GUERDANE

Lettre d'un intellectuel indigné du désordre tunisien



Suite au faits sanglants près de la frontière tuniso-libyenne, touchant la ville de Ben Guerdane située en proximité et ayant une population de presque 80 000 habitants, par une véritable bataille urbaine suite à une attaque de l'organisation djihadiste terroriste de l' "Etat Islamique", l'heure est à l'analyse et au libre commentaire par la plume d'un intellectuel qui écrit depuis la Tunisie et qui exprime ses acerbes remarques par une lettre partagée et que je dois impérativement publier ici. Je vais aussi reproduire certains de ses commentaires publiés depuis environs une semaine sur des magazines tunisiennes en ligne, mettant en garde d'une série d'attaque à "vagues successives" depuis la Libye, nouvelle base du djihadisme terroriste après Syrie et Iraq, contre la population et l'Etat tunisien. 

C'est important aussi de noter une mise-à-jour significative, comment l'annonce faite dans un premier temps par la Présidence tunisienne du retour de la statue équestre de Bourguiba à l’avenue portant son nom au centre-ville de Tunis  soit contredite puis réaffirmée une semaine après dans la confusion la plus absolue. Pourrons nous penser légitimement à une résistance et même à une guerre de symboles du Président Caïd-Essebsi pour ne pas être soumis à une inféodation totale à la volonté tyrannique du chef islamiste d'Ennahdha? Dans ce contexte tendu, le retour effectif de la statue de Bourguiba sur l'avenue qui porte son nom à Tunis, n'apparaît rien plus qu'un cache-misère, surtout que ses anciens ennemis islamistes avancent vers le pouvoir par la proposition machiavélique lancée par le même Caïd-Essebsi d'un gouvernement d'"union nationale"... Il faudra réfléchir davantage alors au message envoyé par cet intellectuel en chagrin. - 

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POURQUOI JE CROIS QUE 
RACHED GHANNOUCHI EST LE MOTEUR DU TERRORISME DJIHADISTE EN TUNISIE PAR LES FAITS DE BEN GUERDANE 

Par Nahor*

(*Jeune auteur au travail sur un livre décapant à propos des  « printemps des la terreur » que la CIA et autres "services spéciaux" ont aimé lancer dans le monde arabe, il doit rester anonyme pour assurer sa survie face à la MAFIA ISLAMISTE, après la « révolution de la dignité et de la liberté» en Tunisie)     


Quand l’universitaire François Burgat écrivait des analyses très lucides et ponctuelles, à différence de ces dernières productions, il avait bien dit une grande vérité :

« De Rached Ghannouchi à Abdessalam Yassine, l'attitude est explicite : les théoriciens de l'islamisme maghrébin récusent tous d'une manière convergente le nationalisme laïcisant du modèle nassérien. » Pour eux « en la réduisant à sa seule arabité et en masquant ainsi son caractère fondamental à savoir son islamité, le nationalisme arabe a fourvoyé la communauté des croyants. » [1]


La haine de Rached Ghannouchi envers le nationalisme arabe et le modèle laïque que Bourguiba définitivement voulait à la fin de son pouvoir, la haine du monstre de l’islamisme « en tenue mimétique », qui cache ses réelles intentions de déstabilisation et d’écrasement de l’Etat de droit voulu par Bourguiba, est une maladie obsessionnelle à tendance compulsionnelle commune chez les islamistes radicaux de la Confrérie que représente. En termes cliniques de la situation sécuritaire en Tunisie, lorsque son obsession de l’Etat Islamique, cultivée depuis son travail de propagandiste de Khomeiny en 1979, est contrariée, l’aspect compulsif de sa personnalité  dissociative se déclenche, c’est-à-dire la violence et, dans notre cas, le terrorisme djihadiste qui le suit. Je veux bien dire et j’essayerai de l’expliquer clairement, que Rached Ghannouchi serait le véritable moteur du terrorisme djihadiste, le moteur idéologique et celui qui donne sournoisement le signal de l’attaque contre la République tunisienne, qui ne veut pas s’islamiser à ses envies.  Sa colère c'est déclenchée à plusieurs reprises par des discours qui ont utilisé des expressions d'excommunication violente, par l'utilisation idéologique du terme "taghout", devenu en suite récurrent chez les terroristes de l'Etat Islamique (Daësh). Samedi 22 février 2014 au Palais des Congrès de Tunis, à l’occasion de la création de la « Fondation Assoumoud » (la résistance) et la célébration du 3ème anniversaire de la promulgation du décret d’amnistie générale, source d’énormes dégâts sécuritaires et la multiplication de crimes violents, selon un rapport de presse, l'islamiste Ghannouchi se sent encore assez "révolutionnaire" pour blâmer la mémoire du premier Président tunisien, Habib Bourguiba, en réassumant la résistance au "premier taghout" depuis 1981. Allusion est faite ici aux exploits violents et à caractère criminel de l'alors Mouvement de la Tendance Islamique, guidé par le même Ghannouchi, contre l'Etat et le régime de Bourguiba, quand les islamistes ont incendié des restaurants et de cafés à Sfax ouverts aux touristes et aux non-jeûneurs pendant le ramadan, assaillis les universités dela Capitale, harcelé les femmes non voilées, agressé même à l'acide les imams réformistes destouriens et provoqué nombreux désordres. Et si Rached Ghannouchi fut condamné une première fois à plus de 10 ans de prisons, il récidivera 6 ans plus tard, malgré avoir été amnistié une première fois après trois ans de prison.  Condamné à la prison à perpétuité par le tribunal de Tunis, dans un procès célèbre sous Bourguiba en 1987, le coup d'Etat de Ben Ali sera sa deuxième chance et libération. Puis, encore, il récidive dans la lutte clandestine et les tactiques terroristes sous Ben Ali, il s'expatrie et bâtit sa carrière de gourou dans l'organisation internationale de l'islamisme. De retour en Tunisie après les faits du 14 janvier 2011, c'est la même arrogance idéologique qui reprend dans ses discours et agissements médiatiques. Or, nous y en sommes avec des faits d'une grave violence!
 Le Président tunisien Béji Caïd-Essebsi avait fait une grande annonce il y a quelques jours par son porte-parole M.Sinaoui, une annonce qui avait rempli d’une immense joie une grande majorité des Tunisiens : le retour de la statue de Bourguiba à Tunis depuis La Goulette, où avait été déplacée par un Président aux manies tyranniques, pour être replacée au centre ville de la capitale. Rien ne pouvait plus offusquer le gourou de l’islamisme tunisien, Rached Ghannouchi, et pour raison !  Car le dernier combat de Bourguiba le concernait assez. « Le dernier combat de Bourguiba » - comme titrait Sylvain Regard dans le Nouvel Observateur du 4 septembre 1987 – est celui qui faisait crier à « l'indomptable vieillard », comme nous dit le journaliste : « II n'y aura pas de khomeinisme dans ma patrie » !  [2]

Tactiquement, la diplomatie iranienne aux ordres des mollahs, après le tragique renversement du Shah que nous savons aujourd’hui avoir été organisé et financé par la CIA et ses associés occidentaux pour des raisons pétrolières, s’exprimait à l’époque par la bouche du vice ministre iranien des affaires étrangères : « le président Bourguiba a tout à fait raison de dire et de penser que Khomeini est l'homme qui est la cause des problèmes de la Tunisie ». Et le journaliste de remarquer :

« De quoi accabler tous les accusés dont le procès a repris le 1er  septembre devant la Cour de Sûreté de l'Etat, et notamment ceux appartenant au Mouvement de la Tendance islamique qui avaient pris soin de désavouer toute violence et de se proclamer indépendants de toute attache avec les Iraniens. » (2)

La même traîtrise, le même mensonge se répètent aujourd’hui et pour l’énième fois de la bouche de l’ancien chef Mouvement de la Tendance islamique, qui se sent le patron absolu de la République, sans charge ministérielle, mais seulement avec un parti Ennahdha qui n’a plus d’adversaires car le parti gouvernementale a été implosé pour la besogne des islamistes, soumis en « associé », domestiqué en oiseau de cage aux « ailes dimorphes ».  

Voila le même complot qui recommence : hier c’était l’Iran de Khomeiny, aujourd’hui c’est l’Etat-télévision du Qatar et sa puissance financière. Et plusieurs autres « collabos »:  le « confrère » Erdogan en Turquie qui est un anti-kémaliste et un ennemi juré de la laïcité comme « cheikh » Ghannouchi. Et l'autre « confrère » Obama (oui, « confrère » lui aussi) ainsi que les manigances impérialistes de la CIA associée à la pieuvre de la Confrérie islamiste.  Voila en quoi Rached Ghannouchi devait se sentir concerné quand on annonce le retour du symbole de Bourguiba dans la capitale : les fantômes du passé retournent !  Ce passé devient actualité, par les paroles même d’une ancienne page de journal :


-- Après un sermon sur la naïveté des Occidentaux, les faiblesses de la France et l'esprit timoré des gouvernements arabes, le président tunisien affirma vouloir consacrer ce qu'il lui resterait de vie à éradiquer de son pays le poison intégriste. « C'est le dernier service que je rendrai à la Tunisie que j'ai façonnée depuis l'indépendance. » Il laisserait aux héritiers un pays sur ce point exemplaire et tous les gouvernants voudraient enfin l'imiter. Il fallait être comme lui musulman pour savoir jusqu'où pouvaient conduire les dérives de l'islam et avec-quel acharnement il convenait de les combattre. Pour cela, tous les moyens seraient employés. Il ne forçait personne à le suivre. Si quelqu'un était saisi par le doute, il pouvait démissionner. Personne ne le fit.--   (2, idem)

Hélas, nous connaissons la suite, nous connaissons les illusions de la « réconciliation » annoncée par Ben Ali, les ailes retrouvées pour les zélé islamistes à la solde de Khomeiny, nous voyons où tout cela a conduit un peuple et sa nation, les provocations du terrorisme intérieur, puis en Algérie, puis la rigueur d’une dictature que pourtant beaucoup aujourd’hui préfèrent à l’état actuel de délabrement du Pays !

Mais retournons au Dr. Burgat, notre chercheur passionné d’islam et d’islamisme qui interviewa Rached Ghannouchi et qui nous a fait savoir dans un entretien ([2]) comment il a été ingrat à ce grand homme, Habib Bourguiba, qui lui a permis de bénéficier d’une bourse et de poursuivre ses études à l’étranger, et d’où pourtant retournera plein de préjugés par les biais de ses fréquentations des Frères musulmans et par un instinct haineux contre la vision laïque du zaïm.

Dès que Rached Ghannouchi parle de Bourguiba, on y découvre sa diffamation, sa rancune d’islamiste anti-nationaliste. Voici ce que nous dit : « Bien plus qu'une victoire sur l'occupant français, la victoire de Bourguiba, à vrai dire, constituait plutôt une victoire sur la civilisation arabo-islamique en Tunisie. … » Et encore : « comme les envahisseurs étrangers, il a pris le pouvoir. Puis il s'est mis à frapper les institutions religieuses… ». De la déformation pure et simple des faits historiques, une vitrine des propos et d’arguments servant à la défiguration des acquis de la Tunisie, à dénigrer la vision de Bourguiba. Puis, suivant son récit, le virage anti-occidental, ce qui nous montre que l’islamisme se découvre facilement tel un mouvement réactionnaire dû à un complexe d’infériorité technologique et du système de connaissances. Rached Ghannouchi ne pourrait pas être plus explicite dans cet entretien quant à ses propres complexes en tant qu’étudiant islamiste voyageant en Europe : « la civilisation islamique détenait les traitements des maladies dont souffrait la civilisation occidentale. La modernisation ne nous avait pas transmis la science et la technologie mais seulement les maladies de l'Occident ». C’est le prêche de Qotb, en choc psychologique suite à son séjour aux Etats-Unis, et point névralgique de son recours à la violence, au Jihad dont nous voyons aujourd’hui les derniers fruits empoisonnés. Puis l’aveu plus important de l’entretien de Rached Ghannouchi avec Burgat : la conversion à l’islamisme en juin 1966 après une discussion avec des membres du parti Baas. C’est la pomme de la discorde avec le Baas, ce qui en obsessionnel-compulsionnel islamiste justifierait encore pour lui les cinq années de terrorisme actuel en Syrie et Irak, au service de l’impérialisme étasunien !

--Alors ils ont dit ; « Nous, on est un Parti qui n'instaure pas de relation entre la religion et la politique », « la religion est à Dieu et la patrie à tous », etc. J'ai été alors convaincu, lorsque la discussion en est arrivée là, que je m'étais longtemps trompé et que des années d'enthousiasme et de combat étaient fondées sur une illusion.— (note 3)

Point amer du récit, point très amer ! Il le dit sans équivoque : «Je me souviens que la nuit du 15 juin, je n'ai pas pu fermer l'œil. J'étais très agité. »…  Et aussi point très actuel, qui fait resurgir la haine de l’islamiste contre la laïcité et son devoir islamiste de djihad, si la phrase retourne dans la bouche de Béji Caïd-Essebsi. Cela ne m’est pas passé inaperçu, surtout que venait seulement un jour après la « réunion stratégique » du premier ministre du Qatar chez le domicile de Rached Ghannouchi, sans dire avec la clique notoire d’Ennahdha. Point fondamental à retenir avant le déclenchement des « missions djihadistes » de l’organisation terroriste Daêch en Tunisie.

Nous sommes le 2 mars 2016 lorsque à l’occasion la trente troisième édition du Conseil des ministres de l’Intérieur arabes, le président de la République Béji Caïed Essebsi a insisté sur l’existence de véritables dangers qui menacent la sécurité de la Tunisie. Il a précisé que la Tunisie tient au principe : « la religion appartient à Dieu et la patrie appartient à tous. Ainsi, précise Caïed Essebsi aucun parti politique n’a le droit de parler au nom de la religion ou de s’accaparer la religion.  Une radio entre autre en fait rapport en début d’après-midi. [3]  


La vision de Bourguiba était de retour sur la bouche du Président Caïd-Essebsi, par la même expression honnie par « cheikh » Ghannouchi. Et la statue du leader de la Tunisie laïque camperait à nouveau sur l’avenue Bourguiba. La tempête est dans l’air pour les islamistes compulsionnels qu’on sait: seulement un jour auparavant s’était tenue la réunion extraordinaire (une « visite ») du premier ministre et ministre de l’intérieur du Qatar à la maison du chef d’Ennahdha et –synchronie qui surprend – la première attaque terroriste dans la zone frontalière s’est produite dans les 24 heures suivantes. Premier « ballon d’essai » terroriste  avant la tentative du 7 mars 2016, à l’aube, d'instaurer un "émirat islamique" au Sud tunisien et avec appel à partir d’une mosquée près de la caserne de Ben Guerdane. En des temps normaux, on l’aurait appelé par son nom : « complot contre l’Etat et intelligence avec partie étrangère », mais la « normalité » après 2011 est devenue comme l’affaire du conteneur d’un homme d’affaire belge, bourré d’armes dans un rapport officiel de douane, et qui pourtant se transforme en conteneur de « jouets » au tribunal. De quoi faire sentir frustrés les « enfants » qui se baladent dans le djebel et qui n’attendent d’autre que de « jouer » avec!

PS. Toutes les ressources cités sont en ligne et facilement repérables par moteur de recherche (voir les liens).  Le reste est « pure opinion » mais je crois aussi vastement partagée !





Références dans le blog



Interventions de Nahor* sur les médias tunisiens


"Tous les regards sont tournés vers Tunis"

Tous les regards sont tournés vers Tunis   INTRODUCTION  Par Umberto Profazio * | Journal du COLLEGE de Défense de l’OTAN (Toile globale) ...